Société

30 novembre 2025

Art to Play : un festival « de passion et de bienveillance »

L’Art to Play ouvrait sa 14e édition le week-end du 16 et 17 novembre 2025. Véritable point de rendez-vous pour tout.es les passionné.es de pop culture et de culture japonaise, le festival se déroulait au Parc des Expositions dans un cadre qui se voulait le plus inclusif possible.

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29 novembre 2025

Au Concorde, « on ne fait pas que projeter un film, on crée du lien »

Le mercredi 5 novembre, le Concorde a organisé une journée entière dédiée au dialogue, à la transmission et à l’engagement citoyen. À l’occasion de la venue du réalisateur Thomas Ellis pour l’avant-première de son documentaire « Tout va bien », le cinéma indépendant nantais a invité des scolaires, des critiques en formation et des associations.

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28 novembre 2025

« On se présente aux élections pour empêcher l’extrême droite d’être normalisée »

Ces 25, 26 et 27 novembre avaient lieu, sur tous les campus de Nantes Université, des élections pour élire les nouveaux et nouvelles représentant.es notamment étudiant.es au sein de plusieurs conseils différents : le conseil académique, le conseil d'administration et les conseils de pôles. L'occasion pour les syndicats étudiants de faire entendre leurs idées, dans un climat tendu. 

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27 novembre 2025

Lutte contre les VSS : la “furie féministe” rassemble à Nantes

Reportage photo. Près de 2000 manifestant•es ont défilé dans les rues de Nantes contre les violences sexistes et sexuelles ce mardi 25 novembre. La mobilisation, organisée par le collectif FURI, a été marquée par une forte intersectionnalité, en rassemblant collectifs, associations et militant•es individuel•les.

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24 novembre 2025

Future·s Culture·s : « La culture, c’est ce qui fait notre humanité »

Le 22 novembre 2025, aux ateliers Dulcie September, professionnel·les de la culture et citoyen·nes se sont réuni·es pour faire le point suite aux coupes budgétaires des Pays de la Loire annoncées l'année dernière. Une journée d’échanges pour mesurer les effets, partager les inquiétudes et élaborer des pistes d’action collectives.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017