« Pour une fois, l’algorithme Insta était bien fait (rires) ! » C’est en découvrant une publication de Fragil sur Instagram que Lou Gates décide de rejoindre l’association. Après dix ans passés entre Paris, Angers et Mulhouse, elle est de retour à Nantes, la ville où elle a grandi de ses 3 ans à ses 19 ans. L’occasion, de renouer avec la ville, mais aussi de s’essayer à l’écriture journalistique.
Son intérêt pour le journalisme est né à Paris, lors d’un atelier podcast suivi pendant un an au Centre Paris Anim’. Elle y a créé Engagé·es, un podcast diffusé sur Arte Radio, consacré aux parcours militants. « C’est comme ça que j’ai découvert le journalisme. » Si la jeune journaliste a déjà un bon bagage pour faire des interviews, aujourd’hui, elle souhaite « tout tester » et particulièrement l’écriture dans la presse écrite.

À 29 ans, Lou cherche également un emploi dans l’animation, un domaine dans lequel elle a travaillé pendant six ans auprès des jeunes et des seniors. Initialement attirée par les métiers du livre après des études d’histoire et une formation professionnelle, elle découvre finalement une autre voie après le Covid. « Avec la pandémie, les librairies ne se portaient pas au mieux… J’ai préféré l’animation, donc je suis restée dans cette branche. »
Écrire, découvrir et sortir de chez soi
Son retour à Nantes est aussi lié à son handicap physique et moteur, dû à une maladie génétique. À Paris, les déplacements en transports en commun sont devenus un obstacle quotidien. « C’est pas juste un escalier à Paris, c’est vraiment des escaliers partout ! » Dans la cité des Ducs, l’accessibilité et la gratuité des transports lui permettent de retrouver davantage d’autonomie. Pour autant, Lou veut prendre son temps : « J’essaie de découvrir et de ne pas aller trop vite. »

Fragil représente aussi une motivation pour sortir davantage, malgré la fatigue liée à son handicap. Cinéma, expositions et natation rythment son quotidien. Déjà engagée à la Croix-Rouge pour l’unité parisienne, notamment dans les maraudes et la communication, elle souhaite poursuivre son bénévolat à Nantes. « Et en parallèle, Fragil va me faire sortir de chez moi », espère-t-elle.
Si Lou se projette d’ici juin 2027, elle espère avoir écrit plusieurs articles, découvert la ville (à travers ses propres reportages et ceux des autres membres de Fragil), mais aussi avoir gagné en assurance. Une confiance qui se construira pas à pas, au contact des autres et des projets collectifs.

Et quand il s’agit de se sentir à sa place, Lou a une image bien à elle : « Je crois qu’il y a eu un bug génétique, j’aurais dû être un animal marin et pas un humain. » Si vous ne la trouvez pas sur le terrain, en train de réaliser une interview, cherchez plutôt du côté d’un bassin : il y a de grandes chances qu’elle soit en train de nager.




