7 mai 2025
Espace culturel et social, la Cale 2 Créateurs propose désormais un espace lecture
L'association des Femmes en Fil ouvre son espace de lecture au cœur de la Cale 2 Créateurs, sur le Parc des Chantiers.
L'association des Femmes en Fil ouvre son espace de lecture au cœur de la Cale 2 Créateurs, sur le Parc des Chantiers.
La danseuse et chorégraphe nantaise Flora Théfaine, a été mise à l’honneur durant l’exposition Afrique en Mouvement qui s’est tenue du 23 janvier au 1er mars 2025. Celle-ci a été coréalisée par l’association MUVACAN et le CCNN. Les deux collaborateurs nous livrent les raisons pour lesquelles ils ont souhaité l'immortaliser.
Samedi 15 février au Salon de Lecture du Lieu Unique s’est tenu un atelier bande dessiné porté par Margaux Manchon, illustratrice nantaise connue pour ses dessins avec ses petits personnages hauts en couleur.
Jeudi 30 janvier, se tenait au Solilab, une soirée d’échange pour mieux comprendre le Liban, entre enjeux géopolitiques, exposition de photos, témoignages de Libanais·es et partage culturel.
Hervé Castaing, photographe installé à Nantes, a ouvert la galerie Mostra en mai 2024. Depuis le 9 janvier et jusqu’au 16 février, on peut y retrouver l’exposition Errance Malgache de Laurent Blandin.
Retraçant l’œuvre foisonnante du nantais Yves Marie Gillardeau, l'exposition "Yves-Marie Peintre Reporter - Entre chaos mondial et chaos intime" est à retrouver jusqu'au 19 janvier à Cosmopolis et au Café de La Perle. Portée par une association créée à la mort de l'artiste en 2021, cette rétrospective donne à voir une dernière fois les œuvres de l'artiste nantais et en profite pour toutes les mettre en vente. Les sommes récoltées financeront la production d'un livre du même nom que l'expo et les associations où Yves-Marie Gillardeau a laissé une trace de son passage.
Jusqu'au 6 janvier 2025, l'artiste Fabrice Azzolin investit le Muséum de Nantes avec l'exposition art-science "La symétrie des rêves" présentant pas moins de 300 papillons étonnants.
Depuis fin octobre, l’exposition « Sur tes lèvres » propose, au Lieu Unique et à la Frac, une réflexion autour du baiser et de tout ce qu’il procure. À travers de nombreux supports artistiques, l'exposition a mis le public d'accord sur la forme sans pour autant convaincre tout le monde sur le fond.
Plus de 150 objets originaux, de la Renaissance et du Moyen Âge, reflets de l'une des plus belles collections européennes et extra-européennes en la matière, sont présentés pour la première fois en France. Une exposition anthropologique qui questionne l'imaginaire de la chevalerie, encore présent aujourd'hui dans la littérature et sur nos écrans. À voir jusqu'au 20 avril 2025.
Sous le porche discret de Pol’n, l’exposition d’Ana Pich ouvre la réflexion sur les violences judiciaires. Entre les dessins saisissants des tribunaux et les témoignages d’intervenant·es, le public échange sur la souffrance des professionnel·les du droit et la place de la justice dans notre société. Le débat, qui fait salle comble, pose une question clé : comment repenser le système pour transformer la justice ?
L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.
Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.
En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »
Valentin Gaborieau – Décembre 2017