Éric Thomas est membre de l’association France Palestine solidarité 44 (AFPS-44), une association de « défense des droits des Palestiniens » comme il le dit. En plus de l’organisation de manifestations tous les samedis et l’organisation de missions en Palestine avec l’envoi d’élus locaux même si « maintenant au vu de la situation c’est plus difficile », l’association organise chaque année la Semaine du film palestinien à Nantes et ses alentours.

L’historienne Sandrine Mansour et Eric Thomas après la diffusion du film. 05/02/26 ©Elliot Biskri
Porter un regard différent
Cette Semaine du film palestinien en est à sa neuvième édition ; c’est pour Éric, membre de l’équipe d’organisation « quasiment depuis le début », un moyen de montrer les Palestinien·ne·s sous un autre regard : « on voulait montrer que les Palestiniens ont une culture, qu’ils ont des artistes, des réalisateurs et des acteurs, parfois internationaux ». Ces films sont pour Éric un moyen d’informer les Nantais·e·s sur la situation en Palestine : « forcément même dans leur vie quotidienne on ne peut pas ignorer tout ce qu’ils subissent au quotidien et la pression de l’occupation ».

L’affiche du film « A la recherche d’un pays perdu » devant l’entrée du Cinématographe. 05/02/26 ©Elliot Biskri
Sensibiliser les Nantais·e·s
Cet événement, organisé tous les ans depuis 2017, constitue donc un moyen de conscientiser les Nantais·e·s vis-à-vis de la situation palestinienne ; pour Éric, « on essaie d’amener les gens à être au courant concrètement, pas par ce que racontent les journaux et la télé ». C’est dans ce but de sensibilisation qu’à la fin du film, l’historienne Sandrine Mansour, qui a participé à la création du film, a répondu aux questions des Nantais·e·s présent·e·s dans la salle.

Sandrine Mansour répondant aux questions des Nantais.es présent.es dans la salle. 05/02/26 ©Elliot Biskri
« Intéresser de plus en plus de monde »
Depuis presque 10 ans, l’AFPS 44 attire les Nantais·e·s dans les salles de la région pour diffuser des films palestiniens, avec une fréquentation qui avoisine le millier de spectateurs ; Éric considère que c’est aux associations de porter ce genre d’initiative : « c’est clair que si on ne le faisait pas nous, les cinémas ne le feraient pas aussi spontanément que la Semaine du film espagnol ou allemand». Le regain d’intérêt pour la cause palestinienne se ressent pour Éric depuis quelques années : « ça fait 3 ans qu’on voit plus de jeunes dans les salles, avec des questions différentes du public habituel et c’est ce qu’on cherche, attirer les jeunes ».

Le cinéma le Cinématographe après la fin de la séance. 05/02/26 ©Elliot Biskri
Ce dimanche 8 février à 15 h se tiendra la séance de clôture à La Chapelle-sur-Erdre (ville récemment jumelée avec le camp de réfugiés de Jénine) à l’espace culturel Capellia ; la séance sera suivie d’un concert de Radio Gaza.
Liens Utiles :
- https://www.helloasso.com/associations/association-france-palestine-solidarite-groupe-local-de-loire-atlantique/evenements/cloture-de-la-semaine-du-film-palestinien-2026
- https://afps44.france-palestine.org/
- https://eci.ec.europa.eu/055/public/#/screen/home