Merwann Abboud

Réalisateur de formation, Merwann s’intéresse à la musique, à la littérature, à la photographie, aux arts en général. De juillet 2017 à juillet 2023, il a été rédacteur en chef du magazine Fragil et coordinateur de l'association.

25 juillet 2019

Les Escales sur un rythme de samba

Après Cape Town, Détroit et Melbourne, les Escales, festival de musiques actuelles et du monde, nous proposent cette année un focus sur la ville de São Paulo. Un air de samba flottera sur l'île du Petit Maroc...

LA SUITE...

22 juillet 2019

« Où est Steve ? », tant de pourquoi…

Samedi 20 juillet, un millier de personnes s'est rassemblé quai Wilson afin d'honorer la mémoire de Steve, jeune Nantais de 22 ans, disparu dans la Loire le soir de la fête de la musique après une charge des forces de l'ordre. Un mois plus tard, trois mots étaient sur toutes les lèvres : "Où est Steve ?"

LA SUITE...

3 juillet 2019

Derv 340 : les jeunes des Dervallières créent un magazine

Financée dans le cadre du cadre du contrat de ville par le CGET, la DRDJSCS, la ville de Nantes et la Caf44, l'association Fragil, en partenariat avec la maison de quartier des Dervallières, a mené une expérimentation afin de créer et de publier avec des jeunes un magazine sur le quartier. C'est ainsi que le Derv 340 est né.

LA SUITE...

30 avril 2019

Papooz, vague d’exotisme à Stéréolux

Après la sortie de leur deuxième album « Night Sketches » en mars 2019, les Papooz ont posé leur valise sur la scène du Stéréolux le mardi 16 avril dernier pour offrir au public nantais des vagues d’exotisme et de sensualité. Retour sur ce live hautement groovy.

LA SUITE...

17 avril 2019

Musical’ouest : Les 2 chroniques plébiscitées par les élèves

Projet des élèves de seconde du lycée Nelson Mandela, Musical'ouest offre aux lycéens l'opportunité d'écrire des chroniques sur des artistes de l'ouest. Membre du jury pour la deuxième année consécutive, Fragil a noté les 28 productions et vous propose les chroniques lauréates. Bonne lecture !

LA SUITE...

L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017