28 septembre 2017

« Les noces de figaro » de Saint-Céré : dernier sourire…

L’un des temps forts de l’édition 2017 du festival de Saint-Céré a été la nouvelle production des « Noces de Figaro », dans la mise en scène d’Eric Perez, portée par une troupe de jeunes chanteurs, qui explorent les mouvements du cœur et racontent une histoire de notre temps.

« Les noces de figaro » de Saint-Céré : dernier sourire…

28 Sep 2017

L’un des temps forts de l’édition 2017 du festival de Saint-Céré a été la nouvelle production des « Noces de Figaro », dans la mise en scène d’Eric Perez, portée par une troupe de jeunes chanteurs, qui explorent les mouvements du cœur et racontent une histoire de notre temps.

Depuis « La flûte enchantée » de 2009, qui réunissait aussi une distribution de jeunes solistes, et « Don Giovanni » en 2013, Eric Perez offre à la musique de Mozart de beaux moments de vie et de théâtre. Pour ces « Noces de Figaro » (1786), il est parvenu, avec le chef d’orchestre Joël Suhubiette, à créer un esprit de troupe, où les interprètes sont heureux de travailler ensemble sur le plateau. Cette joie est communicative et transporte le spectateur. De plus, l’enjeu était de taille, puisque les récitatifs avaient été remplacés par des passages du texte de Beaumarchais (1784), dont s’inspire l’opéra. Le spectacle passe avec bonheur d’un genre à l’autre, du chant au théâtre parlé, dans une même énergie, tandis que l’on glisse d’un siècle à l’autre, d’un monde où tout semble encore possible, au règne de l’ordre bourgeois.

Une urgence de vie

« Les noces de Figaro » reflètent le bouleversement de la société, à la veille de la révolution française. Le pouvoir du Comte Almaviva s’effrite désormais, et des consciences s’éveillent, dans la certitude d’une liberté toute proche. Dès le premier acte, la couleur qui domine est le blanc ; les costumes sont amples et légers, presque aériens. Ils libèrent les mouvements et permettent aux corps d’exploser durant cette folle journée, où tout va tellement vite. La plus belle incarnation de l’urgence est la figure de Chérubin, auquel Eléonore Pancrazi apporte une présence tourbillonnante. C’est un rôle travesti de jeune homme incarné par une femme, une tradition dans l’opéra baroque, mais surtout l’expression d’une liberté infinie.

« Je ne sais plus qui je suis, ni ce que je fais » (Chérubin)

Chérubin est amoureux de sa marraine la Comtesse, et aussi de toutes les femmes, dans une totale confusion qu’il exprime dès son premier air, « Non so più cosa son, cosa faccio » (Je ne sais plus qui je suis, ni ce que je fais). Stendhal a placé ces paroles enfiévrées en épigraphe du chapitre de la rencontre entre Julien Sorel et Madame de Rénal, dans « Le rouge et le noir ». Le personnage inventé par Beaumarchais et sublimé par Mozart ne maîtrise plus rien ; il bouscule l’ordre établi, en ne se trouvant jamais où il devrait être. La chanteuse restitue ces émois avec beaucoup de délicatesse, et fait de ses deux airs des moments de grâce.

Agrandir

IMG_0591
Anas Séguin donne au Comte un relief saisissant

Nelly Blaya

Tout tourne autour du Comte et de la Comtesse, parce qu’ils cristallisent ce monde qui bascule. Le Comte est volage, un Don Giovanni qui se serait marié, mais il ne peut plus désormais abuser de l’étiquette pour séduire ses servantes. L’ordre nouveau est en marche. Anas Séguin donne au Comte un relief saisissant : il en fait un personnage dur et autoritaire, mais que les doutes et les vacillements rendent attachant. Son chant reflète ces désordres par de troublantes nuances où la voix parfois devient sourde et inquiétante.

C’est une femme blessée à laquelle Charlotte Despaux offre une présence lumineuse et un timbre aux couleurs envoûtantes.

