20 mars 2018

Art Me! : c’est fini !

Sans doute êtes vous déjà passés devant cette vitrine sans prétention, mais l'aviez-vous seulement remarquée ? Saviez-vous qu'il s'y vendait des œuvres originales ? Il y a de cela quelques semaines nous avions rencontré Brice Peter, le fondateur de la galerie Art Me! située 9 Rue de la Barillerie à Nantes, à deux pas des Galeries Lafayette. Sa démarche de démocratisation de l’œuvre d’art, atypique et généreuse nous avait beaucoup intéressés à Fragil. Cet aspect éducation à l’art faisait en effet parfaitement écho à notre éducation aux médias. Nous aimons et défendons cette idée, au cœur de notre démarche, selon laquelle la culture appartient à tous et à toutes. Que nous pouvons nous l’approprier. C’est donc avec dépit, et alors que l’article qui devait la présenter était encore en écriture, que nous avons appris la fermeture de cette galerie pas comme les autres. Les manifestations de 2016 qui quatre mois durant ont mis à mal notre centre ville lui ont porté un coup financier qui s’est avéré fatal. Art Me!, ce lieu iconoclaste qui avait su fédérer public, galeries et collectionneurs, a fermé ses portes le 10 mars.

Art Me! : c’est fini !

20 Mar 2018

Sans doute êtes vous déjà passés devant cette vitrine sans prétention, mais l'aviez-vous seulement remarquée ? Saviez-vous qu'il s'y vendait des œuvres originales ? Il y a de cela quelques semaines nous avions rencontré Brice Peter, le fondateur de la galerie Art Me! située 9 Rue de la Barillerie à Nantes, à deux pas des Galeries Lafayette. Sa démarche de démocratisation de l’œuvre d’art, atypique et généreuse nous avait beaucoup intéressés à Fragil. Cet aspect éducation à l’art faisait en effet parfaitement écho à notre éducation aux médias. Nous aimons et défendons cette idée, au cœur de notre démarche, selon laquelle la culture appartient à tous et à toutes. Que nous pouvons nous l’approprier. C’est donc avec dépit, et alors que l’article qui devait la présenter était encore en écriture, que nous avons appris la fermeture de cette galerie pas comme les autres. Les manifestations de 2016 qui quatre mois durant ont mis à mal notre centre ville lui ont porté un coup financier qui s’est avéré fatal. Art Me!, ce lieu iconoclaste qui avait su fédérer public, galeries et collectionneurs, a fermé ses portes le 10 mars.

Entretien avec Brice Peter, le fondateur de Art Me! , une galerie d’art démocratique

Fragil : Depuis combien de temps existez-vous sur Nantes ?
Brice Peter : Cela fait cinq ans, j’ai ouvert fin mars 2013. J’ai ouvert sur une idée à l’origine de ce que j’aimerais comme galerie (je suis un passionné d’art), de ce que j’aurais aimé trouver comme galerie quand j’ai commencé à m’intéresser à l’achat d’art. Je suis un collectionneur, je connais pas mal d’artistes, et j’ai eu la chance pendant des années avec mon métier précédent de rentrer dans beaucoup de galeries. Mais au début j’étais toujours très embêté par les galeries parce qu’on me posait des questions bizarres, sur mes goûts, du style « quel courant vous intéresse ? » Heu… tous en fait ! Ce qui m’intéresse c’est une œuvre, pas un courant. Le transfigurationisme abstrait m’intéresse beaucoup mais bon… C’était vraiment par rapport à cette approche là, je ne viens pas d’un milieu de collectionneur mais d’un milieu plutôt modeste, ma mère aimait l’art mais sans plus, je me suis construit et c’est par mon goût personnel que je suis arrivé à vouloir acheter de l’art. Du coup je n’avais pas du tout l’étiquette, les connaissances, comment fait-on dans une galerie ?

Fragil : Les galeries sont-elles très codées ?
Brice Peter : A Nantes, nous avons la chance de ne pas trop avoir cette partie là, mais à Paris ou partout dans le monde oui ! Je suis allé à Pékin et c’est exactement la même chose, à New-York, à Londres on retrouve ces codes là. C’est-à-dire que tous les autres commerces sont passés au libre service et les galeries d’art se sont au contraire « élitisées ».

“Art me, ça percute, c’est court, facile à retenir.”

Fragil : Comment avez-vous choisi le nom d’Art Me ! ?
Brice Peter : Ce n’est pas moi, c’est une copine qui me l’a proposé, je cherchais un nom et ça a été jeté comme ça lors d’un brainstorming. Je trouvais cela intéressant parce qu’il y avait le côté d’injonction, de dire « je suis inclus dans l’art ». Ça percute, c’est court, facile à retenir.

