Chaque soir, des projections de films, des performances mais aussi des rencontres sont ouvertes au public, à prix libre. Le festival nantais La Vivalità met en avant et diffuse des films « pas très connus », qui « ne se promènent pas habituellement sur les réseaux », nous explique Vincent, membre du collectif organisateur. Tous et toutes dans leur équipe ont travaillé sur ce projet d’événement autour du cinéma documentaire, « sous représenté » selon elleux.
« On adore les boulettes. »
En plus, d’une ambiance festive et chaleureuse, on retrouve sur place une restauration exclusivement faite de boulettes maison par les chef·fe·s bénévoles : une tradition qui perdure depuis le début du festival il y a 4 ans. Entre rires, partages et rencontres, les gens se réunissent pendant un temps dédié, entre les projections pour discuter autour d’un repas.

Ces boulettes ont une place importante à La Vivalità. Elles apportent du réconfort là où parfois le cinéma documentaire montre une dure réalité. L’assemblage de la première boulette, est le moment de lancement du festival selon Maximilien, qui aime être présent à cet instant. L’esprit de famille et d’entraide ressort beaucoup dans ce projet. Quand iels fabriquent les boulettes, iels le font ensemble en se racontant des histoires, comme sait le faire le cinéma.
Un festival tourné vers l’optimisme
L’équipe a pour but de montrer un aspect du cinéma documentaire davantage dirigé vers l’espoir. Pour Vincent, c’est important de projeter des films « qui ont à la fois une lucidité sur le réel mais qui montrent aussi que dans le réel, il se passe des choses auxquelles ont peut croire et qui sont belles ».
Cette année, l’équipe du festival souhaitaient avoir une ligne directrice un peu différente des années précédentes, en montrant des films engagés mais tout ayant une « forme novatrice et qui casse les frontières du cinéma ».
Le collectif choisit des films, résonnant avec ses valeurs. Illustrant cette volonté de montrer des films « inventifs » et qui « mettent en avant la force du collectif », le film d’Antoine CHAPON « Les Vergers », a été diffusé le 26 septembre à La Vivalità.
Une écoute attentive mais dynamique
Durant La Vivalità, les rencontres et les échanges sont possibles grâce à certain·e·s réalisateurices présent·e·s sur place : un moment apprécié par les spectateurices.
Morgan, membre de l’équipe bénévole depuis 1 an, nous explique notamment que c’est ce qui « enrichit le visionnage des films », qui sont déjà « très beaux et singuliers bien que différents », lors de ce festival dont il aime la programmation.

« Perso je trouve que c’est l’une des meilleures éditions », annonce Vincent. Cette 4ème édition semble être un succès aux entrées, mais c’est aussi grâce aux bénévoles qui reviennent chaque année, pour faire vivre La Vivalità.
Les réactions du public sont très positives, entre la réussite des boulettes, la sélection des films proposés ou encore les rires entendus tout au long des trois soirées.
Cet événement qui compte une petite centaine de spectateurices chaque soir réussi à fidéliser son public. En effet, de nombreuses personnes étaient présentes les trois soirs, permettant de se retrouver de nouveau et continuer de partager ce moment. Une 5ème édition semble se profiler l’année prochaine pour accueillir les nantais·e·s.
Pour aller plus loin
- Découvrir @la.vivalita




