Arts visuels

  • Fatma Ben Hamad auprès d'écoliers d'Ancenis
2 juin 2016

Fatma Ben Hamad : du pastel à gratter

Son nom, elle le signe de la pointe de son stylet sur sa palette graphique. Fatma Ben Hamad vient de Tunisie. Elle est dessinatrice de presse et de bande dessinée. En résidence journalistique à Fragil depuis le début de l’année 2016, elle alimente avec talent une chronique dessinée : Case-bulle. Entretien.

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  • Photo Robin Santus
27 mai 2016

Robin Santus, l’argentique dans la peau

Vietnam. Berlin. Islande. New-York... Robin Santus immortalise ses voyages en argentique. Même si le numérique est omniprésent dans sa passion, l’argentique reste pour lui le moyen d’expression le plus authentique en matière de photographie. Rencontre.

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  • Ma vie de cannette
27 mai 2016

Ma vie de cannette

CASE-BULLE. Elsa Gambin s’est rendue au festival de Cannes et livre ses anecdotes de la Croisette à notre dessinatrice Fatma Ben Hamad. 3, 2, 1 : silence... moteur... ça tourne... action !

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20 mai 2016

Photo Saint-Pierre : la résistance argentique

Bertrand Hardy et Eric Perraud, de la boutique Photo Saint-Pierre à Nantes, qui ont abandonné la vente d’appareils numériques pour devenir une référence de la photographie argentique dans l’Ouest de la France. Zoom à contre-courant.

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21 avril 2016

Modigliani : un regard intime sur le monde

Artiste maudit, génie à la trop courte carrière, Amedeo Modigliani a marqué l’histoire de l’art moderne. Une rétrospective lui est consacrée jusqu’au 5 juin 2016, au Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut (LaM) de Villeneuve-d’Ascq.

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5 mars 2016

Au cœur de l’Étau

Les éditions de l’Étau exposent jusqu’au 18 mars à Stereolux à Nantes. L’occasion pour Fragil de partir à la rencontre du linograveur Benjamin Guyet pour une visite guidée en son et en images entre humour sensible et héritage vernien.

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5 février 2016

Rétrospective au cœur de la bédé

CASE-BULLE. Une Tunisienne à Angoulême, et puis quoi encore ? En direct du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, petit récap’ à chaud. Du beau, du perspicace, du drôle : juste ce qu’il faut retenir du rendez-vous ultime des dessinateurs de bandes.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017