Fragil : Quelle était la spécificité que vous vouliez amener ?
Brice Peter : Ce que je voulais c’était de pouvoir rentrer dans une galerie, déjà sans être importuné, sans que l’on me saute dessus, sans que l’on me pose trop de questions. Je ne suis pas verbeux mais plutôt contemplatif, j’aime regarder, j’aime découvrir, j’aime comprendre le travail et puis effectivement si j’ai besoin de compléments, hé bien je demande des compléments ! Je ne suis pas du style à arriver dans une expo et prendre forcément la fiche explicative pour comprendre, j’essaie de comprendre par moi-même d’abord, avant d’aller plus loin. Toujours l’exemple d’une super expo que j’ai vue il y a une dizaine d’années où je suis rentré dans une salle, c’était une installation, une salle blanche avec un climatiseur. Il faisait très chaud à l’extérieur alors je me suis dit ok… il y a un climatiseur, mais la salle blanche, je ne comprends pas. C’était le climatiseur l’œuvre. Voilà. Le froid glacial, le blanc etc… Bon. L’explication quant à elle était très bien écrite. Mais pour moi c’était de la littérature à ce niveau là. Et souvent hélas c’est le cas. C’est bien lorsque c’est complémentaire, et que l’œuvre touche, qu’il y a quelque chose qui se passe, une émotion. Dans l’esprit de l’ouverture de la galerie c’était proposer à un public, qui ne soit pas forcément composé d’avertis, de l’art accessible. Et accessible cela a plein de sens. Facile à trouver déjà, il ne faut pas aller à un endroit spécifique, donc pour moi c’était plein centre ville. C’est aussi accessible en terme de regard, c’est-à-dire qu’on est touché, on a une émotion immédiate sans avoir à consulter les 300 000 fiches qui vont tout nous expliquer.

“Dans l’esprit de l’ouverture de la galerie c’était proposer à un public, qui ne soit pas forcément composé d’avertis, de l’art accessible.”

Fragil : Vous avez conçu votre galerie comme une boutique qui vendrait des cadres, qui n’est pas estampillée “galerie”…
Brice Peter : Exactement. On entre parce que les portes sont ouvertes et qu’on a vu de la lumière. Et puis on se dit Ah tiens c’est quand même… de l’art ! On n’a pas le sentiment de renter dans quelque chose de différent. L’idée c’est que tout le monde puisse rentrer, ait envie de rentrer. Et puis ensuite on se rend compte que ce sont des œuvres d’art, des œuvres uniques ou des tirages limités de photos, de lithos. Et que la personne puisse se dire mais moi aussi je peux ! Parce qu’au moment où elle trouve quelque chose qui lui plait, elle regarde le prix et il est accessible.

Fragil : Quelle est votre gamme de prix et comment l’avez-vous pensée ?
Brice Peter : En fait j’ai regardé ce qui se faisait dans la rue, ici, et je me suis fixé la même gamme de prix en fonction de ce qui se rencontre rue de la Barillerie. Les gens qui viennent dans cette rue s’attendent à rencontrer des « produits » qui sont compris entre 25 et 1000 euros. 1000 euros pour les bijouteries, 25 pour la plupart. Un T-shirt coute 25 euros, un pantalon 100 euros, des chaussures environ 120/150 euros. C’est ce que nous avons dans le quartier et c’est cette gamme de prix que j’ai voulu avoir. Après j’ai trouvé les artistes qui entraient dans cette gamme, mon but n’était bien sûr pas de baisser les prix des artistes. Si j’avais mis mes prix au dessus de 1000 euros les gens se seraient dit que ce n’était pas pour eux puisqu’il n’y a pratiquement rien au dessus de ce prix dans la rue et qu’ils sont bien là pour la rue, et non pas pour la galerie. C’est vraiment cet esprit là, l’accessibilité : ne pas choquer, qu’il n’y ait pas de « ce n’est pas pour moi » mais plutôt « ah oui, à 200 euros c’est tout à fait cohérent par rapport à ce que j’avais l’intention de mettre dans un manteau, des chaussures etc ».

Fragil : Combien d’artistes exposent chez Art Me, et combien vous sollicitent ?
Brice Peter : En tout je travaille avec une cinquantaine d’artistes, une quinzaine pratiquement en permanence, et en tout 20/25 sur lesquels je fais des expos à l’étage. J’ai à peu près 200 artistes par an qui me font une demande, soit en passant, soit par mail…

“Je ne fais pas une sélection par rapport à mes goûts personnels mais par rapport à ce qui va intéresser un public qui rentre ici et qui va le surprendre, comme avec Piloro.”

Fragil : Et quels sont vos critères de sélection ?
Brice Peter : Ils sont très variés. C’est déjà la maturité de l’œuvre. Dans les 200 que l’on me propose, les deux tiers ne sont pas matures. Ou l’artiste n’a pas de technique du tout et essaie de faire des choses ou bien n’est pas arrivé assez loin dans sa démarche. C’est assez rapide à voir et c’est l’essentiel de ce que je vais refuser. Pas assez mature, pas assez abouti que ce soit par la technique ou par la démarche, la progression. Je ne veux pas non plus multiplier le nombre d’artistes, ça ne sert à rien, je ne vais pas en proposer 50, les faire tourner, leur dire que je les accepte à la galerie et puis après au revoir. Mon but c’est de travailler à long terme avec eux et c’est vrai que lorsque je sélectionne un artiste je vois d’abord ce qu’il a fait, j’essaie de voir d’où il arrive et puis j’essaie de discuter avec lui pour voir comment il fonctionne, comment il avance. L’autre question est de savoir si la clientèle que j’ai va être intéressée par ce travail. Au début j’ai essayé d’ouvrir au maximum mais je sais typiquement que les nus, même très sobres, ça ne fonctionne pas par exemple.

