Qui es-tu en dehors de Fragil ?
Je suis un jeune homme de 27 ans maintenant, breton de souche, comme mon nom l’indique.
Je suis éducateur spécialisé, ce qui ne veut pas dire grand-chose, mais surtout dire que mes appétences et mes valeurs font que j’ai envie d’encourager et créer de la place pour les personnes à qui on n’en fait pas trop. De manière générale, c’est ça qui me parle dans mon job et ailleurs aussi.
Par ailleurs, je passe beaucoup de temps à l’extérieur, en terrasse. Ça reste quand même un truc un peu constitutif. Et puis j’aime bien faire des activités nouvelles. Je suis dans une période de yes-man en ce moment. Ça vaut pour le sport, pour la vie culturelle, ça vaut pour n’importe quoi en fait.
Quelle est ton histoire à Fragil ?
Je ne fais pas partie des gens qui lisaient énormément d’articles avant et je suis tombé par hasard sur le post Insta de recrutement qui était diffusé dans mon réseau social. Je me suis dit et pourquoi pas, sachant que j’ai un rapport épouvantable à l’écrit depuis longtemps, qui s’est vraiment traduit dans ma scolarité et surtout dans mes études supérieures. Donc pourquoi pas se mettre un peu en difficulté, mais dans un cadre qui avait l’air cool avec justement tout ce truc-là que les bénévoles pouvaient être novices et qu’on serait accompagné•es. J’ai fait la réunion collective et j’ai été pris. Et d’ailleurs, pour l’anecdote, j’ai quand même laissé tomber des vacances au Portugal pour être pris !
J’ai gagné l’équipe de rédaction à la rentrée 2025. J’ai un rythme de publication d’articles qui est très léger pour le coup, mais qui est existant quand même. Et si je devais définir une thématique globale, ça serait quand même plutôt lié aux dimensions culturelles.
En quoi est-ce important pour toi d’être dans une association comme Fragil ?
C’est important pour encourager la question des médias indépendants, avec ce truc là, qu’on a des médias hyper orientés aujourd’hui. Alors Fragil l’est aussi un peu de fait, mais il ne l’est pas de manière contrainte, notamment parce qu’il ne tient pas du tout financièrement grâce à sa rédaction. Donc ça c’est cool, on est très très libre. On a vraiment cette liberté de propos et de ton qui permet de voir qu’il y a de la lutte contre la discrimination dans le fond comme dans la forme. C’est vraiment faire la promotion de cette liberté d’expression dans ce sens là et défendre des valeurs qui me parlent, qui semblent importantes.
C’est déjà très bien d’en être bénéficiaire et de peut-être le partager mais je trouve ça encore plus cool de pouvoir s’engager et essayer de l’encourager de l’intérieur. Je pense que j’ai plein de trucs aussi à prendre de ce côté là. Avec Fragil, il y a vraiment de l’éducation à une forme de militantisme et je me suis dit qu’en gagnant un collectif qui était peut-être un peu renseigné, c’était un peu l’occasion de faire les choses mieux.
Qu’est-ce qui t’a amené au conseil d’adminstration (CA) ?
J’ai intégré le CA de Fragil parce que je me suis dit que ce n’est pas parce que je n’étais pas le rédacteur que j’aurais peut-être aimé être, que je n’avais pas d’autres compétences à proposer.
J’avais très envie de continuer à soutenir cette asso, peut-être avec des trucs où je suis plus utile et avec un peu plus d’engagement aussi, de responsabilité parce que le projet me parle vachement.
Je suis donc trésorier dans le bureau, parce qu’étant aussi salarié du milieu associatif, je me rends bien compte que le pognon c’est le nerf de la guerre et que ça me parle bien d’essayer de participer à la pérennisation d’une asso et à sa sécurité financière aussi. Voir comment on peut se rendre utile là-dessus. Ce sont des choses, dans le contexte actuel, qu’il faut repenser.