La Comtesse n’a jamais cessé d’aimer celui qui lui échappe. C’est une femme blessée à laquelle Charlotte Despaux offre une présence lumineuse et un timbre aux couleurs envoûtantes. On rêve d’entendre cette magnifique artiste dans un opéra de Richard Strauss. Dès son entrée du deuxième acte (un magnifique « Porgi, amor »), elle sculpte avec beaucoup de sensibilité les élans du cœur, et les affres de l’abandon. Mais la Comtesse parviendra à retourner la situation par un jeu de masques qui donne le vertige : c’est le triomphe du théâtre.

L’intime se mêle au politique, et les petites histoires se fondent dans la grande.

Ce sont tous ces travestissements et ces quiproquos qui procurent une telle énergie à cette œuvre. L’intime se mêle au politique, et les petites histoires se fondent dans la grande. Figaro mesure les plans de sa nouvelle maison et se marie avec Suzanne, la femme de chambre de la Comtesse. Le Comte est pour lui à la fois une classe sociale à abattre, et un rival. L’histoire s’affole avec le procès dérisoire de Marceline, qui se révèle finalement la mère de Figaro ! Suzanne aide sa maîtresse à élaborer des stratagèmes pour piéger son mari inconstant. Judith Fa est étourdissante en Suzanne, et ses aigus sont éclatants. Son duo du troisième acte avec la Comtesse est un moment miraculeux, où l’on devine une complicité devenue possible entre les deux personnages.

Agrandir

Les-Noces-2017-c-Nelly-Blaya-04
Le duo du troisième acte entre Suzanne et la Comtesse est un moment miraculeux, où l’on devine une complicité devenue possible entre les deux personnages

Nelly Blaya

Jean-Gabriel Saint-Martin se hisse en Figaro à de tels sommets, par un chant débordant de vie, et une belle générosité sur le plateau. C’est un plaisir de retrouver Hermine Huguenel dans le rôle de Marceline, après sa mémorable reine Popotte du « Voyage dans la lune » d’Offenbach en 2014. Son formidable tempérament en fait une figure marquante. La scène de rivalité avec Suzanne au premier acte, alors qu’elle ne sait pas encore que Figaro est son fils, est particulièrement réjouissante. C’est un moment où l’on éclate encore de rire, en toute liberté.

Avant que tout ne se fige

« Le barbier de Séville » (1775) et « Le mariage de Figaro » s’inscrivent dans une trilogie dont le dernier volet est « La mère coupable »* (1792). Dans la première pièce, la plus légère des trois, Rosine, qui deviendra la Comtesse, quitte son tuteur Bartolo, avec l’aide de Figaro, pour épouser le comte Almaviva. On suit le parcours des protagonistes dans la troisième, mais le ton est beaucoup plus larmoyant et l’arrière-plan plus sombre. La révolution est passée par là et c’est déjà le temps de la désillusion. Le fils ainé des Almaviva est mort dans un duel, tandis que le comte et la comtesse se débattent entre remords et culpabilité : le premier a eu une fille hors-mariage et la seconde a mis au monde un fils, né de sa relation avec Chérubin, qui depuis est mort à la guerre. C’est un véritable bourbier, sur lequel plane l’ombre d’un autre Tartuffe, le perfide Bégearss. Eric Perez suit dans sa mise en scène le même mouvement implacable que cette Trilogie de Beaumarchais.

Agrandir

IMG_1191
L’atmosphère de ce dénouement est plus sombre, avec des reflets rougeâtres chargés de menaces.

Nelly Blaya

Le dernier acte de l’opéra de Mozart est une mascarade nocturne destinée à piéger le Comte. Les rôles s’inversent et la Comtesse prend la place de Suzanne, pour mettre à nu la vérité. Tous les mensonges assumés dans ce qui ressemble à un jeu n’annoncent-ils pas les artifices de la bourgeoisie qui se met en place pour le siècle suivant ?

L’ordre nouveau en train de naître ne serait-il pas une imposture, dont notre monde moderne garde des traces ?

L’atmosphère de ce dénouement est plus sombre, avec des reflets rougeâtres chargés de menaces. Les costumes sont désormais étriqués, serrés, et les personnages paraissent rigides. Pendant l’ensemble du frénétique finale, ils sont comme statufiés, en un glaçant paradoxe. L’ordre nouveau en train de naître ne serait-il pas une imposture, dont notre monde moderne garde des traces ?

