Estelle et Lisa, nous les connaissons bien. Anciennement bénévoles chez Fragil, elles ont pris leur envole il y a presque un an. Un envol qui a fait naître Party Pour. « Au début, cette idée vient vraiment d’un besoin technique, assume Lisa, puis il y a eu le décès de mon grand-père qui était très engagé. Je savais qu’il aurait voulu que je me lance dans cette aventure. » Alors la vingtenaire contacte Estelle qui se joint au projet.
Party Pour a pour vocation de créer des événements engagés, avec des artistes « qui ne sont pas forcément connu·es, et surtout mettre en avant les personnes queers, sexisé·es et racisé·es. de la scène locale. »
Dans un monde artistique souvent précaire, les deux femmes ne négligent pas l’aspect financier : « On ne veut pas que nos artistes soient payé·es au chapeau ni qu’on leur donne juste une affiche en disant “c’est déjà super !” »

Un premier événement très attendu
Et pour inaugurer cette association, la troisième édition de Pride of you sera sous leur commandement. Au programme, une table ronde animée par Fragil puis, les drags shows de Ricky Kirsh, Penelope et Odyssea et Balthazar du Ricard suivront, avant les concerts des artistes TedaAk et Burn The Dress. « C’est un gros événement qui lance l’asso et c’est tout de même assez fatigant même si l’excitation prend le dessus. Les prochains seront certainement plus petits », confient les deux amies.
Politiser la fête
La table ronde qui questionnera le traitement des actualités LGBTQIA+ dans les médias en compagnie de la journaliste Elsa Gambin, de la docteure en littérature Amandine Sourisse et d’Enora Benard, créateur de l’association Muses, apportera la dynamique politique de l’événement. « Historiquement, c’est l’ancien directeur de Fragil qui a créé cet événement, on a voulu perpétuer ce partenariat avec un temps fort qui sort du milieu artistique » explique Lisa.
En plus de ça, Pride of you s’inscrit dans le mois des Fiertés, « Un mois festif oui, mais de lutte avant tout. Le contexte politique dans lequel nous sommes ne nous garanti pas que ce type d’événement pourra toujours exister dans cinq ans, de manière pérenne. », s’inquiète Lisa sur un ton plus sérieux. Ainsi, cette association est leur manière à elles de lutter.
Portevent : « Un lieu de vie ouvert à toustes : des familles jusqu’aux fêtards »
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