Le 10 février dernier, un nouveau conseil d’administration (CA) est composé à Fragil, l’occasion de faire un tour d’horizon des bénévoles qui s’impliquent dans l’ombre.
Qui es-tu en dehors de Fragil ?
Je suis animatrice en Centre de loisirs avec les plus jeunes. Mon travail est à temps partiel, donc j’ai beaucoup de temps à côté pour me consacrer à Fragil et à d’autres projets un peu plus personnels. Ce sont des projets vraiment au début de conception et d’idéation, mais tous sont liés au domaine artistique. J’aimerais, par exemple, tester l’écriture d’albums jeunesses. A voir ce que cela donne!
Sinon, dans mon parcours, j’ai fait des études en sciences politiques pour ma licence. Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que ça me donne un certain bagage, ou du moins, des clés de compréhension du monde qui nous entoure.
Quelle est ton histoire à Fragil ?
Je suis arrivée à fragile en septembre 2025. Avec un ami, on s’est mutuellement motivé·e à s’inscrire et on était très heureux·euse d’avoir été sélectionné tou·tes les deux ! Je m’intéresse particulièrement aux sujets liés à la vie culturelle et aux actualités des associations nantaises.
En quoi est-ce important pour toi d’être dans une association comme Fragil ?
Pour moi, c’est important d’avoir des journaux indépendants qui fonctionnent avec des bénévoles, ça permet de traiter l’information différemment.
Je vois d’autant plus l’importance du travail de la rédaction de Fragil et de l’équipe salariée dans ce contexte politique de fascisation de la société et d’extrême droitisation. Beaucoup de journaux en viennent à avoir une ligne éditoriale qui tend vers la droite, voire l’extrême droite. Ca me parait primordial de soutenir les journaux cherchent aussi à lutter contre cette tendance en proposant des articles sur des sujets de société qui interrogent les rapports de discrimination. C’est un très petit contre-pouvoir parce qu’on est seulement à l’échelle nantaise, mais c’est important que ça existe. Il faut s’adresser aux citoyen·nes nantais·es pour donner d’autres type d’information que ce qui est proposé ailleurs.
Qu’est-ce qui t’a amenée au CA ?
Avant, j’étais animatrice aussi en périscolaire, ce qui m’empêchaient de m’investir dans la vie associative. Depuis septembre, je n’ai plus qu’un seul travail, et donc, j’ai beaucoup plus de temps à consacrer au bénévolat. Le travail réalisé par les associations est nécessaire dans le monde dans lequel on vit et ça me semblait important d’en faire partie de plusieurs manières différentes. Avec la nouvelle Assemblée générale de Fragil, c’était un peu le moment, je me suis lancée !
Pour moi, rejoindre le conseil d’administration, c’est aussi une occassion pour apprendre. Je connais le milieu associatif dans les universités, mais je ne connais pas tous les rouages d’une association comme Fragil. Cette implicaiton me permettra de développer un peu mon savoir sur comment fonctionne une association qui a des salarié·es et deux activités en parallèle : l’éducation aux médias et la rédaction d’un magazine en ligne.