L’une des images fortes de l’opéra est celle du comte à genoux devant sa femme, alors qu’il refusait de pardonner à tous ceux qui l’avaient mystifié peu de temps auparavant. C’est l’un des symboles d’un monde qui s’effondre. Le pardon de la comtesse attire des larmes ; la voix de Charlotte Despaux s’élève en un chant très pur dans la nuit, comme le signe d’une réconciliation universelle, mais tellement fragile. Le spectacle s’achève sur un détail particulièrement touchant : Marcelline et Bartolo esquissent un ultime sourire, tendre et nostalgique, vers ce qui n’est plus, vers cette liberté incroyable, déjà inatteignable.

Agrandir

-Figaro-Clermont-51-copie
Pendant l’ensemble du frénétique finale, ils sont comme statufiés, en un glaçant paradoxe

Joel Fabing

Des lieux magiques

Les lieux choisis offrent aussi de belles émotions. Pour ces « Noces de Figaro » données au Château de Castelnau, la musique de Mozart est transfigurée par les vieilles pierres, par la nuit étoilée et parfois par le chant des oiseaux. Chaque site apporte de jolies surprises, dans une région du Lot où l’on trouve encore des villages authentiques et une nature grandiose.

Dans la pénombre de cet édifice improbable, les paroles très engagées d’Aragon ont révélé toute leur puissance.

Eric Perez est un artiste capable de se mesurer à des genres contrastés avec une même fougue et dans un semblable engagement. C’est fascinant de l’entendre et de le voir, totalement habité, chanter Aragon, accompagné au piano par Manuel Peskine. L’une des représentations de ce spectacle aurait dû avoir lieu en extérieur, au Château de Cavagnac. Mais en raison d’un temps menaçant, il s’est déroulé dans l’église romane, Notre-Dame de L’Assomption, qui lui fait face. Dans la pénombre de cet édifice improbable, les paroles très engagées d’Aragon ont révélé toute leur puissance, tandis que la voix chaleureuse d’Eric Perez offrait quelques beaux frissons dans de bouleversantes chansons comme « Il n’y a pas d’amour heureux » (que chantait Georges Brassens), « Il m’aurait fallu » (Léo Ferré) et en rappel un saisissant « Que serais-je sans toi » (Jean Ferrat). Une rare et précieuse intensité !

L’un des récitals de piano de Gaspard Thomas, véritable prodige, autour de Chopin, était prévu sur le site d’inspiration art-déco de la Source thermale de Miers-Alvignac. Il a été déplacé, pour les mêmes raisons, dans la salle conviviale de la Maison du temps libre à Thégra, à proximité de l’atelier d’un souffleur de verre. Ce village était aussi une émouvante découverte. Le concert a offert quelques beaux instants romantiques dans une sonate de Beethoven et un nocturne de Chopin, aux sonorités pénétrantes, et une exécution captivante et virtuose de trois préludes de Claude Debussy. Un moment unique, à l’image de tout ce que l’on peut vivre au festival de Saint-Céré.

Agrandir

DSC04118
<br />
L'église romane Notre-Dame de l'Assomption à Cavagnac, où Eric Perez a chanté Aragon.

Alexandre Calleau

* « La mère coupable » de Beaumarchais a été représenté dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent à la Comédie Française en 1990.

Liste des villes pour la tournée de ces « Noces de Figaro »:

Nantes Digital Week : La culture sous le signe de l’innovation

La mode solidaire aux Dervallières

Christophe Gervot est le spécialiste opéra de Fragil. Du théâtre Graslin à la Scala de Milan, il parcourt les scènes d'Europe pour interviewer celles et ceux qui font l'actualité de l'opéra du XXIe siècle. Et oui l'opéra, c'est vivant ! En témoignent ses live-reports aussi pertinents que percutants.

