10 avril 2018
Turbulences en temps et en heure
La semaine dernière Fragil vous faisait suivre les backstages du festival Turbulences. Aujourd'hui vue d'ensemble sur les festivités avec une petite Timeline.
La semaine dernière Fragil vous faisait suivre les backstages du festival Turbulences. Aujourd'hui vue d'ensemble sur les festivités avec une petite Timeline.
Il faut toute forme de média pour bien relayer un événement. Alors après vous avoir fait découvrir hier les backstages du Vlipp sur Turbulences, au tour de Radio Prun’ de partager ses making off.
Sur le festival Turbulences, les spectateurs découvrent avec facilité : les spectacles, bien sûr, les backstages des scènes, grâce à la team médias. Mais personne ne connaît vraiment l’envers du décor de ces trois équipes qui circulent de prestation en prestation pour vous montrer les moments les plus inattendu de l’événement. C’est pour cette raison que, cette année, Fragil a décidé de capter les making du Vlipp et de Radio Prun’ sur une journée.
Dans le cadre de cette deuxième journée du festival Turbulences 14 comédien.ne.s sont venus traverser le temps et la frontière franco-italienne pour nous parler de féminisme avec la pièce de théâtre « Les femmes qui écrivent sont dangereuses ».
Après ce long week-end de Pâques la semaine commence fort avec la cérémonie d’ouverture du festival Turbulences. Du Mardi 3 au vendredi 6 avril le campus Tertre va bouger au rythme des prestations artistiques des étudiants.
Depuis le 22 février dernier et jusqu'au 17 mars prochain, l'ancien restaurant solidaire Pierre Landais s'est mué en espace d'art, manière de dire au revoir : la structure va être détruite mais la prestation de restauration à destination des plus démunis sera relogée dans un pôle dédié en 2019.
Soutenir l’intégration de migrantes régularisées en constituant une brigade de cuisinières avérées issues des quatre coins du globe, un projet idéaliste ? C’est pourtant le pari que s’est lancé Charles Soussan lors du lancement de l’association Le Goût des Autres.
Que sait-on exactement des migrants ? On connait surtout les gros titres des journaux, les chiffres, les funèbres nouvelles de naufrages en Méditerranée ou les camps de réfugiés aux portes de l’Europe. Mais derrière ces statistiques, existent des vies humaines et des histoires. Dans ces deux expositions, photographies, documentaires et témoignages mettent un visage sur ces milliers de réfugiés lancés sur les routes de l’exil et livrent une partie de leur histoire.
L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.
Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.
En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »
Valentin Gaborieau – Décembre 2017