8 septembre 2017

La Route du Rock 2017 : retour gagnant

Soleil jouant avec quelques nuages, eau outremer, le vent dans les cheveux, le sable et la poussière. En plus d’être placée sous le signe du beau temps, on retiendra de cette Route du Rock 2017 une programmation exceptionnelle, avec une mention spéciale pour le vendredi et le dimanche.  Retour sur les grands moments, les attentes déçues et les bonnes surprises, avec un focus sur le groupe montant du shoegaze californien Froth.

La Route du Rock 2017 : retour gagnant

08 Sep 2017

Soleil jouant avec quelques nuages, eau outremer, le vent dans les cheveux, le sable et la poussière. En plus d’être placée sous le signe du beau temps, on retiendra de cette Route du Rock 2017 une programmation exceptionnelle, avec une mention spéciale pour le vendredi et le dimanche.  Retour sur les grands moments, les attentes déçues et les bonnes surprises, avec un focus sur le groupe montant du shoegaze californien Froth.

Serait-ce la mise doublée sur les cachets d’artistes ? En tout cas la qualité des prestations de cette Route du Rock 2017 rend épineux le choix du moment pour satisfaire aux besoins naturels : quand aller manger, boire, aux toilettes, dormir…lorsque quasiment TOUTE la prog donne envie ? Il faut faire des choix, parfois suivis de regrets, c’est le jeu du festival. Alors on se dit qu’on remettra ces rendez-vous manqués à la prochaine… En attendant, retour sur les grands moments, les attentes déçues et les bonnes surprises, avec un focus sur le groupe montant du shoegaze californien Froth à retrouver ici.

36 450. C’est le nombre de festivaliers s’étant réunis pour ces quatre jours de fête indie entre la salle de la Nouvelle Vague le jeudi soir, la plage de Bonsecours l’après-midi et le Fort de Saint-Père les trois derniers soirs. Un coup de boost côté billetterie par rapport aux années précédentes qui n’est pas sans redonner le sourire aux patrons Alban Coutoux et François Floret, aux manettes de l’événement malouin pour sa 27ème édition. Une fréquentation telle que, victime de la renommée de sa tête d’affiche du vendredi (PJ Harvey), le Fort se donne des airs d’embouteillage géant le premier jour : file de voitures à l’entrée du parking, (longue) attente à l’entrée, et queues qui s’allongent devant les stands de boissons et de nourriture.

36 450. C’est le nombre de festivaliers s’étant réunis pour ces quatre jours de fête indie

Jour 1

Malheur à ceux qui auront tardé à prendre la route de Saint-Père, car c’est le groupe montant de shoegaze californien Froth qui ouvre les hostilités. Pour se rattraper de ne pouvoir commenter que les deux derniers morceaux (à notre grand regret), Fragil a rencontré la moitié du groupe backstage afin de mieux cerner cette formation née d’une blague potache il y a quatre ans : ne sachant jouer d’aucun instrument, les jeunes Froth enregistrent un album-concept fait de…silence ! Sans être des showmen, le jeu de batterie carré vient soutenir les guitares vaporeuses des titres du dernier album – Outside (Briefly) – qui atteste de l’évolution de Froth d’un style garage à une pop shoegaze ponctuée de ballades (Petals) ou d’envolées cosmiques (Passing Thing).

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Froth-2-18-08-2017-gimp
Froth

Caroline Chaffiraud

Curieux de voir évoluer sur scène les fantasques Foxygen, le public se presse devant la grande scène du Fort baignée de soleil. Les verres teintés de rose en forme de cœur sont donc (évidemment?) de rigueur pour le chanteur Sam France, pompeuse imitation d’un Bowie glam : costume blanc ouvert sur son torse nu couvert de paillettes, il exhibe un chant tantôt grave à la Neil Hannon tantôt le ton nasillard d’un Bob Dylan. Pour l’accompagner, son acolyte et co-compositeur Jonathan Rado aux synthés et à la guitare, mais aussi une section de cuivres ou encore une choriste tout en sourires.

On n’est pas loin des neuf personnes qui s’agitaient sur scène lors de leur précédente tournée, une impression de troupe de comédie musicale renforcée par les albums-concept proposés par les Californiens depuis 2013. Malgré quelques problèmes de micro qui gâchent le chant masculin-féminin sur la mutine San Francisco et les soli de guitare et de basse un peu trop appuyés, le swing et le lyrisme des morceaux qui n’auraient pas dénoté dans les seventies font mouche, parmi lesquels Follow the Leader, extraite de leur plus récent disque Hang. Entre les chansons, les sorties de Sam France, complètement délirantes, sont drôles (il fait référence aux hippies dans les arbres et nous déclare son amour, avant de le destiner plutôt…aux USA), quand elles ne frôlent pas le caprice de rock star. Il enverra en effet valser un cameraman au moment où il se change en bord de scène et quittera plus tard l’espace presse avec perte et fracas…