Fragil : Pourriez-vous définir votre clientèle ?
Brice Peter : Elle est assez variée mais il y a des « choses » que je sais que je ne vends pas. Je l’ai testé et celles là je ne les retiens pas. Les photos, j’ai essayé, je ne les vends pas. Aujourd’hui j’ai quelques photos mais c’est plutôt autour de Nantes parce que c’est ce que je vais pouvoir vendre. Cela ne sert à rien que j’embête un artiste à produire, à présenter quelque chose si je sais que j’ai déjà essayé le même style, qu’on est dans le même esprit et que je ne le vends pas. Je sais aussi que je peux prendre des risques quelque part, typiquement pour moi Piloro (article paru sur Fragil), c’est un artiste qui est différent. Pour lui je peux prendre un risque. C’est-à-dire que je ne mets pas en péril la galerie comme dans une galerie d’art classique qui va exposer un artiste pendant un mois. Je ne prends pas de risque par rapport à son travail. Je le présente car moi ça m’intéresse, il est très abouti dans la démarche. Une vraie démarche mature, qui propose quelque chose de différent avec une couleur, un esprit différent. Là je peux, je trouve que c’est intéressant. Après il y a des artistes qui font ce que j’ai déjà présenté ou proche de ce que je présente déjà et je sais que cela ne fonctionnera pas et ce sont deux choses différentes. Je ne fais pas une sélection par rapport à mes goûts personnels mais par rapport à ce qui va intéresser un public qui rentre ici et qui va le surprendre, comme avec Piloro. Je vois un regard clientèle sur son travail qui se dit « tiens ça c’est différent, c’est intéressant ». C’est ce regard que je veux capter, et je vais insister peu importent les ventes. Typiquement pour moi Piloro c’est un artiste complet. C’est-à-dire qu’il vient de quelque part, il a une recherche, il a une démarche réelle qui n’est pas formulée parfois mais ce n’est pas grave. On ressent son fil rouge. Il y a ceux qui arrivent avec un CV où leur démarche est parfaitement formulée et quand on regarde leur travail on se dit qu’on n’est pas sûr que cela corresponde, on ne voit pas la cohérence, on ne comprend pas l’envie qu’ils ont derrière. Chez Piloro, on retrouve cette matière, cette envie de matière. C’est intéressant, avec cette délicatesse. Du coup il y a quelque chose qui se crée, qui évolue, qui s’affermit. C’est ce que je recherche dans un artiste. Une identité, une réelle identité. C’est fou le nombre d’artistes qui n’ont pas cette identité.

“Il y a une vraie vie de galerie à Nantes.”

Fragil : Comment êtes-vous perçu par vos confrères galeristes ?
Brice Peter : Relativement bien maintenant. J’ai lancé il y a 4 ans avec un collègue l’association des galeries nantaises, Art Galerie Nantes, dont je suis président. Nous sommes 16 galeries sur les 26 nantaises, et nous faisons la Nuit des galeries tous les ans. Globalement je suis bien perçu parce qu’ils comprennent que je ne suis pas un concurrent. Je suis ingénieur de formation et j’aime bien aussi tout ce qui est marketing même si je n’en ai jamais fait en tant que tel, mais j’aime bien concevoir ce qui a marché. Lorsque je fais un projet que ce soit en logistique ou pour une galerie, je le structure. Je veux dire ce qui est marketing dans le sens étude de marché, mon but c’est d’être en accès, la porte d’entrée facile. Ensuite si les gens veulent aller plus loin je n’ai pas forcément la place mais je vais leur indiquer d’autres gens qui sont mes collègues, je ne peux pas tout présenter.

Je voulais intéresser les gens à l’art, et pour ce faire il faut un réseau avec les autres galeries. Contrairement à d’autres métiers le nôtre est de montrer qu’il y a une offre, et de promouvoir l’offre. La demande n’existe que s’il y a une offre. On n’est pas dans l’inverse, c’est cela qui est intéressant. Quand j’ai ouvert il y a bientôt cinq ans les gens disaient qu’il n’y avait plus de galeries à Nantes. Moi j’en connaissais 28, lieux d’exposition ou galeries. Il n’y a plus de galeries à Nantes, ce n’est pas possible ! Aujourd’hui il n’y en a plus que 26, certaines ont ouvert, d’autres ont fermé, peu importe. Il y a une vraie vie de galerie à Nantes. Avec un autre collègue qui a revendu, nous avons voulu nous réunir pour essayer de montrer qu’on existe. Montrer qu’il y a une offre que les gens peuvent découvrir de manière globale. Nous avons créé un collectif au départ avec une quinzaine de galeries et nous avons monté l’association des galeries avec 16 galeries aujourd’hui qui éditent un petit fascicule, un petit guide d’Art Galerie Nantes qui regroupe tous les membres de l’association : galerie Albane, Montesquieu, Gaïa, Rez de chaussée, et bien sûr Art Me !, Perrine Humeau qui fait de l’art brut… Il y a tous les styles de galeries, de la galerie d’artistes avec 21 grammes ou Prisme jusqu’à Toulouse Lauwers qui a deux ans maintenant et qui propose les artistes internationaux. Le but c’était vraiment de dire regardez, il y a énormément de styles de galeries à Nantes! On est très nombreux et on offre quelque chose de très divers. Après avoir édité ce guide on a voulu créer un événement pour marquer les esprits et se dire que finalement il y a une vraie vie. Du coup on a créé la nuit des galeries qui a lieu tous les ans en avril de 20h à minuit, ce sera la troisième édition cette année. La première année nous avons basé toute notre communication sur oser pousser la porte d’une galerie, oser rentrer, et nous avons eu finalement plus de 5000 passages, j’ai eu plus de 1000 personnes ici, ça fait du monde ! Ce que nous voudrions c’est que les gens viennent voir les galeries et se disent les galeries, ce n’est pas ce qu’on pensait. Parce qu’essentiellement le retour que l’on a des gens qui ont fait la nuit des galeries, qui ont fait plusieurs galeries alors qu’ils n’en connaissaient qu’une, c’est que nous sommes tous différents, nous proposons tous des choses différentes. Ils n’auraient jamais pensé qu’il y avait autant de choses intéressantes à Nantes, et c’est ce que nous voulons. Notre but à nous, contrairement aux autres magasins commerciaux, même si on est commerçants, n’est pas de vendre un produit mais de présenter l’univers d’un artiste. Et en même temps de permettre aux artistes d’avoir un peu d’argent parce que cela les aide bien ! (rires). Dans notre environnement il faut qu’ils gagnent de l’argent, qu’ils paient leur matériel.

