Ambre : « Je filmais toujours tout »

En service civique pendant huit mois chez Fragil, Ambre Guitton est aujourd’hui bénévole au sein du média et pigiste. Retour sur ce volontariat, son lien avec la vidéo et son regard sur le milieu du journalisme.

Ambre au bistro Le Kraken. Photo de lou gates le 07/10/2026.

Originaire d’une petite ville entre Pont-Château et Redon, Ambre a étudié le journalisme pendant deux ans avant d’effectuer son service civique chez Fragil l’année dernière : « c’est passé hyper vite ». Pendant ces huit mois de volontariat, elle a accompagné les bénévoles dans la rédaction des articles et, avec son binôme Josué, organisé les rencontres avec les professionnel·les.

Ravie d’avoir découvert le média associatif, elle a pu se lancer dans plusieurs projets notamment sur la plate-forme Twitch. Projets pas toujours concluant qui lui ont valu le surnom de « chat noir » par François-Xavier et Romane, les salarié·es de Fragil.

Ambre au bistro Le Kraken. Photo de Lou Gates le 07/10/2026.

Bien qu’elle pense que chaque médium journalistique a ses points forts et ses points faibles, Ambre préfère la vidéo. Née en 2005, elle baigne dans les images de masse et les réseaux sociaux. « Quand j’étais petite, j’avais une DS […] Et par exemple, YouTube, je le regardais sur ma DS. ». Avec sa sœur, elles s’amusent à faire de faux JT filmés avec cette console de jeu portable : « à chaque fois on filmait tout avec ma DS. Ma DS, vraiment, il y a une archive de mon enfance, mais c’est énorme. Je filmais toujours tout. ».

Une place dans le journalisme difficile à se faire

Aujourd’hui, Ambre est pigiste. Elle tente de se faire une place dans ce milieu compliqué et difficile d’accès par manque de moyens et où deux écoles s’opposent : celle « très protocolaire, scolaire où tu passes par des écoles qui sont reconnues pour aller dans des médias qui sont très mainstream, qui sont les grands médias auxquels on pense tous. ». Et l’autre « où justement ce n’est pas parce que tu as pas fait telle école que tu peux pas faire de journalisme, il y a Fragil par exemple qui le montre. Et sauf qu’en fait c’est cette team là parfois qui a aussi moins de moyens parce que c’est souvent des médias indépendants, associatifs. ». Néanmoins, cela ne l’empêche d’essayer et de rêver à la journaliste qu’elle souhaiterais être : « une journaliste qui écoute les gens mais qui les écoute vraiment qui prend son temps, qui prend le temps de faire une bonne information et qui est en raccord avec elle-même. ».

Ambre aime voyager. Photo de Lou Gates le 07/10/2026.

Et lorsque Ambre n’est pas journaliste, elle aime partager du temps avec sa famille et ses proches : « passer des bons moments par exemple une après-midi entre cousins à faire des jeux de société, se faire des balades. ». Ainsi que voyager : « Allemagne, Portugal, Espagne, Croatie, Italie (Sicile), Pologne, Angleterre. J’aime découvrir et comprendre le monde qui nous entoure. Je suis plutôt du style à avoir besoin de concret pour bien comprendre les choses – d’où mon attirance pour l’audiovisuel je pense (rires). Pour moi c’est plus parlant et « impactant ». ».