artistes nantais·es

12 décembre 2025

Cool Paper Zone, la « richesse de la micro-édition » célébrée

Installée aux Ateliers Dulcie September à Nantes, l’association Cool Paper Zone inaugure le 13 décembre 2025 sa librairie dédiée à la micro-édition et aux fanzines. De 17h à 21h, le public est invité à découvrir un nouvel espace de création indépendante et de rencontres entre curieux·ses et passionné·es.

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29 novembre 2025

Premier album d’Alice H.A, pop folk instinctive et électrique

Alice H.A, chanteuse-guitariste nantaise, a sorti Sideways le 20 août 2025. Un premier album pop folk écrit, composé et enregistré sur six ans pour dévoiler un univers intime, nourri de rencontres, d’instinct et d’émotions. Retour sur le long chemin parcouru par la musicienne et sur ses choix artistiques assumés.

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24 novembre 2025

Future·s Culture·s : « La culture, c’est ce qui fait notre humanité »

Le 22 novembre 2025, aux ateliers Dulcie September, professionnel·les de la culture et citoyen·nes se sont réuni·es pour faire le point suite aux coupes budgétaires des Pays de la Loire annoncées l'année dernière. Une journée d’échanges pour mesurer les effets, partager les inquiétudes et élaborer des pistes d’action collectives.

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20 juin 2025

MiEL, chanteuse et DJ : « Pour moi, c’était pas un métier »

Artiste hybride entre RnB alternatif, neo soul et musiques électroniques, MiEL trace sa route depuis Nantes avec douceur et détermination. Elle se produit durant la fête de la musique au PNY, place Graslin. Fragil est parti à la rencontre de cette artiste émergente de la scène musicale nantaise.

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19 juin 2025

La sélection TFQ? : dernier trimestre de découvertes locales

Pour clôturer sa saison à Prun, l’équipe de l'émission TFQ? livre aux lecteur·ices de Fragil une grosse fournée d'artistes et projets nantais·es à découvrir. Ce mois ci, 44LINKUP2, Joanne O Joan, AWITW, Moor, X for Jetpack, Kloé Damigny et Bad Bad Bird sont à l'honneur.

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017