4 juillet 2018

Rendez-vous#2, les yayeurs en force !

Grosse journée que ce samedi 9 juin 2018 ! SPOT, Marche des fiertés… C’est l’effervescence dans les rues de Nantes ! Le quartier Chantenay n’est pas en reste, puisqu’il accueille, rue de la tannerie, Rendez-vous#2 organisé par la (prestigieuse) association la Yaye.

Rendez-vous#2, les yayeurs en force !

04 Juil 2018

Grosse journée que ce samedi 9 juin 2018 ! SPOT, Marche des fiertés… C’est l’effervescence dans les rues de Nantes ! Le quartier Chantenay n’est pas en reste, puisqu’il accueille, rue de la tannerie, Rendez-vous#2 organisé par la (prestigieuse) association la Yaye.

La Yaye, tout le monde connait bien sûr ! Non ? Alors un petit rappel : Association basée sur Bellevue/Chantenay, créée en 2016 par un groupe d’amis afin de promouvoir la culture artistique.

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À l’approche de l’événement…

Jessy Barbeau

Au fil du temps, celle-ci obtient une certaine renommée et diversifie ses activités.

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Leur logo pour le moins original

L’occasion pour elle de proposer à nouveau une pléthore d’artistes dans les deux cents mètres de la rue de la tannerie.
Pour rappel, rendez-vous#2, c’est une exposition à ciel ouvert de 40 artistes, 7 concerts et 6 ateliers, avec par exemple : Théo Aulnier, Lucas Martin et Arsène Roy. Et bien d’autres !
Dès 13h, les hostilités sont lancées, la rue s’anime tranquillement, les choses se mettent en place. Et là pourtant… Le déluge !

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Tous aux abris !

Jessy Barbeau

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Quand le matos prends l’eau !

Jessy Barbeau

Une grosse trombe d’eau nous tombe sur le coin de la casquette. De l’eau, de l’eau, à n’en plus finir…

Heureusement, il en aura fallu bien plus pour démoraliser les troupes. En quelques minutes, les équipements sont protégés, les artistes au chaud et seule l’attente de l’éclaircie demeure…
Deuuux… vingt bonne minutes plus tard, le soleil brille (oui, car comme l’annonçait notre ami devin dans Astérix, « après la pluie, le beau temps ! »). Comme me l’a soufflé à ce moment-là un yayeur en remettant les choses en place : « Dans quelques minutes, on dira presque qu’il ne s’est rien passé ! ».
La scène du futur concert remplumée de son matériel, les chaises, transats et fauteuils (très bon fauteuil -et je m’y connais-), installés de nouveaux.

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N’ont-ils pas l’air merveilleux ?

Jessy Barbeau

La fête peut reprendre !
DONC ! Le soleil brille, deux heures de retard sur le programme au final, mais le moral au plus haut !

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La rue reprend vie en quelques minutes

Jessy Barbeau

La rue de la tannerie est particulièrement bien appropriée : Les artistes et ateliers d’une part ; Le coin buvette/repos d’un autre, avec au centre la scène. Certains bâtiments sont même accessibles : dans l’un, un espace atelier, dans un autre, un second : Y a d’la vie !

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Superbe graph de Théo Aulnier

Jessy Barbeau

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Jessy Barbeau

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Jessy Barbeau

Il me faut quand même un sacré paquet de temps pour faire le tour des artistes présents dans la rue : Sérigraphie, graphe de rue, plusieurs « expo » ainsi que des expériences visuelles et auditives dans « La Fabrique » du quartier : Ce ne sont pas les choses à voir et à faire qui manquent ici !

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Présentation du projet FRACposTAL

Jessy Barbeau

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De bien belles œuvres !

Jessy Barbeau

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De bien belles œuvres !

Jessy Barbeau

Particulièrement prenant, le « voyage » opéré grâce au numérique par Lucas Martin et Arsène Roy sur une performance nommée POESIS : À l’aide de micros et de jeux de lumières, j’ai pu assister à de la composition d’œuvres par le public lui-même. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse apprécier !

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Ambiance tamisée dans la Fabrique du quartier…

Jessy Barbeau

Un peu plus tard, je m’accorde une petite pause bière en attendant que la scène se mette en route. On entend le réglage des guitares, les premiers battements de percussions, va y avoir du sport !

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Que de monde ! Succès au coin buvette !

Jessy Barbeau

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La scène qui se met tranquillement en place

Jessy Barbeau

Interview de Milo

Je profite de cette pause pour interviewer Milo, l’un des organisateurs de l’événement, afin d’en savoir un peu plus sur le déroulement de rendez-vous premier du nom, ainsi que sur ses attentes du jour.

Fragil : Où s’est déroulé RDV#1 ?
Milo : L’endroit était le même. Le seul truc qui a changé, c’est que l’on s’est un petit peu plus emparé de la rue.

Fragil : Une question qui me vient à cause du début d’après-midi : aviez-vous eu beau l’année dernière, ou également de la pluie ?
Milo : Pas un pet de flotte l’année dernière ! Au contraire, c’était presque la canicule ! Avec 35 degrés environ, tout le monde avait brulé.

Fragil : Aviez-vous estimé avoir atteint vos objectifs sur RDV#1 ?
Milo : Oui, largement dépassé même. C’était notre premier événement sur la voie publique. On ne s’attendait pas à avoir extrêmement de monde, mais on a eu au final un peu plus de 1000 personnes. La rue était pleine, ce qui est quand même vachement bien ! On espère avoir pareil cette année.

Fragil : J’ai fait le tour des artistes, ce sont de nouvelles têtes ou bien ils étaient déjà là sur RDV#1 ?
Milo : On essaye de renouveler les artistes. Certains nous ont demandé de revenir car cela s’était très bien passé pour eux, mais la plupart est renouvelée. Les deux tiers de la programmation graphique, à cent pour cent la programmation musicale et du neuf aussi dans la Fabrique !

Quelques temps après, la scène prête, le concert peut tranquillement commencer : La rue commence à se remplir de musique au son des guitares et de la basse.

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C’est prêt !

Jessy Barbeau

Une dixième bougie pour le Web2Day, et un pari réussi

La Nuit de l'Erdre 2018

La Nuit de l'Erdre 2018 : un 20ème anniversaire réussi !

Lecteur, écrivain amateur… J’aime les mots, les écrire et les lire… Votre serviteur, je vous écrirai volontiers sur des sujets culturels, de société et de littérature ! Bon après, si vraiment y’a besoin, je sais très bien faire le café et les omelettes.

L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017