Société

25 mars 2021

Lectures au pied du sapin : Les libraires se préparent

Le 10 mars 2021, une trentaine de professionnel·le·s du spectacle investissent l’Opéra Graslin de Nantes dans le cadre d'un mouvement national largement médiatisé. Fragil est allé à la rencontre de ces acteur·trice·s de la culture à bout de souffle.

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16 février 2021

Pour l’amour de l’art : une exposition engagée dans les rues de Nantes

Suite à la décision du gouvernement en décembre 2020 de fermer les lieux d'exposition ouverts au public face à la pandémie, une exposition à ciel ouvert "Pour l'amour de l'art" est organisée par une quarantaine d'artistes auteurs pour exprimer leur colère. Durant cette journée de collage, Fragil a suivi quatre artistes qui souhaitent sensibiliser le public à la détresse du milieu culturel.

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5 février 2021

Revue de presse : La valse des sentiments sur les réseaux sociaux

Une vague d’amour sur Twitch pour Samuel Etienne, nous décrit le Monde. Le réseau social Twitter et sa déferlante de haine l'entraîne dans le viseur de la justice française, expliqué par Les Numériques. Une nouvelle façon de voir la Nouvelle-Zélande et de dénoncer le manque d’authenticité d’Instagram à travers “Do Something New”, campagne de tourisme, analysée par Arts.Konbini.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017