Fragil : Vouliez-vous créer des vocations de collectionneur ?
Brice Peter : C’est ce dont j’ai envie. Mon but c’est d’avoir un étudiant ou un jeune actif qui rentre ici, qui va acheter une première œuvre, ce que j’ai déjà eu, qui va en acheter une deuxième, une troisième et qui ira acheter peut être une œuvre à plus de 1000 euros d’ici quelques temps, c’est mon but. Il n’y avait pas ce chainon, cette étape pour commencer. On n’avait pas cela présent à Nantes.

“Vivez avec une œuvre originale vous allez voir c’est addictif, la meilleure des addictions.”

Fragil : Cela existe t-il ailleurs ?
Brice Peter : Oui, cela existe par d’autres galeries effectivement, il y a des gens comme Carré d’artiste qui font cela dans la région parisienne, à Aix en Provence. J’ai vu ça la première fois sous le nom de Bazar dans les années 1999/2000 aux galeries Lafayette. Ils avaient fait un corner temporaire où ils présentaient des œuvres accessibles, petites. Je m’étais dit que c’était vachement intelligent parce que du coup les gens peuvent s’acheter une œuvre originale d’un artiste, facilement. Ils vont aux galeries Lafayette pour acheter des vêtements et finalement ils repartent avec une œuvre…

Fragil : N’est-ce pas un peu addictif de posséder une œuvre originale ?
Brice Peter : Vivez avec une œuvre originale vous allez voir c’est addictif, la meilleure des addictions. Elle est intéressante parce qu’elle projette plein de choses. Ma première œuvre je l’ai achetée à 23 ans avec mon premier salaire. Un truc très classique, plutôt symbolique, assez difficile à décrire, un artiste absolument inconnu. C’était vraiment par hasard. Évidemment je la vois différemment aujourd’hui qu’à l’époque, on grandit aussi et on y projette des choses différentes. Par rapport à une reproduction ou même par rapport à une œuvre connue, des gens vous disent ce qu’il faut y voir et vous y voyez autre chose dans une œuvre originale. C’est vous qui voyez quelque chose. Finalement l’artiste n’a peut être pas voulu mettre tout ça mais quelque part il a transmis quelque chose, c’est un bébé. Qui grandit lui-même. On se l’approprie, on y voit des choses, c’est vraiment un bébé mis au monde qui grandit dans la famille qui va l’accueillir. A des moments peut-être qu’on s’en lasse, puis on les redécouvre, c’est très étonnant. Et cela on ne peut pas l’avoir avec quelque chose d’inerte.

“C’est l’art plaisir que j’ai envie de promouvoir.”

Fragil : Êtes vous investisseur, pourriez vous spéculer et revendre une œuvre qui a pris de la cote par exemple ?
Brice Peter : Non, ça ne m’intéresserait pas. A la rigueur je me fiche que l’artiste devienne connu ou pas, c’est l’œuvre que j’ai achetée, j’aimerais bien qu’il devienne connu parce que cela me ferait plaisir pour lui mais ça s’arrête là. Je réponds souvent à des acheteurs potentiels qui me disent qu’à ce prix là cela ne vaut le coup que si l’œuvre prend de la valeur, d’aller acheter un ticket de loto. Ils ont plus de chances. L’art investissement c’est un autre métier. C’est l’art plaisir que j’ai envie de promouvoir. L’art investissement il faut acheter déjà cher, très cher parce que si l’artiste ne vend assez cher il ne pourra pas progresser, et vous risquez de perdre beaucoup s’il ne progresse pas. Il faut beaucoup d’argent pour être art investisseur, ou bien faire comme des chinois que j’avais rencontrés qui achetaient des parts d’œuvres d’art. C’est très intéressant financièrement mais je ne vois aucun intérêt à cela. C’est un business. On n’est plus dans l’art. L’œuvre est où, dans un coffre ? Quel est le but de l’œuvre dans ces cas là, qu’on m’explique. Autant que le Louvre ne soit que les réserves ! Pour moi cela fait partie de ces aberrations autour de l’art. Ce qui me fait plaisir c’est de regarder les œuvres, de les comprendre, de les analyser, de voir comment elles ont été faites, ce qu’elles font ressentir. Finalement le seul intérêt de l’art c’est de provoquer une émotion. Une émotion qui va varier dans le temps. Quand elle est trop immédiate parfois elle est fugace. C’est comme cela que je recherche les artistes, que l’émotion qu’ils provoquent soit longue, que l’on découvre et redécouvre des choses à l’intérieur, qu’il y ait plusieurs angles d’approche, qu’il y ait un regard long.

Gribouillis (hi)P(h)OP

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Communicante passionnée de contact et d'expériences humaines, d'art et de culture: théâtre, cinéma, et expositions

L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines “Envoyé Spécial” et “Complément d’enquête” verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est “la première priorité du service public”, comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d'”Envoyé Spécial” ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017

2018
septembre
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Spectacle vivant et handicaps : égalité d’accès à la culture pour toutes et tous ?

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Hoffmann, dans l’ivresse de ses mots, à Saint-Céré

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Le syndrome Blablacar

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Un opéra de Jean-Jacques Rousseau à Saint-Céré

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juillet
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Dub Camp 2018 : Big Up !

