Dossiers

21 août 2023

Nouvelles mobilités à Nantes : notre dossier pour les questionner

Depuis quelques années déjà, des nouvelles formes de mobilité apparaissent dans les grandes villes françaises, Nantes n’y faisant pas exception. La sixième ville de France voit son agglomération transformée par une croissance des mobilités douces. En parallèle, le paysage urbain est redessiné par certains acteurs⸱ices actif⸱ves de la ville de Nantes. Tous⸱tes ayant compris les enjeux environnementaux de notre époque et la nécessité d’un changement dans nos modes de circulation.

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20 avril 2023

Le projet Doulon-Gohards, le triomphe de la nature domestiquée

Une étude pilotée par la Métropole effectuée par deux cabinets de naturalistes a permis d’identifier les espèces présentes et d’évaluer les impacts du projet d’aménagement du quartier Doulon-Gohards sur elles. Des stratégies de compensation sont prévues par les aménageur·euses.

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12 décembre 2022

Doulon-Gohards : un « écoquartier » pour faciliter les mobilités douces

Piloté par la ville de Nantes, le projet d’agrandissement du quartier de Doulon a pour objectif de répondre, selon la collectivité, à la demande croissante de logements dans la métropole nantaise. Pour les agent·es en charge du dossier, il s'agit de construire au plus près des services afin de réduire l'impact carbone des déplacements, favorisant le recours aux mobilités douces.

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19 mars 2019

Les cafés-concerts acteurs majeurs de la scène musicale nantaise ou quand le rock frappe à la porte des « rades » de la cité des Ducs

Au Château de Nantes on aime le rock et on le met à l’honneur. Dans le cadre de l’exposition « Rock ! une histoire Nantaise » ouverte au public depuis le 24 février 2018 et jusqu’au 10 novembre 2019, Laurent Charliot, commissaire de l’expo et féru de rock, a proposé au Château samedi 9 mars une table ronde composée de responsables de cafés-concerts d’hier et aujourd’hui. Arnaud Piccoli responsable du Dynamo rue du Maréchal Joffre à Nantes , Maxime Pasquer en charge de la programmation au Ferrailleur situé au Hangar à Bananes, Patrick Malassis responsable du Canon à Pat’ à Rezé et autrefois gérant du Maltais, Sonia Le Corre à la programmation du Black Shelter à Carquefou et Denis Tallédec directeur du collectif Culture Bar Bars. L’occasion de revenir sur la genèse des « cafés-conc » à Nantes.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017