Et la lumière fut : ouverture du festival Scopitone

La quinzième édition du festival Scopitone, qui s’est déroulée à Nantes du 21 au 25 septembre 2016, nous invite à découvrir les cultures électroniques et les arts numériques. Mais avant d’aller se trémousser tout le weekend sur les dancefloors du Stereolux, pourquoi ne pas commencer le festival en douceur avec une performance du collectif italien Fuse, mêlant musique électronique, vidéo et danse aérienne.

La danseuse Elena Annovi lors de la soirée d'ouverture du festival Scopitone
La danseuse Elena Annovi lors de la soirée d'ouverture du festival Scopitone

 

L’aura graphique entoure Elena Annovi telle une toile d'araignée, des ailes d'oiseaux, voire un foestus protecteur

Gestation

La salle maxi de Stereolux est au complet pour la soirée d’ouverture du 21 septembre 2016. La performance Ljós, qui signifie lumière en islandais, débute dans le noir total. L’écran géant s’anime et nous fait voyager à travers une voie lactée en trois dimensions. Petit à petit, la silhouette d’une danseuse se découpe sur ce fond étoilé. Le concept est original : Elena Annovi est suspendue par un harnais et elle danse en apesanteur et en synchronisation avec la vidéo sur une musique electro percutante. L’aura graphique qui l’entoure peut s’apparenter à des ailes d’oiseaux, à une toile d’araignée voire à un fœtus protecteur. La brutalité de l’electro tranche avec la douceur et la légèreté du vol.

Suspendue par un harnais Elena Annovi danse en apesanteur et en synchronisation avec la vidéo et une musique electro percutante

Naissance

Son pied touche le sol et on assiste à sa naissance dans un univers hostile, matérialisé par des rafales techno. Un encéphalogramme nous donne son pouls. La performeuse est alors prise de convulsions, elle tombe, se relève et lutte dans ce nouveau monde. Elle passe de la vie à la mort et de la légèreté à la gravité. Elle joue avec une énergie imaginaire qu’elle finit par apprivoiser. La performance est électrisante et la musique tantôt lyrique, tantôt abrupte, amène une certaine profondeur.

La performance du collectif italien Fuse, mêlant musique électronique, vidéo et danse aérienne.

Le collectif Fuse cherche à explorer l’interaction entre la lumière, le son, l’espace et le mouvement

Décollage

Le spectacle ne dure que 30 minutes mais on sort envoûté par la poésie et la beauté de cette performance, et particulièrement celle de la danseuse Elena Annovi. Le collectif Fuse cherche à explorer l’interaction entre la lumière, le son, l’espace et le mouvement et c’est particulièrement réussi car ces quatre éléments se complètent parfaitement pour nous montrer un nouveau type d’art possible grâce aux nouvelles technologies. Leur prochain projet appelé Clepsydra est une installation vidéo qui tente de représenter la gravité et sera présenté à l’ancien Scalo Farini à Milan.