Société

6 novembre 2025

« Le modèle ne tient pas » : Sans le soutien du FSER, les radios associatives nantaises ne pourront pas remplir leur mission d’utilité publique

L’éventuelle perte de 44% du budget alloué au Fonds de soutien à l’expression radiophonique dans le Projet de Loi de Finances tient les radios associatives sur le qui-vive. Sans ce fonds, les radios sont unanimes : elles devront couper dans les emplois et ne pourront plus être en mesure de mener à bien leurs missions de média de proximité.

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30 octobre 2025

Les Restos du Coeur : une exposition pour « montrer que la situation s’aggrave »

Pour les quarante bougies des Restos du cœur, une exposition se tient cette année à travers cinq villes de France. Le département de Loire-Atlantique nous propose, durant six semaines, une série de clichés inédits réalisés par l’Agence France-Presse (AFP). L’occasion de revenir en images sur une précarité qui ne cesse de s’accroître à Nantes comme ailleurs en France.

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22 octobre 2025

Labo Diva : « deux ans de challenge, de joie et de partage »

Ce samedi 25 octobre le Labo Diva fête ses deux ans, l’occasion de mettre à l’honneur les gens qui ont fait vivre le lieu. Café-bar-cantine, issu de la coopérative Commun'Île, iels proposent aux Nantais·es de se retrouver et d'échanger autour d'événements artistiques inclusif et engagé tout au long de l'année. Après deux années au sein de ses nouveaux locaux l'équipe fait le point sur son parcours et sur le programme de la fête.

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11 octobre 2025

Musique live à Nantes : Iels ont fait le choix de la diversité

Notre précédent article évoquant le manque de mixité dans la programmation des Concerts Sauvages du Ferrailleur a suscité des réactions en ligne. 3 acteur.ices engagé.es de la scène musicale nantaise ont souhaité prendre la parole pour apporter un éclairage différent sur les enjeux actuels de la diversité de genre dans la musique. Interviews croisées de Clothilde Arthuis, Solange Maribe et Edouard Gassin.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017