Chakchouka : la fête comme moyen de réunion autour des cultures d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient

Chakchouka revient ce vendredi 30 octobre pour une carte blanche à Trempo. L’occasion pour les Nantaises et les Nantais de retrouver ce collectif qui fait danser sur des musiques issues d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, depuis 2024.

Le musicien Sami Fatih (à gauche) et Le Disquaire du Dimanche (à droite) forment le collectif Chakchouka avec le DJ Karim Karim et l’artiste peintre et illustrateur «multi-casquettes» FKV37 (absents sur la photo). Photo: Irène Merhrioui–Etcheverria, 25/10/2026

À l’origine, « Chakchouka » ne devait être que le nom d’un évènement. Mais, après une première soirée réussie à Ohm Town en 2024, les organisateurs Sami Fatih, Le Disquaire du Dimanche, Karim Manai et FKV37 se forment en collectif pour continuer. « Ça nous a donné envie d’en refaire parce qu’il y avait une super ambiance, un super dancefloor. » Depuis, Chakchouka continue de faire danser les Nantaises et les Nantais sur des musiques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Au menu, du raï : une musique très populaire née en Algérie et déclinée dans des versions marocaines ou tunisiennes, mais pas seulement. « On joue aussi plein de choses du Liban, d’Égypte, d’Iran ou de Syrie mais l’accent est vraiment mis sur le Maghreb », explique Sami. Pendant les soirées, les époques et les styles se mélangent à n’importe quelle heure. Cela va des années 60-70 aux sons d’aujourd’hui et des morceaux traditionnels aux musiques électroniques. Le tout majoritairement joué sur vinyles. « On commence pas forcément par du très traditionnel, très acoustique en début de soirée et très électronique à la fin », souligne le Disquaire du Dimanche. Alors, contrairement aux idées reçues, avec Chakchouka les moments les plus festifs sont souvent tôt dans la soirée.

Un public varié

Sur le dancefloor, l’ambiance se veut « bienveillante » et « safe ». Le public est composé de « fidèles » mais aussi de nouvelles têtes à chaque édition. La diversité de publics fait écho à l’esprit du projet. Comme le plat qui lui a donné son nom, Chakchouka ne représente pas un seul pays. Il en existe des versions, avec des noms parfois différents, dans tout le bassin méditerranéen.  « On cherchait un mot ou un nom qui puisse rassembler », raconte le musicien Sami. Derrière la fête, l’objectif est aussi de faire découvrir les nuances et la richesse de ces cultures. Dans ce but, le collectif veut organiser des évènements en journée. L’idée est de toucher d’autres publics et de proposer des musiques différentes, du « live », des ateliers, des « talks » ou même de la cuisine.

Carte blanche à Trempo

Vendredi 30 octobre, Chakchouka investit Trempo, une structure nantaise qui se définit comme espace « d’émergences musicales ». Pour le collectif, « c’est l’occasion d’inviter des projets qu’on écoute, qu’on apprécie et qu’on veut défendre. » Grâce à l’enveloppe financière octroyée par le dispositif Cartes Blanches de Trempo, le collectif peut se produire avec Rita L’Oujdia et La Louuve. Chanteuse, autrice-compositrice et productrice, Rita L’Oujdia rend hommage à son héritage marocain avec sa musique. La Louuve est, quant à elle, une figure de la scène électronique algérienne.

L’affiche de la soirée Chakchouka du 30 octobre, signée FKV37, sur les bacs de vinyles du Disquaire du Dimanche, rue Joffre. Photo : Irène Merhrioui–Etcheverria, 27/10/2026

Comme pour les précédentes éditions, l’entrée se fait à prix libre. « On veut que tout le monde puisse venir, quel que soit son budget », rappelle Le Disquaire du Dimanche. Le prix « conscient » est indiqué à 5 euros.


Pour aller plus loin

  • Soirée Carte blanche à Trempo, le vendredi 30 octobre, de 20h à 1h30, prix libre
  • Pour écouter : DJ set par Chakchouka

Avatar de Irène Merhrioui--Etcheverria