Amélie : culture, féminisme et présidentielle 2027, une rédactrice qui veut rassembler

Avec plus d’une trentaine de reportages réalisés, on peut dire que la première année d’engagement d’Amélie au sein de la rédaction a été à son image : active, militante et organisée. Au détour de la rue Maréchal Joffre, elle nous raconte son coup de cœur pour la rédaction Fragil, son addiction à l’écriture et ses aspirations pour l’année à venir.

Amélie au bar Le Grabuge, munie de son micro, meilleur allié pour porter la parole de ses interviewé·es. Photo : Stéphanie Gonot, 12/10/2026

Amélie, qui avait découvert en septembre 2025 le média Fragil « un peu par hasard », est aujourd’hui plus que jamais convaincue de son ancrage au sein de la rédaction. Après avoir suivi des études d’information et de communication, elle reste vivement intéressée par ces sujets, sans jamais oser sauter le pas d’intégrer le domaine. N’adhérant pas à l’idée de travailler pour « des médias contrôlés par des milliardaires ou par la pub », elle découvre alors le journalisme citoyen à travers son engagement pour le webzine nantais.

« Ça m’apporte tellement d’aller mettre en lumière toutes ces personnes, toutes ces initiatives, toutes ces assos ; j’ai le luxe d’avoir ce temps-là encore à consacrer au média. »

Depuis, la rédactrice a publié une trentaine d’articles et s’épanouit dans cette nouvelle activité militante qui devient pour elle une véritable « addiction ». Un terme fort, qui traduit sa volonté de « lutter dans la société » par ses mots. Elle considère en effet le temps qu’elle peut donner à Fragil comme une chance : « Ça m’apporte tellement d’aller mettre en lumière toutes ces personnes, toutes ces initiatives, toutes ces assos ; j’ai le luxe d’avoir ce temps-là encore à consacrer au média. »

Mais Amélie déteste tourner en rond et explore ainsi plusieurs formats qui selon elle font la force du magazine : reportages photos, captation vidéos, et même du podcast. Elle initie en effet avec certain·es de ses camarades le format « C’est quoi ton combat ? », des capsules de 15 à 45 minutes ayant pour but de « faire entendre des voix singulières et souvent invisibilisées. » Après des mois de réflexion et un apprentissage pas à pas de l’équipe face à ce nouveau canal, le nouveau podcast a été lancé en avril dernier et compte aujourd’hui deux épisodes.

Un média structuré, une équipe soudée

Au-delà des formats, Amélie découvre au sein de Fragil une ambiance associative chaleureuse et organisée qui la rassure. Elle reconnaît que son engagement implique un « niveau d’exigence qui est profitable pour le média, mais qui n’est pas un poids à porter pour l’équipe ». Par son organisation et son entraide, elle explique que l’équipe est avant tout un groupe qui « partage des valeurs sociales, politiques et écologiques communes » ; quelques points d’ancrage qui font émerger une bonne entente commune et de nombreux moments d’humour partagés.

Sous un ciel pourtant gris et pluvieux, Amélie pose amusée dans l’une des ses rues nantaises de prédilection. Photo : Stéphanie Gonot, le 12/10/2026

Très active au sein de la rédaction, Amélie l’est également dans sa vie personnelle. Ultra-curieuse, elle admet avoir des « phases » et aimer « faire plein de petits trucs »  : yoga, musées d’arts, aquarelle, dessin, peinture.. Exception pour la scène Punk Rock, qui elle, la suit depuis quelques années. En clin d’œil à cet univers, elle cite ainsi comme meilleur souvenir de cette année l’interview qu’elle a menée avec The Psychotic Unicorns, un groupe dont elle affectionne particulièrement la musique. Elle décrit ainsi une vraie rencontre humaine, pleine d’énergies, un peu improbable quelques heures avant le réveillon du nouvel an, dans l’effervescence des derniers préparatifs de la fête pour la soirée. Un article dont elle est fière, qui colle avec sa personnalité.

« Tant qu’il y aura des choses à dire, je serai là pour les dire. »

Pour cette nouvelle saison, elle souhaite continuer à écrire sur des sujets qui lui tiennent à cœur et qui vont avoir une réelle portée, elle parle alors du féminisme qu’elle espère infuser dans son traitement de l’actualité culturelle, notamment dans la musique et le théâtre. Et évoque également l’envie de couvrir les élections présidentielles 2027, avec l’ambition de rassembler. Elle qui considère ne pas avoir fait le tour de tout ce qui existe à Nantes, nous affirme que « tant qu’il y aura des choses à dire, je serai là pour les dire. »