féminisme

25 novembre 2025

Les Femmes S’en Mêlent : « Des soirées comme ça, ça a du sens »

Reportage-photo. Le mardi 18 novembre, le festival itinérant Les Femmes S'en Mêlent était programmé sur la scène nantaise de Stereolux. Trois artistes uniques en leur genre, 250 spectateur·ices motivé·es et une scène vibrante : la soirée était centrée sur l'image des artistes femmes dans l'industrie musicale.

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17 novembre 2025

« Un levier de transformation musicale » : le festival Les Femmes S’en Mêlent de retour à Stereolux le 18 novembre

Ce mardi 18 novembre 2025 à Stereolux, le festival itinérant Les Femmes S’en Mêlent revient sur le devant de la scène nantaise. La programmation 2025 propose trois artistes internationales. Soutien à la création féminine, cette soirée promeut une meilleure visibilité et représentation des artistes femmes dans les musiques indépendantes et alternatives.

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  • Wendy Vitse, Laureline Lejeune et Anaïs Harté du collectif L'Envers Libre porteuse du spectacle Unfuckables
8 novembre 2025

Unfuckables, un virage engagé pour le Théâtre 100 Noms

Au Hangar à Bananes, le Théâtre 100 Noms consacre une partie de sa saison 2025-2026 à une programmation plus engagée en faveur de l’égalité Femme-Homme. Sous l’impulsion de son directeur Clément Pouillot, les propositions mêlent émotions, humour et réflexion politique. Parmi les spectacles phares, Unfuckables du collectif L’Envers Libre Créations incarne un féminisme vivant, joyeux et sans concession.

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11 octobre 2025

Musique live à Nantes : Iels ont fait le choix de la diversité

Notre précédent article évoquant le manque de mixité dans la programmation des Concerts Sauvages du Ferrailleur a suscité des réactions en ligne. 3 acteur.ices engagé.es de la scène musicale nantaise ont souhaité prendre la parole pour apporter un éclairage différent sur les enjeux actuels de la diversité de genre dans la musique. Interviews croisées de Clothilde Arthuis, Solange Maribe et Edouard Gassin.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017