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L’Altercafé : À la pointe de l’électro nantais

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La Nuit de l'Erdre 2018 : un 20ème anniversaire réussi !

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« Les p’tites Michu » à Nantes : « Comme l’éveil du printemps… »

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L’intimité universelle de Pauline Croze

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Omar Meftah, amuseur anti-politiquement correct, à fleur de peau, à fleur de mots

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Les pieds sur Terre

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À VIF de Kery James

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(G)RA(Z)ZIA

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À Contre Courant : Carpes et diem

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Un Dom Juan moderne, punk et rock à la salle Vasse

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The Representation Project : mettre en lumière le rôle des médias et de la société sur les stéréotypes de genre

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Turbulences en temps et en heure

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Avishaï Cohen, voyages en terre de Jazz

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« Les contes d’Hoffmann » selon Olivier Desbordes : « Ambiance poétique et enfumée… »

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mars
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21

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Art Me! : c’est fini !

20

Gribouillis (hi)P(h)OP

19
Formation : fabrication de l'information à l'ère numérique

Formation : fabrication de l’information à l’ère numérique

19

Dans le Château de Nantes, y avait une expo rock, y avait une expo rock…

16

Je venais d’avoir 18 ans, j’étais beau comme un enfant

15

Bertrand Cuiller dirige « Rinaldo » de Haendel : « L’envie de libertés musicales »

14

Les nouveaux clowns du CHU de Nantes

13

Les jardins extraordinaires de Boutur’âges

12

#Négotraining : techniques d'avancement pour dames

09

Passages à l'art

09

Human flow, de Ai WeiWei : magistral documentaire sur les chemins de l’exil

08

Association Le goût des autres : Cuisine, Échange et Insertion

08

La migration exposée à Nantes

07

Au-delà de leurs frontières, nos barbelés

07

Le thème de la migration au collège

06

Le téléphone portable des exilés, bien plus qu’une distraction

06

Soufiane, le parcours d’un réfugié

05

Les passeurs de livres de Daraya : Delphine Minoui

05

Reportage à Reyhanli, à la frontière turco-syrienne

02
formation fake news

Décrypter fake news et intox au Lycée St-Stan de Nantes

02

L’éducation aux médias : réseaux sociaux et narrations web

février
28

Zoom sur les faces cachées d'Internet

27

Avec NMcube, PressPepper repense son avenir

26

Memories of Sarajevo & Dans les ruines d’Athènes

22

Mohamed Bourouissa : un artiste et des gens

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Quand la contrainte libère la plume

20

« Une BD si je veux, quand je veux ! » : quand la bande dessinée se met au service du féminisme

20

Voyage improvisé autour de l’art-thérapie

20

Shoot oldschool à l’Altercafé

19

Un premier Comte, à l'Opéra de Nice, pour Jean-Luc Ballestra

19

Les jeunes plus intelligents que leur smartphone ?

15

La conquête des libertés

12

Le Resto du Grand T : quand jeunesse rime avec justesse

12

Danser pour vivre

12

Snapchat, pourquoi les jeunes en sont fous et les vieux n’y comprennent rien?

12

Une expo de dessins à voir à Saint Herblain

09

Vivir y otras ficciones

08

Pour que vive Marianne...

07

Hybris : l’amour en maux

06

« Contes d’Hoffmann » à Monte-Carlo : les blessures créatrices…

janvier
30

Les 20 ans de la nuit de l’Erdre : six concerts explosifs !

29

Peer Gynt : une critique sociale incisive et foisonnante, dans une langue d’hier aux accents d’aujourd’hui

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Conférence-débat “Dangers des écrans” : la prévention à destination des parents

25
Lundiy fragil

LunDIY#1 : Initiation à WordPress

25

Piloro, un art pluriel

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Fanny Ardant joue une veuve qui en fait trop, à Monte Carlo

24

What the Fuck ?

19

Le Père Noël est une ordure ?

19

Dali, à la folie

18
lecture-numerique-dys

Lecture pour dys : dix sur dix pour Mobidys !

18

Danser, un double combat

18

Saint-Barth’, cette île que vous ne connaissez pas

08

Motion : une performance à l’assaut de l’espace

05

Lettres à Nour: père et fille dans la tourmente

03

Festival Trajectoires : Circulez, il y a tant à voir !

2017
décembre
22

After the bees, la release party

22

Nantes : le livre où il fait bon se promener

22

« Heureux à Nantes », Le tour de Nantes en 80 lieux

20

Place au disque !

20

Le Cirque de Noël : Entre émerveillement et interrogation

19

Les amours contrariées de la Cie Frasques

18

Le journalisme pour promouvoir l’égalité fille-garçon

18

Latifa: "Je vais là où il y a de la peur"

08

Jacky Molard Acoustic Quartet : Une musique bretonne teintée de parfums d’ailleurs…

08

Quand l’Angers-Nantes-Opéra fait du cabaret dans les quartiers

04

"Moi ta honte, je la transforme en bonheur"

04

Les marchés de Noël, un intemporel qui se renouvelle

04

Pris de Vertiges au Grand T

03

Comme des samouraïs

03

Noël Au Château 2017: « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?... »

03
LUNDIY time-lapse

Les LunDIY 2018 : demandez le programme !

03

Six pieds sur terre, une comédie d’anticipation drôle et incisive

03

Robert Carsen à la Comédie Française : « Une musique du non-dit »

03

The rise of the bees

02

Le Grand T : un théâtre de service public engagé

02

Touche pas à mon info !

