Merwann Abboud

Réalisateur de formation, Merwann s’intéresse à la musique, à la littérature, à la photographie, aux arts en général. De juillet 2017 à juillet 2023, il a été rédacteur en chef du magazine Fragil et coordinateur de l'association.

4 juin 2018

« Chair et âme » : la sexualité des ados mise à nue

Jeune auteure de 20 ans, Blanche Martire a publié son deuxième roman intitulé « Chair et âme, l’hypersexualisation des jeunes filles ». Intéressés par ce sujet qui explore la vie sentimentale et les premiers émois sexuels des jeunes adolescentes et adolescents à l’heure d’internet, nous nous sommes plongés dans la lecture de ce récit autobiographique et avons eu la chance d’interviewer l’auteure.

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18 mai 2018

Archiculture : toute la lumière sur la 10ème édition

Pour sa 10ème édition, Archiculture, le festival de l’école d’architecture de Nantes, mettra les petits plats dans les grands du 22 au 27 mai. Une invitation à participer entre autres aux workshops, à assister au vernissage d’une expo, à admirer un défilé de mode et à danser aux concerts… Voici le programme !

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23 avril 2018

Réalisation d’un journal télévisé avec des élèves de CM2

La Ville de Couëron met en place chaque année des parcours culturels au sein des écoles de la commune. Après une première collaboration avec Fragil en 2016-2017, la Ville de Couëron et la médiathèque Victor-Jara font à nouveau appel à Fragil pour développer un parcours autour de l'information avec une classe de CM2 de l'école Marcel Gouzil de Couëron. Ce parcours offrira une place particulière à la vidéo à travers la création d'un journal télévisé autour de la ville de Couëron.

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20 avril 2018

Les pieds sur Terre

Depuis sa création en 2017, l’association Lib’R Tes Pieds promeut la marche pieds nus en sport de marche (rando-balades) et en thérapie naturelle bien-être. Fragil a rencontré Laurent Godard, créateur et président de Lib’R Tes Pieds pour en savoir plus.

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13 avril 2018

À Contre Courant : Carpes et diem

Hugo Mourocq, ancien contributeur de Fragil, et ses acolytes Geoffrey Macé et Emmanuel Housson ont réalisé leur première fiction intitulée « A contre-courant ». Nous les avons rencontrés.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017