L'édito

#balancetonporc

Voilà quelques jours que ce nouveau hashtag a fait son apparition sur Twitter (depuis l’explosion de l’affaire Weinstein et son torrent d’accusations). Et force est de constater que le flot de témoignages d’harcèlement ou pire de viols ne cesse de se développer sur le réseau (plus de 160 000 témoignages à ce jour). Autant de femmes qui osent parler, témoigner, pour que ces agissements soient dévoilés au plus grand nombre.
En tant qu’homme de bientôt quarante ans, je suis effaré par le nombre et par la teneur de ces témoignages. J’étais loin d’imaginer qu’autant de femmes avaient été victimes de ces atroces agissements masculins et que la France était à ce point gangrénée. On connait pourtant le nombre hallucinant de plaintes pour tentatives et viols enregistrées par an en France (15 848 en 2016, soit une moyenne de 43 par jour !). Et ce chiffre ne prend évidemment pas en compte le nombre de femmes qui choisissent de se taire (le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes estime que chaque année, 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de viols ou de tentatives et il s’agit d’une estimation minimale).
Ce qui parait le plus affligeant, ce sont les réactions masculines en réponse aux cris de ces femmes. Il y a ceux qui tentent de justifier ces comportements ignobles, ceux qui préfèrent y voir un tissu de mensonges, ceux qui protègent l’honneur de la gent masculine, ceux qui comparent ces dénonciations à l’époque de la collaboration, ceux qui préfèreraient qu’on parle des mecs super cool, ceux qui en profitent pour donner une leçon aux femmes et ceux qui affirment haut et fort qu’ils ne dénonceraient jamais les coupables. Ces dérapages sont tout bonnement honteux !
Cependant, pour éviter que l’on croit que je suis un ange, j’ai, moi aussi, regardé avec insistance une femme que je trouvais belle dans les transports en commun. J’ai, moi aussi, avoué à une femme que je la trouvais ravissante. Mais je ne me suis jamais autorisé plus. Sûrement grâce à mon éducation qui m’a permis de grandir avec un respect infini pour les femmes. Parce que c’est d’une femme que nous venons tous…
Je crois que, pour une des premières fois de ma vie, j’ai honte d’être un homme.

2017
octobre
20

Ibeyi fait vibrer le Stereolux

19
Featured Image Placeholder

#balancetonporc

18

Dans l’expectative de l’amélioration des conditions de voyage

18

Un barbier au théâtre de l’Usine : « Vive la joie »

13

La soul de Sugaray Rayford dynamite le Ferrailleur !

11

Le gel des contrats aidés jette un grand froid

09

Le Ferrailleur, chaudron des musiques actuelles

06

« Hommage à Metropolis » : le street art s’invite en centre-ville

06

Les Belles Histoires de la cité nantaise…

septembre
29

BAM, le TU lance sa saison !

28

La mode solidaire aux Dervallières

28

« Les noces de figaro » de Saint-Céré : dernier sourire…

15

Nantes Digital Week : La culture sous le signe de l’innovation

14

Clap dans les bars : les jeunes créateurs débarquent en ville !

14

Charlotte Despaux et Anas Séguin à Saint-Céré: l’étoffe des grands

08

Les 100 ans du Concorde : dénouement prévu pour ce week-end

08

Froth, le shoegaze en héritage

08

La Route du Rock 2017 : retour gagnant

août
29

Les RDV de l’Erdre 2017 : les incontournables de la programmation

26

Cypress Hill retourne le festival Couvre Feu

25

Rosenkavalier à Cardiff : une comédie du temps qui passe

juillet
31

La gratuité en question

18

L'éclectisme de Beauregard

07

Fragil, une nouvelle vague

juin
30

Coup de cœur à Saint-Céré : une Traviata intime…

28

Les Boîtes (la suite)

23

La Compagnie Frasques dé-Boîtes

16

« Tannhäuser » à Monte-Carlo: La pureté rédemptrice

06

Inüit en acoustique

mai
24

« Datappert », informer à travers les données

15

"Aux origines du surréalisme" : les quatre cent coups

15
ELL

« Entre les lignes » : la migration comme source de richesse

15
jeunesse

Roulez jeunesse !

15

Conjuguer « Colibris » à l’avenir

15

« Hacker Alice » saison 2 – Alice au pays des merveilles… de Riaillé !

