« Grâce au violentomètre elles se rendent compte que non, ce n’est pas normal »

Reportage photo. Vendredi 28 novembre s’est tenue sur la place Bouffay un violentomètre géant déroulé sur le sol. Une initiative organisée par l’Observatoire des violences faites aux femmes de Loire-Atlantique. Elle s’inscrit dans le cadre du mois de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Dans le cadre du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, de nombreux événements ont été programmés au fil du mois.  L’Observatoire des violences faites aux femmes de Loire-Atlantique a organisé un événement de sensiblisation en installant un violentomètre géant, place du Bouffay, le vendredi 28 novembre.

Une initiative dans le but d’attirer des jeunes : pour Fabienne Padovani conseillière départementale de Nantes 1, la prévention auprès des jeunes est importante afin d’installer au plus tôt un questionnement sur ces violences
Une initiative dans le but d’attirer des jeunes : pour Fabienne Padovani conseillère départementale de Nantes 1, la prévention auprès des jeunes est importante afin d’installer au plus tôt un questionnement sur ces violences.

 

 


L’exposition a été encadré par quelques représentants de l’observatoire de Loire Atlantique : à droite Michel Ménard, président du conseil départemental de Loire-Atlantique. Denis Talledec, conseiller municipal de Nantes et Fabienne Padovani : conseillière départementale de Nantes 1.
L’exposition a été encadrée par quelques représentant.es de l’Observatoire de Loire Atlantique et ses médiateurs/trices. De  gauche à droite : Denis Talledec, conseiller municipal de Nantes, et Fabienne Padovani, conseillère départementale de Nantes 1, Michel Ménard, président du Conseil départemental de Loire-Atlantique.

 

 

Toutes les 2 minutes une femme est victime d’une tentative de viol/ viol ou agressions sexuelles.« Avec le violentomètre elles se rendent compte que oui ce n’est pas normal » ; Les femmes victime de violences ne mesurent parfois pas la gravité, il y a des femmes qui s’habituent » dit le président du conseil départemental de Loire-Atlantique
Toutes les 2 minutes 30 en France, une femme est victime de violence sexuelle.  Michel Ménard énonce « Grâce au violentomètre elles se rendent compte que non, ce n’est pas normal. Parfois elles ne mesurent pas la gravité des actes et s’habituent à la violence. »

 

 

Le violentomètre est composé de 23 situations allant de l’acceptable à l’inacceptable et l’urgence de fuir. Edité en plusieurs il aiguille les victimes de violences en leur permettant de se situer sur cette échelle.
Le violentomètre est composé de 23 situations allant de l’acceptable à l’inacceptable et l’urgence de fuir. Edité en plusieurs langues il aiguille les victimes de violences en leur permettant de se situer sur cette échelle. « Si on ne pose pas les questions aux victimes elles n’osent pas forcément en parler » dit Fabienne Padovani.

 

 

De nombreuses personnes étaient attendues ce vendredi mais suite à la météo et le début du weekend les gens ne sont pas venu en masse et seul quelques personnes se sont approchés de ce violentomètre géant.
De nombreuses personnes étaient attendues ce vendredi mais seulement quelques-unes se sont approchées de ce violentomètre géant.

 

 

Outre le violentomètre mis en place par l’Observatoire des violences faite aux femmes de Loire Atlantique, le questionnement systématique permet de repérer les femmes victime de violences conjugales « Si on pose pas les questions, elles y répondent pas comme on leur a pas poser la question » dit Fabienne Padovani
Outre le violentomètre mis en place par l’Observatoire des violences faites aux femmes de Loire Atlantique, le questionnement systématique permet de repérer les femmes victimes de violences conjugales.  Myriam Bigeard, Conseillère départementale à la lutte contre les violences faites aux femmes évoque « Suite au questionnaire systématique dans les espaces départementaux des solidarités, 85% des femmes vivent encore ou ont vécues des violences »

Avatar de Lucie Costabel