« On se fait toutes, au moins une fois dans notre vie, appeler « gonzesse » voire « sale gonzesse ». », affirme Louann, benjamine du collectif. Cette attaque initialement péjorative trouve dans ce collectif un nouveau sens, avec l’envie de se « réapproprier cette insulte ». Si destinés aux femmes, Louann rappelle aussi que le terme est utilisé comme une insulte pouvant également viser les hommes : « Un mec jugé trop efféminé peut se faire traiter de gonzesse et toutes les minorités de genre vont avoir cette insulte dans leur dos. »
7 femmes pour créer du lien
Sales Gonzesses naît d’un constat de Marline, lors de sa contribution à Fragil, cette dernière saison : « Je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup d’initiatives sur l’inclusivité à Nantes mais au fur et à mesure des interviews, j’ai réalisé qu’il y avait très peu de lien entre toutes ces forces émergentes. » Ainsi, son envie d’unir et de créer du lien entre ces différentes associations n’a fait que grandir. Également présente dans l’émission Calypso Club sur Prun’, aux côtés de Clara, Marina et Chloé, Marline partage son projet qui les conquit. Avec elles, la DJ nantaise Lauranne alias Lowbass les rejoint en compagnie de Louann, étudiante en droit, et Elisa, chargée de pédagogie. C’est alors que le collectif voit le jour avec comme autre but de « croiser les disciplines et mettre en lumière les minorités de genre et les initiatives féministes intersectionnelles. »
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Un premier événement le 12 septembre
Ce premier événement acte le lancement public du collectif, qui espère le faire évoluer. Le 12 septembre, de 14h à 22h, les Sales Gonzesses seront à l’Atelier Dulcie-September. Dans le programme qui sera annoncé prochainement, le collectif nous assure qu’il y aura une table ronde, stands de créateurices, stand up MINT, jam, concerts et performances. Cet événement est en parti soutenu par le budget CLAP que leur a accordé la ville de Nantes — qui a vocation à aider les projets à l’initiative des jeunes nantais·es. « On espère pouvoir rassembler, ajoute Chloé, et laisser de côté l’hostilité en fédérant les forces communes qui font ce que Nantes est. »