01

JEToDON, Jet FM a besoin de vous !

novembre
25

Tissmé dans la tess' !

24

Green Friday

24

Le chocolatier nantais Carli en pôle position

24

Scopéli, un supermarché coopératif et participatif

23

Radio Couffé: le journalisme au service de la webradio locale

23

La Cenerentola fête ses 200 ans à l'Opéra de Monte-Carlo !

22

La cartographie au service des classes de découvertes

22

"Démêler le vrai du faux" à Couëron

22

Dangers d’internet : sensibilisation des Jeunes Ambassadeurs des Droits pour l’Egalité

21

Fragil forme les associations de Plessé à la communication

21

Un nouveau regard sur le cinéma

17

Inaudible au Grand T : donner corps à la musique

15

Le retour des lunDIY de Fragil !!!

13

Pratiques des médias : le catalogue des formations professionnelles de la saison 2017/2018

13

Rachid Oujdi, un réalisateur tout en humanité

13

Komorebi au Lieu Unique : Art Brut, résultat net

13

Le passage du temps aux Utopiales

10

« Opération Lune », la fake news en œuvre d’art

10

Trump An 1

10

Carte blanche à Gabriel Saglio et les Vieilles Pies

10

"Ouvrir la voix"

06

Jean-François Sivadier met en scène « Don Giovanni » : Par delà ce regard…

03

Chinese Man en interview et en live !!!

02

Les Festivals de cinéma, on peut tous en profiter !

02

"La bibliothèque, la nuit", l'invitation au voyage du LU

octobre
27

Depardon fait salle comble avec 12 jours

27

"Le baiser du ramadan" ou comment vivre un mariage islamo-chrétien ?

27

Du Glyphosate au retour à la terre

26

La Scène Michelet, café-concert de caractère

24

Nuit des étudiants d'ici et d'ailleurs : une ambiance de découvertes et de partages

20

Ibeyi fait vibrer le Stereolux

19

#balancetonporc

18

Dans l’expectative de l’amélioration des conditions de voyage

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Un barbier au théâtre de l’Usine : « Vive la joie »

13

La soul de Sugaray Rayford dynamite le Ferrailleur !

11

Le gel des contrats aidés jette un grand froid

09

Le Ferrailleur, chaudron des musiques actuelles

06

« Hommage à Metropolis » : le street art s’invite en centre-ville

06

Les Belles Histoires de la cité nantaise…

septembre
29

BAM, le TU lance sa saison !

28

La mode solidaire aux Dervallières

28

« Les noces de figaro » de Saint-Céré : dernier sourire…

15

Nantes Digital Week : La culture sous le signe de l’innovation

14

Clap dans les bars : les jeunes créateurs débarquent en ville !

14

Charlotte Despaux et Anas Séguin à Saint-Céré: l’étoffe des grands

08

Les 100 ans du Concorde : dénouement prévu pour ce week-end

08

Froth, le shoegaze en héritage

08

La Route du Rock 2017 : retour gagnant

août
29

Les RDV de l’Erdre 2017 : les incontournables de la programmation

26

Cypress Hill retourne le festival Couvre Feu

25

Rosenkavalier à Cardiff : une comédie du temps qui passe

juillet
31

La gratuité en question

18

L'éclectisme de Beauregard

07

Fragil, une nouvelle vague

juin
30

Coup de cœur à Saint-Céré : une Traviata intime…

28

Les Boîtes (la suite)

23

La Compagnie Frasques dé-Boîtes

16

« Tannhäuser » à Monte-Carlo: La pureté rédemptrice

06

Inüit en acoustique

mai
24

« Datappert », informer à travers les données

15

"Aux origines du surréalisme" : les quatre cent coups

15
ELL

« Entre les lignes » : la migration comme source de richesse

15
jeunesse

Roulez jeunesse !

15

Conjuguer « Colibris » à l’avenir

15

« Hacker Alice » saison 2 – Alice au pays des merveilles… de Riaillé !

05

L’art, miroir sublimant

05
The-Wackids Florent-Larronde

The Wackids, tu seras rock’n’roll ma fille

05

« Tosca » à Tours, à travers le prisme de l’art

04

À Couëron, des élèves de CM2 fabriquent l'info !

avril
26

6 outils pour une veille numérique efficace

21

« In Bloom » : dompter le dinosaure

21

Woods : au-delà de l’ombre, la lumière

21

Charlotte Savary : l'amour au fil des saisons

20

Raphaël Brémard en Sancho Pança : « Une grande liberté sur le plateau »

19

Présidentielle 2017 : la parole des candidats passée au crible

07

Musée d'arts de Nantes : le songe d'une femme

07

Christiane Taubira à Nantes : « Notre humanité c'est l'immensité de nos cœurs »

07
Réparer les vivants ©Aurélie Clement

Le cœur d'un autre

07

Les Damnés à la Comédie Française : Dans les coulisses d’un inquiétant théâtre…

07

De ma fenêtre, je vois...

mars
31
Maxi Obexer

Briser les frontières

31

TUR-BU-DANSE !

31

Turbulences sous le soleil ?

29

Se dorader la pilule au soleil

24

Le THéâTRe aMOk au festival Turbulences

17

Féminin égale masculin, masculin égale féminin

17

Entrez dans la danse

17

« Doreen » au lieu unique : histoire d'un dernier soir

17

Une nuit blanche au nom de la Science

10

Kery James, vainqueur par KO

10

Gaël Faye, abyssal

10
Chill Bump @ Barakason de Rezé

Énergie 100% hip-hop

10

"Lucia di Lammermoor" à Tours : la folie en partage

09

Internet n'oublie jamais

03
Simpsons complot

Infos et usages d'infaux

03
Répétitions ensemble LINKS au CCNN 02

À la Folle Journée, dansez comme vous êtes !