05

L’art, miroir sublimant

05
The-Wackids Florent-Larronde

The Wackids, tu seras rock’n’roll ma fille

05

« Tosca » à Tours, à travers le prisme de l’art

04

À Couëron, des élèves de CM2 fabriquent l'info !

avril
26

6 outils pour une veille numérique efficace

21

« In Bloom » : dompter le dinosaure

21

Woods : au-delà de l’ombre, la lumière

21

Charlotte Savary : l'amour au fil des saisons

20

Raphaël Brémard en Sancho Pança : « Une grande liberté sur le plateau »

19

Présidentielle 2017 : la parole des candidats passée au crible

07

Musée d'arts de Nantes : le songe d'une femme

07

Christiane Taubira à Nantes : « Notre humanité c'est l'immensité de nos cœurs »

07
Réparer les vivants ©Aurélie Clement

Le cœur d'un autre

07

Les Damnés à la Comédie Française : Dans les coulisses d’un inquiétant théâtre…

07

De ma fenêtre, je vois...

mars
31
Maxi Obexer

Briser les frontières

31

TUR-BU-DANSE !

31

Turbulences sous le soleil ?

29

Se dorader la pilule au soleil

24

Le THéâTRe aMOk au festival Turbulences

17

Féminin égale masculin, masculin égale féminin

17

Entrez dans la danse

17

« Doreen » au lieu unique : histoire d'un dernier soir

17

Une nuit blanche au nom de la Science

10

Kery James, vainqueur par KO

10

Gaël Faye, abyssal

10
Chill Bump @ Barakason de Rezé

Énergie 100% hip-hop

10

"Lucia di Lammermoor" à Tours : la folie en partage

09

Internet n'oublie jamais

03
Simpsons complot

Infos et usages d'infaux

03
Répétitions ensemble LINKS au CCNN 02

À la Folle Journée, dansez comme vous êtes !

03

Le cinéma russe dans l’objectif d'Artem Temnikov

02
édito journée femme

8 mars : 100 ans de luttes féministes, finalement ce n’est pas si loin… de nous !

février
24

Clément Pascaud et l'entre-deux mondes

24

Le hip-hop est vivant !

24

Pumpkin et Vin’S da Cuero prennent de la hauteur

24

Delphine Vaute, l'illustration pas très sage

10
Affiche chronographe

Le Chronographe : la machine à rattraper le temps

10

"Derrière la porte" : un récit interactif pour dénoncer les violences conjugales

10
Featured Image Placeholder

Hé Ho, du bateau !

10

« L'Opéra de quat'sous est d'une actualité effrayante »

janvier
27

Un Nid branché

27

Musique au cinéma : l'accord est presque parfait

27

Rangez ce zizi que je ne saurais voir

2016
décembre
23

Pour retrouver le jeu À la nantaise !

23

Est-ce que tu Baez ?

23
Les Sales Gosses

Nantes : portraits de bars

23
Featured Image Placeholder

Un vœu pour Noël

16
alep-yassine latrache

Alep : un silence assourdissant

16

The Rusty Bells : rencontre sur la planète rouge

16

Métissage en images

16
trans-2016-une

Fragil en Trans

16

Talitres is 15

09

JP Supermanova

09

Hip Hop, une histoire française : enfin un livre de référence !

09
seaofminds

Sea of Minds et Bar-bars : la partie émergente

09

Saïd Bouftass : de l’esthétisme au combat sociétal

08

Tous métissés !

08

Festival culture Bar-bars : le live réinvestit la ville !

