Dervallières

3 juillet 2019

Derv 340 : les jeunes des Dervallières créent un magazine

Financée dans le cadre du cadre du contrat de ville par le CGET, la DRDJSCS, la ville de Nantes et la Caf44, l'association Fragil, en partenariat avec la maison de quartier des Dervallières, a mené une expérimentation afin de créer et de publier avec des jeunes un magazine sur le quartier. C'est ainsi que le Derv 340 est né.

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28 septembre 2017

La mode solidaire aux Dervallières

Alors que la fashion week bat son plein, un défilé pas comme les autres se prépare, samedi 23 septembre à la maison de quartier des Dervallières. Mise en scène soignée et intermède artistique, les spots se sont braqués sur ces modèles d’un jour.

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9 décembre 2016

Saïd Bouftass : de l’esthétisme au combat sociétal

Saïd Bouftass, plasticien, écrivain, enseignant-chercheur, philosophe et créateur de l’école de pensée de la phénomorphologie, était l’invité de l’Université de Nantes. En résidence à la maison de quartier des Dervallières, du 21 novembre au 4 décembre, il est allé à la rencontre des habitants, chercheurs et artistes. Nous en avons profité pour le rencontrer.    

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  • Ideas box
4 novembre 2016

Ideas Box : à portée de livre

A l’occasion du forum des métiers Place Ô Gestes qui se tenait dans le quartier des Dervallières, Fragil a eu la chance de rencontrer Thomas Lebreuil, responsable adjoint du desk Education Populaire & Culture pour l’association Bibliothèques Sans Frontières. Lors de cet entretien, il nous a détaillé la genèse, l’actualité et les projets à venir autour des Ideas box, une médiathèque en kit, standardisée qui permet d’atteindre les populations éloignées de la culture.

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29 avril 2016

« Qu’avez-vous donc mis dans votre valise ? »

En collaboration avec Babel 44, association qui enseigne le français à des collégiens étrangers, Fragil s’est intéressé aux parcours de migration des habitants du quartier des Dervallières. Le projet « Entre les lignes » réunit les récits de trois personnages hauts en couleur venus témoigner de leur voyage à d’apprenties journalistes venues d’ailleurs.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017