Fraîchement arrivée à Nantes, Susie Bouyer a choisi de mettre son énergie disponible au profit de Fragil avant de reprendre un emploi. « J’ai du temps libre et j’ai envie de m’engager dans une association qui est liée au journalisme. En même temps, j’ai envie de découvrir autre chose, notamment l’éducation aux médias », raconte-t-elle.
Ce n’est pas sur les bancs d’école que Susie découvre l’éducation aux médias, mais plutôt dans le cadre de son emploi à Ouest-France, à l’occasion d’une intervention auprès de lycéen·nes et des collégien·nes. L’accueil reçu par le public l’a touché : « iels avaient l’air super intéressé·es par notre traitement de l’information, par comment on créé l’information et ce qu’elleux peuvent apprendre (ou pas) sur les réseaux sociaux. » La piqûre est telle que Susie prévoit de faire une formation sur l’éducation aux médias : « Je trouve que ça fait vraiment du sens et j’avais envie de creuser ce côté-là du métier. »

Pratiquer son métier hors des grandes rédactions
Diplômée depuis un an et demi, Susie désire profiter de son implication comme contributrice à Fragil pour s’outiller sur de nouveaux formats et pour pratiquer son métier autrement. Formée en presse écrite, elle veut en apprendre plus sur la captation audio et vidéo au contact des autres contributeur·ices : « Je viens surtout créer du lien avec des gens qui sont intéressés par le journalisme à Nantes. »
Elle voit rapidement une différence avec les rédactions traditionnelles, tant sur les sujets abordés que sur la manière d’organiser le travail. D’un côté, Susie sait qu’elle pourra aborder différemment les sujets qui l’anime : l’environnement, le féminisme ou encore l’accueil des réfugié·es en France. « Ça me plaît comme ligne éditoriale », mentionne-t-elle avec énergie après la première conférence de rédaction. D’un autre côté, le rythme de production de la rédaction bénévole de Fragil est l’occasion de « s’exercer à faire du journalisme en « indépendant » si on veut. » L’envie de rencontrer autrui est palpable chez Susie, alors qu’elle énonce avec entrain : « J’ai envie d’aller sur le terrain, de rencontrer de nouvelles personnes, des nouvelles initiatives et d’en parler ! »