02

Hindi Zahra, terre de contrastes

02
René Magritte, La trahison des images, 1929, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016

Magritte, la philosophie de l’invisible réalité

02

Inrocks Festival 2016 : Incubateur de talents

02
conf-gest

Je lutte donc je suis

02

Wax Tailor : Worldwide music

02

Photos de concert : le gavage

novembre
25
erik-lhomme

Au fond du roman, la magie – Entretien avec Erik L’Homme

25
redouanneharjane

Redouanne Harjane, poète d’une époque inepte

25

De Nantes à Bordeaux : une ode à Talitres

25
Featured Image Placeholder

Less is (Gil)more

25
christophe

Christophe, électrolibre

18
Affiche des Utopiales déssinée par Denis Bajram

Rafik Djoumi, héraut des geeks

18
Cate Le Bon

Cate Le Bon : héroïne malgré elle

18

Je suis passé chez Soy

18
yaltaclub

Artistes émergents au MaMa Festival : off the record

18
éditospaceoddity-AurélieClément

Space oddity : vers l'infini et l'au-delà

11
loupdessteppes-16

Il faut encore porter le chaos en soi pour donner naissance à une étoile dansante

11

Suuns : rock band pointu

11
Swans de gauche à droite : Christoph Hahn, Paul Wallfisch, Phil Puleo, Christopher Pravdica, Norman Westberg et Michael Gira

Swans : incantations et bouchons d’oreilles

11
édito-aurélieclement

La France sauvée grâce à la retraite musicale de Maître Gims ?

04

Premier organe auditif, le cœur - Rencontre avec Sean Bouchard

04
sonor#9-AC

Festival [Sonor] : l'humanité sur écoute

04
interviewtanguymalikbordage

Projet Loup des Steppes : l'équilibre à mi-chemin entre deux extrêmes

04

Leïla Slimani, derrière le symbole

04
Ideas box

Ideas Box : à portée de livre

octobre
28
Featured Image Placeholder

Le monde barjot d'Adam Green

28
Le festival Sonor à Trempolino

[SONOR]#9 - Sauvons la création radiophonique

28

Corrina Repp : la condition artistique humaine

28
Librairie Echos

Echos-graphie du Proche-Orient : l’imagerie d’un monde pluriel et culturel

27

Médias : un catalogue de formations inédit à Nantes

26

Avec Fête le mur, Fragil chausse les baskets

21
ohn Singer Sargent (1856-1925), Ellen Terry en Lady Macbeth, 1889. Tate Britain, Londres. © Tate, London 2016

« Tout art est parfaitement inutile »

