Arts visuels

20 juin 2018

Quentin Ferjou expose au Crij

Depuis le 13 juin, Quentin Ferjou, jeune photographe professionnel, expose au Crij de Nantes. Mordu de voyage, il présente ses expositions "Sur les rives du Mekong" et "Sur la route des Incas". Fragil l'a rencontré... en vidéo.

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30 mai 2018

De la folie au miroir de la société

Le Concorde, mythique cinéma d’art et essai nantais, a projeté en avant-première « Nous, les intranquilles », un long métrage documentaire co-réalisé par Nicolas Contant et le groupe cinéma du centre Antonin-Artaud. Fragil y était pour vous !

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18 avril 2018

(G)RA(Z)ZIA

La grâce (« grazia » en italien), c'est ce que m'a inspiré le visionnage du dernier film de Nabil Ayouch. Voilà pourquoi.

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16 avril 2018

Risa y delirio

Le 28ème festival du cinéma espagnol de Nantes se déroulait du 28 mars au 8 avril sur différents site de la ville. Fragil a assisté pour vous aux cérémonies d’ouverture et de clôture.

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13 avril 2018

À Contre Courant : Carpes et diem

Hugo Mourocq, ancien contributeur de Fragil, et ses acolytes Geoffrey Macé et Emmanuel Housson ont réalisé leur première fiction intitulée « A contre-courant ». Nous les avons rencontrés.

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5 avril 2018

Art3f : salon international d’art contemporain

Le salon d’art contemporain avait pris place vendredi 23 mars au Parc des Expositions de Nantes. Ne connaissant pas cette manière d’exposer, je suis venue sans attentes particulières, prête à découvrir un nouvel univers.

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20 mars 2018

Art Me! : c’est fini !

Sans doute êtes vous déjà passés devant cette vitrine sans prétention, mais l'aviez-vous seulement remarquée ? Saviez-vous qu'il s'y vendait des œuvres originales ? Il y a de cela quelques semaines nous avions rencontré Brice Peter, le fondateur de la galerie Art Me! située 9 Rue de la Barillerie à Nantes, à deux pas des Galeries Lafayette. Sa démarche de démocratisation de l’œuvre d’art, atypique et généreuse nous avait beaucoup intéressés à Fragil. Cet aspect éducation à l’art faisait en effet parfaitement écho à notre éducation aux médias. Nous aimons et défendons cette idée, au cœur de notre démarche, selon laquelle la culture appartient à tous et à toutes. Que nous pouvons nous l’approprier. C’est donc avec dépit, et alors que l’article qui devait la présenter était encore en écriture, que nous avons appris la fermeture de cette galerie pas comme les autres. Les manifestations de 2016 qui quatre mois durant ont mis à mal notre centre ville lui ont porté un coup financier qui s’est avéré fatal. Art Me!, ce lieu iconoclaste qui avait su fédérer public, galeries et collectionneurs, a fermé ses portes le 10 mars.

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20 mars 2018

Gribouillis (hi)P(h)OP

Gangster Doodles, c'est le surnom de ce dessinateur canadien, Marlon Sassy*, venu exposer son travail dans le cadre de la 14ème édition du festival Hip Opsession. S'il portraitise à l'envi moult célébrités, l'homme tient à rester discret, mais nous a tout de même accordé une petite interview...

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017