03

Le cinéma russe dans l’objectif d'Artem Temnikov

02
édito journée femme

8 mars : 100 ans de luttes féministes, finalement ce n’est pas si loin… de nous !

février
24

Clément Pascaud et l'entre-deux mondes

24

Le hip-hop est vivant !

24

Pumpkin et Vin’S da Cuero prennent de la hauteur

24

Delphine Vaute, l'illustration pas très sage

10
Affiche chronographe

Le Chronographe : la machine à rattraper le temps

10

"Derrière la porte" : un récit interactif pour dénoncer les violences conjugales

10
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Hé Ho, du bateau !

10

« L'Opéra de quat'sous est d'une actualité effrayante »

janvier
27

Un Nid branché

27

Musique au cinéma : l'accord est presque parfait

27

Rangez ce zizi que je ne saurais voir

2016
décembre
23

Pour retrouver le jeu À la nantaise !

23

Est-ce que tu Baez ?

23
Les Sales Gosses

Nantes : portraits de bars

23
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Un vœu pour Noël

16
alep-yassine latrache

Alep : un silence assourdissant

16

The Rusty Bells : rencontre sur la planète rouge

16

Métissage en images

16
trans-2016-une

Fragil en Trans

16

Talitres is 15

09

JP Supermanova

09

Hip Hop, une histoire française : enfin un livre de référence !

09
seaofminds

Sea of Minds et Bar-bars : la partie émergente

09

Saïd Bouftass : de l’esthétisme au combat sociétal

08

Tous métissés !

08

Festival culture Bar-bars : le live réinvestit la ville !

02

Hindi Zahra, terre de contrastes

02
René Magritte, La trahison des images, 1929, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016

Magritte, la philosophie de l’invisible réalité

02

Inrocks Festival 2016 : Incubateur de talents

02
conf-gest

Je lutte donc je suis

02

Wax Tailor : Worldwide music

02

Photos de concert : le gavage

novembre
25
erik-lhomme

Au fond du roman, la magie – Entretien avec Erik L’Homme

25
redouanneharjane

Redouanne Harjane, poète d’une époque inepte

25

De Nantes à Bordeaux : une ode à Talitres

25
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Less is (Gil)more

25
christophe

Christophe, électrolibre

18
Affiche des Utopiales déssinée par Denis Bajram

Rafik Djoumi, héraut des geeks

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Cate Le Bon

Cate Le Bon : héroïne malgré elle

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Je suis passé chez Soy

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yaltaclub

Artistes émergents au MaMa Festival : off the record

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éditospaceoddity-AurélieClément

Space oddity : vers l'infini et l'au-delà

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loupdessteppes-16

Il faut encore porter le chaos en soi pour donner naissance à une étoile dansante

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Suuns : rock band pointu

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Swans de gauche à droite : Christoph Hahn, Paul Wallfisch, Phil Puleo, Christopher Pravdica, Norman Westberg et Michael Gira

Swans : incantations et bouchons d’oreilles

11
édito-aurélieclement

La France sauvée grâce à la retraite musicale de Maître Gims ?

04

Premier organe auditif, le cœur - Rencontre avec Sean Bouchard

04
sonor#9-AC

Festival [Sonor] : l'humanité sur écoute

04
interviewtanguymalikbordage

Projet Loup des Steppes : l'équilibre à mi-chemin entre deux extrêmes

04

Leïla Slimani, derrière le symbole

04
Ideas box

Ideas Box : à portée de livre

octobre
28
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Le monde barjot d'Adam Green

28
Le festival Sonor à Trempolino

[SONOR]#9 - Sauvons la création radiophonique

28

Corrina Repp : la condition artistique humaine

28
Librairie Echos

Echos-graphie du Proche-Orient : l’imagerie d’un monde pluriel et culturel

27

Médias : un catalogue de formations inédit à Nantes

26

Avec Fête le mur, Fragil chausse les baskets

21
ohn Singer Sargent (1856-1925), Ellen Terry en Lady Macbeth, 1889. Tate Britain, Londres. © Tate, London 2016

« Tout art est parfaitement inutile »

21
L'enfant et les sortileges

Ravel à la Scala de Milan : Revanche poétique de l'ordre des choses

21
René Magritte, Décalcomanie, 1966, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Arts visuels

21
2016-10-08_chantsbatons_j-ronnet-nicolle

Climate Chance : l'allégorie de La Poule aux oeufs d'or

14
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Zodiac : Fincher vs. Graysmith

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The Bad Plus : trois mecs simples à la recherche de la beauté

14

Scopitone donne sa grand-messe électronique sous les Nefs

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La création de Julien Grosvalet La Première Vague, présentée lors du spectacle Plateau H à Onyx.

