Malgré des parfums de mouvement soixante-huitard, y a-t-il encore espoir de trouver le sable sous les pavés servant d’armes de fortune aux manifestants ? Les citoyens bougent dans les rues de France, et dans les rues de Nantes, rompues à l’exercice de la protestation depuis environ 40 ans de projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Les opposants à la loi El Khomri, mais pas seulement, emboîtant le pas aux Nuits parisiennes, se (re)lèvent depuis le 5 avril sur la place du Bouffay. Et débutent une nouvelle ère, celle d’un changement, encore indéfini, encore informel, mais bien en marche. A nouvelle ère, nouveau calendrier. Combien de temps encore se poursuivra ce mois de mars de l’an I, mois de la première Nuit Debout, à son 46ème jour en ce vendredi ? Entre la nostalgie de la croissance passée et l’espoir de faire bouger les lignes pour l’avenir, le mouvement Nuit Debout s’inscrit en tout cas dans un temps présent fondé sur le partage d’un « rêve général ».
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