Autour de la table, Enora Benard, une personne aux mille casquettes. Anciennement bénévole chez Fragil, iel a créé en 2023 l’association Muses, spécialisée dans le développement et l’accompagnement de projets émergents, portés par des artistes sexisé·es (femmes, personnes non-binaires et trans). Déjà présent en tant que bénévole à la première édition de Pride of you au Wattignies, Enora sera cette fois-ci invité autour de la table ronde qui a pour thème « Comment traiter de l’actualité LGBTQIA+ sans discriminer ? » En tant que personne queer, et travaillant avec elles·eux, cette thématique l’intéresse tout particulièrement : « Il y a encore trop de propos qui ne sont pas juste ou corrects. C’est un travail continu que de devoir faire de la pédagogie auprès des médias. »
À côté de ça, Enora Benard est également bénévole au sein de la radio locale Prun’ et est présent dans deux émissions : Sisters, qui a pour vocation d’aborder des thématiques sociétales sous un prisme féministe et engagé et TAT’ATTACK, dédié à l’univers du tatouage. Enfin, iel intervient régulièrement dans des compagnies de danse, de cirque et de théâtre.
« Avant d’adapter mon écriture, j’ai surtout élargi mes connaissances »
Notre expertise journalistique sera assurée par Elsa Gambin. Anciennement éducatrice spécialisée, la journaliste indépendante quitte ce domaine il y a une dizaine d’années maintenant : « Je ne voulais plus cautionner ce système. Ayant un master de sociologie, je me suis orientée assez naturellement vers le journalisme en commençant à écrire sur cette structure, et ce qu’il engendrait pour les enfants. » Aujourd’hui, aussi autrice de BD et intervenante dans les établissement dans le cadre de l’éducation aux médias, Elsa Gambin écrit pour de nombreux médias : de Médiapart à Politis en passant par Télérama ou encore Marie-Claire.
Spécialisée dans les sujets liés à l’enfance, l’adolescence, la santé mentale, les questions de genre ou encore la parentalité, sa plume a également touché les sujets liés aux personnes queers : « J’ai écrit plusieurs articles sur les personnes LGBTQIA+, sur diverses problématiques d’ailleurs, légères ou moins légères… »
Son style journalistique a lui aussi évolué avec le temps : « Avant d’adapter mon écriture, j’ai surtout élargi mes connaissances à travers les BD ou essais de Morgan Noam ou encore d’Arnaud Alessandrin » explique-t-elle. Une écriture inclusive systématique pour la journaliste mais qui dépend encore, au moment de la publication, des lignes éditoriales.
La passion de la langue française
Amandine Sourisse sera notre experte de la langue. « Plus passionnée par l’enseignement que la recherche », la docteure en Lettres intervient aujourd’hui au Centre Nantais de Journalisme où elle enseigne la Maîtrise de la langue. À côté de cela, Amandine Sourisse a son propre cabinet dans lequel elle reçoit des jeunes entre 13 et 22 ans pour un accompagnement scolaire, et est formatrice en expression écrite et orale.
Passionnée par la grammaire et l’orthographe, elle a également vu l’évolution de notre langue au cours des dernières années : « Vers 2017, l’écriture inclusive était dans toutes les bouches, tout le monde en parlait, c’était la fin de la civilisation, plaisante-elle, aujourd’hui, c’est beaucoup plus banalisé. » Si le point médian continue de faire débat, elle insiste sur le fait que c’est loin d’être la seule manière d’écrire de manière inclusive. « Depuis que les présidents disent « Françaises, Français » en début de leur discours, c’est déjà de l’écriture inclusive en réalité. », souligne-t-elle. Outre l’aspect écrit, Amandine Sourisse met un point d’honneur dans son enseignement à varier les représentations « Quand on revient à la simplicité, ce qui ressort en premier, c’est ce que la société nous a bien bourré dans le crâne dès l’enfance. »




