Musique

25 février 2026

Black Foxes : « C’est le paroxysme de la safe place »

Black Foxes se produira en concert au Ferrailleur le 1ᵉʳ mars 2026. Le jeune groupe nantais aux influences punk et grunge, né d'une amitié de 10 ans, aura l'occasion de montrer qu'il est possible de proposer un show rock'n'roll seulement avec une guitare et une batterie.

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19 février 2026

Île de Garde sort Rage Blossom, mini-LP pour « taper du pied »

Le trio nantais Île de Garde sort un mini-LP ce 20 février 2026, en digital et en vinyle. Composé de six titres, Rage Blossom rassemble « les morceaux les plus vénères » du groupe et marque la fin d’un premier cycle artistique. À l’occasion d’une résidence sur l’île de Nantes, les trois musiciennes en profitent pour se livrer sur leur parcours.

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5 janvier 2026

Le rock de Burn The Dress pour « brûler les injonctions »

Burn The Dress, groupe de rock nantais composé de femmes et personnes non-binaires, est sélectionné pour la 8e édition du tremplin Scène 2 Demain de Vertou. Iels se produiront à l'espace Cour et Jardin le 10 janvier 2026, pour défendre leur proposition musicale « 100% queer, intensément féministe ».

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017