Société

5 janvier 2026

Le rock de Burn The Dress pour « brûler les injonctions »

Burn The Dress, groupe de rock nantais composé de femmes et personnes non-binaires, est sélectionné pour la 8e édition du tremplin Scène 2 Demain de Vertou. Iels se produiront à l'espace Cour et Jardin le 10 janvier 2026, pour défendre leur proposition musicale « 100% queer, intensément féministe ».

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19 décembre 2025

Précarité étudiante à Nantes : l’organisation de la solidarité

À Nantes, la précarité étudiante se traduit par des files d'attente qui ne désemplissent pas. Pour faire face à cette demande constante, des associations comme Cop1 et l'Union Pirate organisent la solidarité sur le terrain. Plongée au cœur d'une logistique « par et pour les étudiants ».

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12 décembre 2025

Cool Paper Zone, la « richesse de la micro-édition » célébrée

Installée aux Ateliers Dulcie September à Nantes, l’association Cool Paper Zone inaugure le 13 décembre 2025 sa librairie dédiée à la micro-édition et aux fanzines. De 17h à 21h, le public est invité à découvrir un nouvel espace de création indépendante et de rencontres entre curieux·ses et passionné·es.

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10 décembre 2025

Entre incertitudes et promesses, Le Wattignies ne va pas bouger

Lors d’un entretien consacré au devenir du site Le Wattignies, Fragil est allé à la rencontre de la responsable, Sarah Huvelin, à la mi-novembre. Elle nous dévoile, ses certitudes et craintes sur le projet d’hybridation commandité par SAMOA. Il permettrait au collectif de s’inscrire durablement dans la trame urbaine Nantaise tout en conservant son identité.

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7 décembre 2025

Féminisation des noms de rues à Nantes, tous.tes concerné.e.s

Le 3 novembre 2025, la ville de Nantes publiait la liste des 10 nouvelles personnalités retenues pour alimenter le vivier qui servira à choisir le nom de ses futurs rues et équipements publics. Ces 10 noms ont été choisis grâce à la mise en place d'un dialogue citoyen dans lequel les habitant.e.s de la ville de Nantes étaient invité.e.s à donner leur avis.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017