Aline Lemaire a grandi autour de Nantes et a fait ses études collégiales et lycéennes à Nantes. Mais, dit-elle, « C’est la première fois que je pense que je me sens aussi Nantaise. »
Depuis quelques années, Aline explore le monde entier. Son parcours a commencé à Bruxelles, où elle a déménagé pour obtenir une licence en sciences politiques. « À cette époque-là, je voulais sauver le monde, je me suis dit c’est ma mission sur terre », explique-t-elle. Mais elle est vite déçue par le monde politique et quitte son programme à la fac belge. Elle a continué à voyager, principalement en Europe et en Asie, où son amour pour le journalisme s’est rapidement manifesté.
Aline a créé un blog où elle publiait son carnet de voyage « sur la réalité d’être toute seule à 21 ans à l’autre bout du monde avec mon sac à dos », et des interviews de personnes rencontrées lors de ses voyages. L’une des interviews qu’elle a le plus marquée est celle avec son oncle, qui a déménagé en Indonésie à l’âge de 20 ans et y vit depuis. « On s’est rendu compte qu’on avait beaucoup plus de similitudes qu’on ne le pensait. »
Un passe-temps devenu profession
Au fil de ses voyages, elle décide de se consacrer entièrement au journalisme. Elle finit à Paris, chez Brut, avant de revenir à Nantes pour faire le service civique à Grabuge. Une fois sa mission accomplie, elle décide de retourner aux études, cette fois pour une licence de journalisme, tout en restant à Nantes. « C’était très compliqué au début, parce que tous mes amis sont partis à Paris… Il n’y avait plus personne à Nantes, et c’était très bizarre de se retrouver dans une ville où j’ai grandi, et que je n’avais absolument plus d’amis. »

Mais désormais, Aline se sent beaucoup plus à l’aise dans sa vie de nantaise confirmée. « Au fur et à mesure, j’ai réussi à me refaire tout un petit cercle », dit-elle en souriant. Elle vit désormais en centre-ville et connaît bien les bars du quartier. Elle confie que son préféré est Le Brocéliande pour une soirée tranquille entre amis, ou le Café du Cinéma grâce à sa proximité avec le Cinématographe et à son amitié avec le propriétaire.
Aline a choisi de faire un stage à Fragil en raison de son caractère hyperlocal et de son orientation culture et société, ses sujets d’écriture préférés. Elle a hâte de voir quoi et qui à Nantes « essaie de faire bouger les choses… et de connaître encore plus ma ville ».




