Bastien Lebreton

Originaire de Normandie, Bastien a grandi dans le vignoble nantais. Après des premiers pas en médecine, c’est finalement vers des études de géologie qu’il se dirige. Passionné du vivant et de la terre (il avoue avoir une collection de pierres depuis tout petit !), Bastien ressent le besoin de s’engager pour penser et changer le monde de demain.

24 janvier 2024

Blocage à la fac de Nantes contre la loi asile et immigration

Ce mercredi matin, un blocage du campus Tertre de l'Université de Nantes est en cours suite à une assemblée générale tenue la veille. Plusieurs dizaines de militant·e·s, principalement des étudiant·e·s de l'agglomération nantaise sont sur place pour barricader les entrées des différents bâtiments et essayer d'organiser un mouvement contre la loi asile immigration.

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1 décembre 2023

Climat Libé Tour : Agir ici et maintenant, comment faire ?

C’est à la microbrasserie Little Atlantique Brewery que le climat Libé Tour a posé ses valises pour la soirée de lancement de sa cinquième étape, vendredi 17 novembre dernier. L’occasion de découvrir une initiative portée par le journal Libération, en collaboration avec le département de Loire Atlantique, se voulant comme un temps de débat et d’échange sur l’évolution du climat et la transition écologique.

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17 novembre 2023

“Papier gâché” : La résilience des collectifs artistiques face aux annulations d’événements.

Au printemps dernier, une soirée organisée par le collectif Sweatlodge est annulée par décision de la mairie de Saint-Herblain à la veille de l’événement. L'exposition “Papier Gaché : Un tunnel d'annulation”, a été l’opportunité pour la Fédération Française de Papier Maché de tout de même exposer les œuvres qui avaient été réalisées pour l’événement.

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9 novembre 2023

Camille, La voix du (re)nouveau

« Une ville militante, bienveillante et synonyme de détente. » C’est avec ces quelques mots que Camille me définit son sentiment après sa première année passée à Nantes. Actuellement en transition entre la production de films d’animation et le journalisme, elle est d’ores et déjà une des voix que vous pouvez écouter sur les ondes de radio Prun’.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017