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Spectacles

14
La façade du Mékano à Rezé

Le Mékano joue sa mécanique affable by Eskat & Korsé

09

Expressions et médias : les étudiants prennent la parole

07
L'homme de théâtre Jorge Lavelli.

Événement : Jorge Lavelli retrouve Copi à l'Opéra de Rennes

07
La danseuse Elena Annovi lors de la soirée d'ouverture du festival Scopitone

Et la lumière fut : ouverture du festival Scopitone

07

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Musique

07
Katherine Wolkoff - Deer beds (exposition à l'Atelier)

Le huitième art attend son heure

07

Ouvrir grand les portes

septembre
26
Fragil anime des cafés numériques jeunes à Dclic

Des goûters pour comprendre le numérique

16

Doom conquérant et Dark Fantasy : rencontre avec le groupe Conan

16
Traviata St Céré 2016

Rencontre : Burcu Uyar et Julien Dran jouent « Traviata » à Saint-Céré

16

Un « Jours de fête » musicalement explosif

02
Larry Garner

Les Rendez-vous de l'Erdre 2016 : 30 ans les pieds dans l'eau

août
26

Memorabilia

26
Agnostic Front Motocultor

Motocultor 2016 : le metal résonne en terre bretonne

26

« Roméo et Juliette » à la Comédie-Française : précipice amoureux

26
Hilldale

Hilldale, retour vers le futur de l'indie-pop

12

Plus vite, plus haut, plus fort

12

Médias sans médaille

12

Derrière les JO, le Brésil implose

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Rock in Loft en off des Francofolies de La Rochelle

05
Iggy Pop aux Escales 2016 à Saint-Nazaire

Musiques d'un monde

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Iggy Pop Photo Patrice Molle

L'iguane en escale

05

Uplifting Vibrations

05

La terreur sans visage

juillet
29

Les Francofolies en mode électro swing

29

Ensemble

29

Hommage à la marge

29

Mon baptême Hellfest

22
Yas

Attentat de Nice : indécences et désintox

15
"Le numérique a vraiment aidé la pornographie, car ça l’a démocratisée et ça l’a rendue normale."

Le conseil aux clients, dernier rempart des sex-shops face au porno version numérique ?

15

Hellfest 2016 : coups de cœur x 3

15
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Partage et plaisir

15

Europ'Raid : trois bourlingueurs à travers l'Europe

08
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Exceptionnel mois de juin

08
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg

« Les maîtres chanteurs » à l’Opéra Bastille : « Comment donner une mesure à l’infini… »

08

Hellfest 2016 : douceurs obscures et accords ardents au royaume du metal

08
Jade Puiroux et Vincent Lhoste

Le numérique, espoir pour les personnes handicapées

juin
24
Pour les 30 ans de Jet FM, retour en 1986.

Jet FM : 30 ans de vol sur les ondes

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Ne pas se faire manger

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Conscientes du retour en force du vinyle, les grandes maisons de disques décident de sortir de plus en plus de vinyles, en rééditant de grands classiques

Vinyle : l’objet d'art face au business

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Happening anti corrida place Royale.

« Corrida : la honte ! »

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Le jazz est encore possible !

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map

Nuages de mots, alternatives et antipodes…

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falstaff

« Le monde entier est une farce »

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Le Truck System pour une ambiance sound-system bon enfant devant Trempolino.

Histoires de Dub

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Le retour du vinyle

Vinyle : un retour en trompe-l’oeil

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Meis en concert à La Roche-sur-Yon lors du festival Hip OPsession 2016.

Hip Hop got talent

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L'équipe du Nelson Times

Un nouveau média lycéen à Nantes : le Nelson Times

08
Alice au pays d'Ancenis

Alice au pays des merveilles… d’Ancenis !

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Au Hellfest, les 10 commandements tu respecteras

02
Fatma Ben Hamad auprès d'écoliers d'Ancenis

Fatma Ben Hamad : du pastel à gratter

mai
27

Doc Gynéco reprend les consultations

27
Photo Robin Santus

Robin Santus, l’argentique dans la peau

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Ma vie de cannette

Ma vie de cannette

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notre ordinateur laisse plein d’autres traces sur le web, qui sont autant de critères d’identification

Sur le web, sortez couverts !

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Photo Saint-Pierre : la résistance argentique

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La CGT n'aime pas la pluie

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Édito de la semaine

avril
29

Fête suspendue au dessus d'un gouffre

29

« Qu’avez-vous donc mis dans votre valise ? »

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Initiation au datajournalisme et à la dataviz

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Conférence-débat : "Empreinte numérique, identité numérique et e-réputation"

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Atelier-débat : le hacking

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Atelier ludique : détective des métadonnées

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Atelier ludique : découverte des cookies de navigation

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Conférence-débat : sensibilisation au cyberharcèlement

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Ateliers de sensibilisation aux discriminations dans les médias

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Accompagnement à la création de blog

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Initiation à la frise chronologique numérique

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Accompagnement à la création de fanzines

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Conférence-débat : Ecran, Internet et Médias aux différents âges de l'enfance et de l'adolescence

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Initiation à la cartographie numérique

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Conférence-débat : Youtubeur

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Atelier de décryptage des Fakenews

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Initiation au journalisme vidéo

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Création d'une émission pour une webradio

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Visitez Nantes, son muscadet, ses émeutes…

21

Modigliani : un regard intime sur le monde

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Nicola Beller Carbone dans le rôle de Médée.

Nicola Beller Carbone s’empare de Médée

16

Ibrahim Maalouf en rouge et noir

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Gentlemen du dub (not) only

15

Rêve général

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Louise contre-attaque

mars
11

Do you speak Irakien ?

05

Au cœur de l’Étau

février
19

Tafsut Imazighen : la concrétisation d’une lutte identitaire

05

Rétrospective au cœur de la bédé

2015
septembre
11

GO leaks : le Wikileaks du Grand Ouest

août
21

Khe0ps : "La protection des sources sur le web, c’est zéro"

juin
19

Médias : les entrepreneurs en mode start-up

mai
07

Les médiathèques tournent la page

avril
12

"Sous les pavés, la plage !"

2013
juin
21

La leçon de piano de Chilly Gonzales