20 janvier 2026

Ateliers en Scène : «Un succès généré par l’accompagnement de toute l’équipe»

Reportage photo. Trempo organisait ce mardi 13 janvier à partir de 19h30 les Ateliers en Scène. Une série de petits concerts initiée par le coordinateur des ateliers David Frabolot et l'administratrice générale Baïny Diakité pour découvrir 5 groupes amateur.rices pour leur première en live. Une formule qui continue à bien fonctionner.

Ateliers en Scène : «Un succès généré par l’accompagnement de toute l’équipe»

20 Jan 2026

Reportage photo. Trempo organisait ce mardi 13 janvier à partir de 19h30 les Ateliers en Scène. Une série de petits concerts initiée par le coordinateur des ateliers David Frabolot et l'administratrice générale Baïny Diakité pour découvrir 5 groupes amateur.rices pour leur première en live. Une formule qui continue à bien fonctionner.

Les Ateliers en Scène sont devenus un rendez-vous régulier, créant à chaque fois une émulation collective dans la formation des nouveaux groupes. Les musicien·nes ont pu exprimer leur talent et leur progrès devant leurs proches et sous les regards bienveillants de l’équipe encadrante de Trempo.

L’équipe des encadrant·es des Ateliers en Scène. De gauche à droite : Baïny Diakité administratrice générale, David Frabolot coordinateur des ateliers et cours de musique, batteur, Thibault Chatellier intervenant à la basse, Mathieu Pichon intervenant à la guitare, Amaury Chopin intervenant guitare et Claire Remy intervenante clavier. Pour Baïny, l’objectif des Ateliers en scène s’explique simplement : « c’est de jouer en live sur la scène de Trempo pour former un collectif et de les faire progresser ». Ce format pour encadrer et faire tourner 18 groupes trouve un certain succès depuis 4 ans : « Chaque année, les ateliers sont complets et ce succès est généré par l’accompagnement de toute l’équipe » déclare l’organisatrice en chef des Ateliers en Scène. © Farnoud Pierre 13/01/2026

David Bertholot est en train de présenter le premier groupe formé à partir des ateliers adaptés. Un dispositif permettant de proposer un enseignement musical en studio pour des personnes en situation de handicap. Le coordinateur est lui-même à la baguette pour vérifier que les artistes sont prêt·es. Il fonctionne avec eux par « signe » précise-t-il. Et il ne cache pas sa joie après leur performance sur scène : « J’ai adoré joué avec eux ce soir. Iels n’étaient pas énervé·es, pas stressé·es, ils étaient bien dans l’écoute et la rythmique« . © Farnoud Pierre 13/01/2026

Première représentation pour ce groupe de moins de 18 ans de moyenne d’âge et mixte. Iels ont repris des morceaux à la mode comme Un Meilleur Nous de Theodora, mais aussi des titres plus anciens comme la chanson Valerie d’Amy Winehouse. Malgré le trac, le groupe constitué d’Augustin à la guitare, Lïa au clavier, Elliot à la basse, Jil au chant et Théo à la batterie, a su faire face à leur public composé surtout de leurs proches :  » J’ai ramené tout mon arbre généalogique », nous confie en souriant Jil. © Farnoud Pierre 13/01/2026

Les rayons bleutés des projecteurs irradient la scène en ajoutant de la couleur aux vibrations instrumentales et en illuminant la chanteuse : « j‘aime entendre ma voix  sur cette scène professionnelle et avec un son qualitatif » © Farnoud Pierre 13/01/2026

Passage du « projet clavier », un groupe formé par trois claviers et une chanteuse, Lïa. Elle présente ses propres compositions à Trempo devant un public conquis. © Farnoud Pierre 13/01/2026

Les deux chanteur·euses Emma et Théo ont fait vibré la salle en reprenant les morceaux Freedom du film Django Unchained et Feeling Good de Muse. « C‘est super de voir ce qu’on peut faire après seulement quelques mois de formation » se réjouit Sophie. Un des guitaristes du groupe, Luc se félicite d’être sur scène :  » Trempo nous offre une opportunité exceptionnelle. On paie des tarifs à l’année qu’on ne retrouve nulle par ailleurs« . L’autre guitariste Serge précise que malgré les prérequis pour s’inscrire dans un groupe (expérience, le style, les horaires), la magie de Trempo opère :  » On est tous réunis autour de la musique et on a conscience qu’on vient de milieux sociaux complètement voire totalement opposés ».© Farnoud Pierre 13/01/2026

La régisseuse lumière, Violette est aux manettes pour offrir au public un spectacle à la hauteur des attentes des Ateliers en Scène. Son travail est indispensable pour mettre en valeur les artistes pour leur premier live dans un cadre professionnel et assuré. © Farnoud Pierre 13/01/2026

Prochains rendez-vous à Trempo

– Mardi 20 et Mercredi 21 janvier 2026 : Bise Festival
Vendredi 23 janvier 2026 : You Should have left dans le cadre du festival Trajectoires

Professeur d’histoire-géographie, Pierre observe avec curiosité les changements de sa ville natale. Entre ses promenades à Chantenay, sa passion pour le backgammon et ses racines iraniennes, il explore à sa manière l’histoire et la culture.

L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017