Ari : « J’adore faire parler les gens »

Ari aime mettre les autres en lumière, mais prendre la parole reste un défi. À 23 ans, iel cherche un métier plus humain où la rencontre et l’esprit critique gardent toute leur place. Avec Fragil, Ari veut se challenger, explorer l’univers du journalisme et créer du lien.

Ari derrière son objectif dans la librairie-café nantaise et engagée, les Bien-aimées. Photo : Louise Bret, 12/10/2026

Originaire du Morbihan, Ari, 23 ans, vient de terminer son alternance en UI/UX dans une start-up engagée pour la transition écologique. Iel s’était alors orienté·e vers le design numérique, avec une idée en tête : mettre la technologie au service de l’humain. Mais l’essor de l’intelligence artificielle vient bousculer ses projets. « J’ai vraiment du mal à utiliser l’IA, ça nous rend débiles. Demander des réponses à l’IA par flemme, c’est dangereux, aussi bien politiquement qu’économiquement », estime Ari. Pour la suite, iel cherche un métier qui laisse toute sa place au contact, à l’écoute et à la réflexion. Pourquoi pas le journalisme ? L’occasion pour iel de renouer avec son passé quand iel écrivait pour le journal de son lycée.

Rester connecté·e aux autres

La photographie occupe déjà une place importante dans sa vie. Ari aime immortaliser les concerts et a commencé très jeune à travailler avec des artistes. Iel aimerait aujourd’hui professionnaliser cette pratique. Une passion qui rejoint son intérêt pour le journalisme : « J’adore faire parler les gens, mais moi-même, c’est compliqué. » Mettre les autres en lumière semble plus naturel que de se placer au premier plan. Rejoindre Fragil, c’est pour iel l’occasion de tenter de dépasser cette réserve, liée à son anxiété sociale.

Ari est passionné·e de dessin depuis l’enfance. Iel crée énormément de fan arts, comme ici, avec le batteur du groupe américain Twenty-One Pilots. Photo : Louise Bret, 12/10/2026

Oser prendre sa place

Ari découvre Fragil sur Instagram et se reconnaît dans sa liberté éditoriale et son positionnement éthique, notamment face à l’IA. Dès les premières réunions, iel trouve une équipe soudée, bienveillante et reçoit des conseils concrets pour son premier sujet, consacré aux Utopiales 2026. où le militantisme ouvre des perspectives vers un futur désirable. « Ça donne de l’espoir », résume Ari.

Articles, podcast, Twitch : autant de formats à explorer pour gagner en assurance. Mais iel espère aussi que cette aventure lui apportera de nouvelles amitiés et l’occasion de découvrir la richesse culturelle nantaise. Au-delà du métier, une même envie se dessine : créer du lien, continuer de faire de la place aux autres et trouver la sienne.


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