Plus de 300 personnes se sont rassemblées à 16h Place Royale en signe de protestation contre la très sanglante répression orchestrée par le régime de la République islamique d’Iran. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, fait état d’au moins 3 428 personnes tuées durant les manifestations. C’était aussi l’occasion pour beaucoup d’entre elleux de montrer leur soutien et solidarité au manifestant·es iranien·nes qui luttent pour réclamer la fin du régime et la constitution d’une démocratie en Iran.

La députée LFI élue du 3è arrondissement de Loire-Atlantique, Ségolène Amiot, a exprimé son soutien aux manifestant·es en Iran. Plusieurs autres personnalités politiques comme le premier adjoint à la Mairie de Nantes, Bassem Asseh étaient présents ainsi que des ONG comme Amnesty International et associations comme la Ligue des droits de l’Homme (LDH). ©Farnoud Pierre 17/01/2026

Les Grands-mères debout est un mouvement créé en mars 2025. Il est composé de femmes militantes de gauches : « Nous essayons de résister à tout ce qui déraille dans la société actuelle. On est là pour soutenir le peuple iranien et leur combat. Mais on peut être sur d’autres combats. On a soutenu les manifestations pour Gaza cet été et on est contre l’extrême droite. On se demande comment on peut participer car la résistance n’a pas d’âge ». ©Farnoud Pierre 17/01/2026

Un groupe de plusieurs iranien·nes se sont réuni·es sous la bannière royale des Pahlavi, un lion solaire (Shir-o-Khorshid en persan) la dernière dynastie monarchique à avoir régné en Iran avant sa chute en 1979. Iels étaient plus d’une quarantaine, principalement des étudiant.es. Iels se sont rejoints Place Graslin en amont de la manifestation, puis iels sont introduit·es brusquement Place Royale, semant la confusion parmi les participant·es déjà rassemblé·es à 16h. Ils ont, à plusieurs reprises, scandé le nom de « Reza Pahlavi« , clamant que c’est la seule figure d’unité possible pour renverser le régime. ©Farnoud Pierre 17/01/2026

Ces jeunes monarchistes ont tenté par leur cri de ralliement, « Vive le roi Reza Pahlavi » d’étouffer le discours d’Houchang Moradi, un des membres fondateurs du mouvement, Femme, Vie Liberté, à Nantes. Ce dernier attribue leur intervention à un « manque de culture historique ». Cela a provoqué de légères tensions avec le reste des manifestant·es. ©Farnoud Pierre 17/01/2026

Moradi, nantais d’adoption et figure marquante de la contestation du mouvement Femme, Vie Liberté, a organisé avec ses ami·es nantais·es ce rassemblement. « J’appelle les compatriotes franco-iraniens et français à se retrouver et se rassembler en soutien aux iraniens qui luttent pour la liberté et la démocratie en Iran ». Très sensible à la montée de violence dans son pays natal, il avait aussi un message précis à faire passer : « nous voulons le rétablissement des moyens de communication pour qu’on puisse savoir ce qui se passe et connaître l’ampleur des massacres organisés par le régime« . ©Farnoud Pierre 17/01/2026

Des centaines de nantais·es brandissaient des slogans s’inspirant du mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Celui-ci est devenu un symbole de contestation universel pour la démocratie. Pour l’activiste Houchang Moradi, ce qui se passe en Iran, est dur à vivre : « Ma pensée vient pour les iraniens, ma famille avant tout ». Mais c’est peut-être aussi, le signe clair de la fin d’un régime qui dure depuis plus de 47 ans : « On assiste à un massacre de masse qui montre un resserrement de l’Etat et montrent les fragilités du gouvernement« . ©Farnoud Pierre 17/01/2026