Grève du 5 novembre 2026 à Nantes : « On est très conscients du risque de se taire »

Reportage photos. La grève générale a rassemblé 32 000 personnes à Nantes, selon le comptage d’Ouest-France, jeudi 5 novembre 2026. Pour la quatrième semaine de mobilisation, les manifestant·es venu·es de toute la Loire-Atlantique ont souhaité apporter leur soutien au mouvement lycéen, et faire entendre leurs revendications, allant de l’amélioration des conditions de travail à la dénonciation d’actes racistes commis par l’État.

Marine, Nantaise coordinatrice dans une association d'éducation populaire, a participé à la manifestation accompagnée de son fils Malo, 7 ans, au sein du cortège des enfants. « Je veux leur montrer que c'est une liberté, ça fait partie de l'éducation, et qu'on peut le faire dans la joie. On n'est pas des parents irresponsables, au contraire, on est très conscients du risque de se taire. » Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
Peu après le début de la marche, les manifestant·es accroupi·es, ont exécuté plusieurs jeux du pop-corn, tout au long de la marche, en scandant des chants de lutte. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
Lucie, Alma, Axel et Bertille, élèves au lycée Clémenceau à Nantes, ont souhaité manifester leur colère ce 5 novembre. Ayant participé aux blocus, iels étaient dans la rue, « conscients de leur privilège d’être à Clémenceau, mais en soutien au mouvement lycéen. » « On sait qu’on se fait entendre, ça commence à fonctionner, alors on ne lâche pas », glisse Axel. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
Leya et Maria, 16 ans, ont arboré un grand drapeau de la Palestine lors de la manifestation, pour « dénoncer le génocide en cours ». « Je suis aussi là pour dénoncer les violences policières et le racisme que j’observe dans mon quartier Chêne des Anglais », explique Maria. « On fait ça pour notre avenir », complète son amie, Leya. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
Quelques tags ont été réalisés lors de la marche, comme ici, « Une solution, révolution », aux abords du monument aux morts de la Première guerre mondiale, à Nantes. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
Nathalie, Véronique et Marie-Céline, toutes trois professeures des écoles à Guérande, ont souhaité participer au mouvement social pour dénoncer leurs conditions de travail. « En 20 ans de carrière, c’est la première fois que l’on fait grève. Ce que l’on vit aujourd’hui, c’est inédit. On dénonce les fermetures de classes, le fait qu’il n’y ait pas d’accompagnant·es des élèves en situation de handicap (AESH), qu’on nous rajoute de la pression administrative », liste Marie-Céline, pancarte en main. « On doit faire toujours plus avec moins de moyens », résume à son tour Véronique. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
La marche a réuni environ 35 000 personnes à Nantes. Parmi les pancartes brandies par les manifestant·es, de nombreuses dénonçaient les violences policières. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
Les habitant·es de Nantes ont aussi joué le jeu en installant des pancartes à leur balcon à l’occasion de la manifestation. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026
La CGT, Solidaires, Force Ouvrière… Les cortèges des syndicats ont mené la manifestation. Un tracteur a aussi déambulé dans les rues de Nantes, transportant des lycéen·nes. Photo : Susie Bouyer, 05/11/2026

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