21
L'enfant et les sortileges

Ravel à la Scala de Milan : Revanche poétique de l'ordre des choses

21
René Magritte, Décalcomanie, 1966, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Arts visuels

21
2016-10-08_chantsbatons_j-ronnet-nicolle

Climate Chance : l'allégorie de La Poule aux oeufs d'or

14
Featured Image Placeholder

Zodiac : Fincher vs. Graysmith

14

The Bad Plus : trois mecs simples à la recherche de la beauté

14

Scopitone donne sa grand-messe électronique sous les Nefs

14
La création de Julien Grosvalet La Première Vague, présentée lors du spectacle Plateau H à Onyx.

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Spectacles

14
La façade du Mékano à Rezé

Le Mékano joue sa mécanique affable by Eskat & Korsé

09

Expressions et médias : les étudiants prennent la parole

07
L'homme de théâtre Jorge Lavelli.

Événement : Jorge Lavelli retrouve Copi à l'Opéra de Rennes

07
La danseuse Elena Annovi lors de la soirée d'ouverture du festival Scopitone

Et la lumière fut : ouverture du festival Scopitone

07

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Musique

07
Katherine Wolkoff - Deer beds (exposition à l'Atelier)

Le huitième art attend son heure

07

Ouvrir grand les portes

septembre
26
Fragil anime des cafés numériques jeunes à Dclic

Des goûters pour comprendre le numérique

16

Doom conquérant et Dark Fantasy : rencontre avec le groupe Conan

16
Traviata St Céré 2016

Rencontre : Burcu Uyar et Julien Dran jouent « Traviata » à Saint-Céré

16

Un « Jours de fête » musicalement explosif

02
Larry Garner

Les Rendez-vous de l'Erdre 2016 : 30 ans les pieds dans l'eau

août
26

Memorabilia

26
Agnostic Front Motocultor

Motocultor 2016 : le metal résonne en terre bretonne

26

« Roméo et Juliette » à la Comédie-Française : précipice amoureux

26
Hilldale

Hilldale, retour vers le futur de l'indie-pop

12

Plus vite, plus haut, plus fort

12

Médias sans médaille

12

Derrière les JO, le Brésil implose

12

Rock in Loft en off des Francofolies de La Rochelle

05
Iggy Pop aux Escales 2016 à Saint-Nazaire

Musiques d'un monde

05
Iggy Pop Photo Patrice Molle

L'iguane en escale

05

Uplifting Vibrations

05

La terreur sans visage

juillet
29

Les Francofolies en mode électro swing

29

Ensemble

29

Hommage à la marge

29

Mon baptême Hellfest

22
Yas

Attentat de Nice : indécences et désintox

15
"Le numérique a vraiment aidé la pornographie, car ça l’a démocratisée et ça l’a rendue normale."

Le conseil aux clients, dernier rempart des sex-shops face au porno version numérique ?

15

Hellfest 2016 : coups de cœur x 3

15
Featured Image Placeholder

Partage et plaisir

15

Europ'Raid : trois bourlingueurs à travers l'Europe

08
Featured Image Placeholder

Exceptionnel mois de juin

08
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg

« Les maîtres chanteurs » à l’Opéra Bastille : « Comment donner une mesure à l’infini… »

08

Hellfest 2016 : douceurs obscures et accords ardents au royaume du metal

08
Jade Puiroux et Vincent Lhoste

Le numérique, espoir pour les personnes handicapées

juin
24
Pour les 30 ans de Jet FM, retour en 1986.

Jet FM : 30 ans de vol sur les ondes

24
Featured Image Placeholder

Ne pas se faire manger

24
Conscientes du retour en force du vinyle, les grandes maisons de disques décident de sortir de plus en plus de vinyles, en rééditant de grands classiques

Vinyle : l’objet d'art face au business

24
Happening anti corrida place Royale.

« Corrida : la honte ! »

23

Le jazz est encore possible !

20
map

Nuages de mots, alternatives et antipodes…

17
falstaff

« Le monde entier est une farce »

17
Le Truck System pour une ambiance sound-system bon enfant devant Trempolino.

Histoires de Dub

17
Le retour du vinyle

Vinyle : un retour en trompe-l’oeil

10
Meis en concert à La Roche-sur-Yon lors du festival Hip OPsession 2016.

Hip Hop got talent

09
L'équipe du Nelson Times

Un nouveau média lycéen à Nantes : le Nelson Times

08
Alice au pays d'Ancenis

Alice au pays des merveilles… d’Ancenis !

03

Au Hellfest, les 10 commandements tu respecteras

02
Fatma Ben Hamad auprès d'écoliers d'Ancenis

Fatma Ben Hamad : du pastel à gratter

mai
27

Doc Gynéco reprend les consultations

27
Photo Robin Santus

Robin Santus, l’argentique dans la peau

27
Ma vie de cannette

Ma vie de cannette

24
notre ordinateur laisse plein d’autres traces sur le web, qui sont autant de critères d’identification

Sur le web, sortez couverts !

20

Photo Saint-Pierre : la résistance argentique

13

La CGT n'aime pas la pluie

12
Featured Image Placeholder

Édito de la semaine

avril
29

Fête suspendue au dessus d'un gouffre

29

« Qu’avez-vous donc mis dans votre valise ? »

21

Visitez Nantes, son muscadet, ses émeutes…

21

Modigliani : un regard intime sur le monde

21
Nicola Beller Carbone dans le rôle de Médée.

Nicola Beller Carbone s’empare de Médée

16

Ibrahim Maalouf en rouge et noir

15

Gentlemen du dub (not) only

15

Rêve général

15

Louise contre-attaque

mars
11

Do you speak Irakien ?

05

Au cœur de l’Étau

février
19

Tafsut Imazighen : la concrétisation d’une lutte identitaire

05

Rétrospective au cœur de la bédé

2015
septembre
11

GO leaks : le Wikileaks du Grand Ouest

août
21

Khe0ps : "La protection des sources sur le web, c’est zéro"

juin
19

Médias : les entrepreneurs en mode start-up

mai
07

Les médiathèques tournent la page

avril
12

"Sous les pavés, la plage !"

2013
juin
21

La leçon de piano de Chilly Gonzales