Arts visuels

25 septembre 2018

Jeter l’encre gare maritime

Jusqu'au 25 octobre 2018*, l'espace Simone de Beauvoir, situé quai Ernest Renaud à l'arrêt de tram Gare Maritime, accueille l'exposition de Marie Marchand, peintre-sculptrice, sobrement intitulée « Encre et Terre »: des corps suggérés et sublimés grâce à de l'encre de Chine fabriquée maison, ou à de l'argile "engobée", y sont donnés à voir... Rencontre à supplément d'âme.

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20 juin 2018

Quentin Ferjou expose au Crij

Depuis le 13 juin, Quentin Ferjou, jeune photographe professionnel, expose au Crij de Nantes. Mordu de voyage, il présente ses expositions "Sur les rives du Mekong" et "Sur la route des Incas". Fragil l'a rencontré... en vidéo.

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30 mai 2018

De la folie au miroir de la société

Le Concorde, mythique cinéma d’art et essai nantais, a projeté en avant-première « Nous, les intranquilles », un long métrage documentaire co-réalisé par Nicolas Contant et le groupe cinéma du centre Antonin-Artaud. Fragil y était pour vous !

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18 avril 2018

(G)RA(Z)ZIA

La grâce (« grazia » en italien), c'est ce que m'a inspiré le visionnage du dernier film de Nabil Ayouch. Voilà pourquoi.

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16 avril 2018

Risa y delirio

Le 28ème festival du cinéma espagnol de Nantes se déroulait du 28 mars au 8 avril sur différents site de la ville. Fragil a assisté pour vous aux cérémonies d’ouverture et de clôture.

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13 avril 2018

À Contre Courant : Carpes et diem

Hugo Mourocq, ancien contributeur de Fragil, et ses acolytes Geoffrey Macé et Emmanuel Housson ont réalisé leur première fiction intitulée « A contre-courant ». Nous les avons rencontrés.

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5 avril 2018

Art3f : salon international d’art contemporain

Le salon d’art contemporain avait pris place vendredi 23 mars au Parc des Expositions de Nantes. Ne connaissant pas cette manière d’exposer, je suis venue sans attentes particulières, prête à découvrir un nouvel univers.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017