Société

17 février 2026

Marcher pour ne pas enfermer : des balades nature contre l’installation d’un CRA

À l’est de Nantes, sur le site du Champ-de-Manœuvre, l’Association des Riverains et Amis de La Beaujoire (ARALB) organise, deux dimanches par mois, des balades nature ouvertes à tou.tes. Un acte de résistance citoyen pour sensibiliser à la biodiversité locale face à la densification urbaine et dénoncer le projet de construction d’un Centre de Rétention Administrative (CRA).

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12 février 2026

« Résistance » un thème fort pour les 10 ans de Nuit Blanche des Chercheur.es

Le 12 février 2026, le Stereolux à Nantes accueillera la dixième édition de Nuit Blanche des Chercheur.es. Un événement de médiation scientifique mêlant ateliers, conférences et formats participatifs. Chercheur.es, étudiant.es et artistes y croiseront leurs regards, des sciences aux arts et aux sciences humaines, autour d’un fil rouge commun: la résistance. À travers cette programmation transversale, l’événement interroge la manière dont cette notion a été pensée et déclinée au sein des différents champs de la recherche.

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8 février 2026

Soirée Anthesterie : entre concerts et réflexion

Samedi 31 janvier, le collectif nantais Muses organisait au Pannonica la 4ᵉ édition de la soirée Anthesterie. Un événement qui mêle concerts et table ronde, il réunit artistes et public autour des enjeux d’égalité des genres dans la musique. Une volonté du collectif de créer un espace de réflexion au-delà de la fête

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8 février 2026

La semaine du film Palestinien, sensibiliser autrement

Du 28 janvier au 8 février l'AFPS-44 organise la Semaine du film palestinien à Nantes et ses alentours. Ce jeudi 5 février était diffusé au Cinématographe "À la recherche d'un pays perdu" de la réalisatrice palestinienne Maryse Gargour. Cet événement organisé en partenariat avec de nombreux établissements du département depuis 2017 constitue un moyen supplémentaire pour l'AFPS-44 de sensibiliser le public nantais à la cause palestinienne.

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3 février 2026

Culture à l’oreille : plus qu’un podcast, « un outil d’accessibilité »

Depuis fin 2024, le podcast Culture à l’oreille met en avant les sorties culturelles accessibles aux personnes non et malvoyantes. Impulsé par un collectif de structures nantaises, ce projet est aujourd’hui soutenu et coordonné par la Ville de Nantes. Un pas de plus vers l’accessibilité de la vie culturelle nantaise aux personnes en situation de handicap.

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2 février 2026

La justice restaurative : « un besoin de reconnaissance des victimes »

La justice restaurative, un mouvement prometteur qui suggère une autre manière de rendre justice. Au collège nantais Debussy, le principal Max Tchung Ming a mis en place ce modèle. Avec Eric Verdier, créateur de la formation Sentinelles et Référents, ils écrivent, se renseignent et expérimentent les différentes manières de faire justice en prenant soin des victimes mais aussi des contrevenant.es. 

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017