Education aux médias : peu de propositions concrètes de la part des candidats aux législatives

Durant le mois de juin, Fragil a eu l’opportunité d’interviewer certain.e.s candidat.e.s aux élections législatives des circonscriptions de Loire-Atlantique. L’objectif : faire en sorte que les politiques parlent d’éducation aux médias, ce thème n’étant pas abordé. Retour sur les différentes mesures proposés par les candidat.e.s.

« Le terme « éducation aux médias » est plus complexe quil ny paraît à première vue car il touche en filigrane aux piliers de notre système démocratique ». Valérie Oppelt, candidate Renaissance dans la 2ème circonscription de Loire-Atlantique, observe que l’éducation aux médias est un sujet très large. A la NUPES, l’éducation aux médias est définie comme une occasion de « donner des clefs aux citoyen·nes et surtout aux plus jeunes pour développer leur propre esprit critique ». L’alliance de gauche précise également que l’éducation aux médias permet d’aiguiser son esprit critique face au flux d’informations diffusé chaque jour. « Une information, selon le journal ou le média qui va la diffuser, peut sembler totalement différente voire contradictoire », affirme Andy Kerbrat, candidat NUPES de la 2ème circonscription de Loire-Atlantique. Au Rassemblement National, on juge que l’éducation aux médias ne doit pas se faire au détriment des savoirs fondamentaux, prioritaire selon eux. « Jattache une grande importance à coupler cet apprentissage avec celui de la lecture, qui peut se perdre chez les enfants avec la multiplication des écrans ces dernières années. » explique Gauthier Bouchet, candidat du RN dans la 8e circonscription à Saint-Nazaire.

Andy Kerbrat, candidat NUPES de la 2ème circonscription de Loire-Atlantique, élu député avec 55,06 % des voix. 

Des mesures diverses proposées par les candidats

Le parti présidentiel Renaissance, représenté par la candidate Valérie Oppelt, juge que l’éducation aux médias doit être refondée sur de nouvelles bases. « L‘EMI doit ainsi connaître une nouvelle dynamique fondée sur le développement des projets pédagogiques, le renforcement des réseaux d’acteurs et l’accompagnement des pratiques pédagogiques dans les établissements », affirme cette dernière.  Au Rassemblement National, le candidat Gauthier Bouchet propose « la privatisation de laudiovisuel public, à lexception de RFI et de lINA ». Cependant, l’éducation aux médias n’est pas forcément au coeur des débats. Selon lui et son parti, cette privatisation créera un « choc de pluralisme », et forcera donc les différentes chaînes publiques à davantage d’équité, ces dernières étant largement critiqués par certains partis pour un contenu qu’il juge partial et orienté.

La NUPES choisit de s’appuyer sur des professionnels

Du côté de la NUPES, union nouvellement crée à gauche, les candidats jugent qu’il faut d’abord « enseigner à reconnaître des sources fiables, à recouper les sources et à les diversifier ». L’union appuie aussi sur le fait de laisser aux professionnels le soin de parler du sujet d’éducation aux médias. « Il faut sappuyer sur des ressources scientifiques ou professionnelles, et à bien analyser les informations pour être sûr quelles soient cohérentes, possibles, etc », explique notamment l’union. A travers ces différents entretiens, nous avons pu observer des différences profondes entre les partis politiques, à la fois sur la définition de l’éducation aux médias et sur les mesures à mettre en oeuvre pour l’améliorer.  A la NUPES, les candidats décident d’appuyer sur le développement des plus jeunes en termes de critiques sur l’information notamment. Le RN juge au contraire agir sur les personnes enseignants l’éducation aux médias, que le parti juge trop idéologisé.

 


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