Une figure mythologique couronnée de plumes dont on craint de détacher les yeux

C’est un autre théâtre qui prend la suite sur la grande scène du Fort, plus proche du Nô dans sa nudité que du cirque du Rocky Horror Picture Show. PJ Harvey saisit le micro et brandit son saxophone comme une politicienne à la tribune, après avoir pénétré l’espace scénique en toute solennité au milieu des neuf musiciens qui l’accompagnent dans cette étrange parade toute de noir vêtue. Quand elle ne s’avance pas pour chanter, l’humble PJ Harvey se retire doucement pour se fondre parmi ses camarades et sortir des notes de son saxo, instrument fétiche ayant remplacé la guitare. Renforçant cette idée de veillée funèbre, les grosses caisses décorées de blasons animaliers et du nom de la reine du rock anglais, ainsi que les chœurs masculins venant étayer le timbre sans faille de Polly Jean, qu’elle pousse dans les aigus ou dans les graves. Fragile et forte à la fois, l’artiste se pose dans sa toge faite de voiles fluides à la fois austères et sexy tel un chœur antique dénonçant l’actualité sociale et politique sur les titres de son plus récent album The Hope Six Demolition Project, une figure mythologique couronnée de plumes dont on craint de détacher les yeux. Quelques échappées dans sa riche discographie nous font passer par White Chalk (les titres White Chalk et Dear Darkness), Let England Shake (le morceau éponyme et la sublime In The Dark Places) et par le doublet frissonnant et grave Down By The Water/To Bring You My Love. Pour seule interaction, Polly Jean nous offre parfois un imperceptible plissement des lèvres après les morceaux. Ce n’est qu’aux trois quarts du concert que la foule venue en masse l’acclamer peut enfin s’en donner à cœur joie : PJ présente un à un ses musiciens (dont les fidèles Mick Harvey et John Parish) et lâche un « merci beaucoup » en français qui ravit une foule difficile ensuite à faire taire. Elle restera pourtant attentive jusqu’aux dernières mesures de River Anacostia dans un chant a capella qui nous laisse sans voix.

Il est temps de rejoindre Froth pour l’interview et donc malheureusement de manquer la quasi-totalité du set de Car Seat Headrest pourtant attendu avec impatience. Les excités d’Idles laissent la place à Thee Oh Sees, pour une prestation déjantée. La section rythmique, en front de scène, aligne comme une armée une basse et deux batteries, soutenant le leader John Dwyer qui tient haut sa guitare transparente. Vêtu d’un marcel rayé et d’un bermuda laissant voir ses innombrables tatouages, le chanteur pousse des cris et crache dans et hors micro, provoquant slams et pogos dans l’assistance. Un concert fou et urgent parfait pour terminer cette première soirée au Fort.

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Thee-Oh-Sees-19-08-2017
Thee Oh Sees

Caroline Chaffiraud


Jour 2

L’après-midi du samedi s’écoule tranquillement sur la plage, en arrière-plan les plages ambient de Le Comte puis Kaitlyn Aurelia Smith. Si la cold wave des Cold Pumas n’est pas dérangeante en début de soirée au Fort, elle n’emballe pas faute d’une présence assez fantomatique, notamment du batteur-chanteur qui lit ses paroles.

Le vent de fraîcheur vient ce soir-là de Parquet Courts que nous découvrons malgré un parcours de cinq albums. L’énergie est palpable tout au long du set des quatre New-Yorkais, jusqu’à ce qu’Andrew Savage s’agenouille contre son ampli de guitare. C’est ce dernier qui alterne au chant avec son acolyte Austin Brown, qui partage la silhouette dégingandée d’un Thurston Moore. La ressemblance avec Sonic Youth n’est pas seulement physique, dans les morceaux post-punk, les soli de guitare saturée, bien qu’on retrouve également la nonchalance du chant de Pavement (Human Performance), des synthés facétieux ou encore des guitares western (Berlin Got Blurry). Du bordel, mais aussi de la mélodie et de l’humour : Austin Brown, bavard, propose un bain de minuit plus tard sur la plage ou nous fait répéter comme un leitmotiv les deux seuls mots de français qu’il connaît : « Oui, encore ! » en s’étonnant du pouvoir qu’il détient sur nous.

La prestation de Temples est lisse et sans accrocs et ne réussit pas à convaincre : on aurait préféré effectuer une pause repas à ce moment-là plutôt que pendant Arab Strap. Mais l’une des têtes d’affiche du samedi rentre en scène : The Jesus and Mary Chain est la reformation majeure du week-end, 32 ans après l’album-culte Psychocandy, et la sortie récente d’un disque, Damage and Joy. Le bilan : un concert plus pop que noisy pop. En effet, la voix de Jim Reid à la forte présence scénique est claire et mise en avant par rapport aux murs de guitare plus discrets de son frère William, relégué en fond de scène. Sans espérer un set inaudible, nous attendions le brouillard de guitares sur lequel vient se poser une voix candide ; le point plus que positif étant que les qualités de mélodistes des Jesus sont valorisées. Restent les moments fédérateurs, notamment pendant les morceaux April Skies ou Just Like Honey. La présence de ce dernier titre sur la BO du Lost in Translation de Sofia Coppola a fait connaître le groupe des frères Reid aux plus jeunes générations et suscite les cris de la foule en fin de concert.

The Jesus and Mary Chain : un concert plus pop que noisy pop

Serait-on devenus sourds après la déflagration de The Jesus and Mary Chain ? Absolument pas ! C’est pourtant l’effet rendu par le concert des attendus Black Lips. Un technicien son bloqué dans la file des toilettes et qu’on ne retrouvera malheureusement jamais (simple supposition) fait que nous entendons davantage la conversation des voisins que le rock garage des excités qui lancent des rouleaux de PQ sur scène comme des beaux diables. Impressions d’avoir de la ouate dans les oreilles et de voir des gens s’amuser loin, très loin, sans avoir le droit de participer. L’énigme du Fort ce week-end : comment la catastrophe sonique du set des Black Lips n’a pas pu être corrigée ? En attendant de leur donner une seconde chance à Stereolux cet automne…

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Futur-Island-19-08-2017
Future Islands

Caroline Chaffiraud

Et pour continuer sur les déceptions (samedi maudit…), Future Islands. Malgré le chanteur qu’on attend tous en entertainer écorché vif, les morceaux se suivent et se ressemblent, ritournelles post-disco-punk où l’éternelle ligne de basse imperturbable rencontre la nappe de synthés mélancolique. Sam T. Herring a beau se frapper la poitrine, traverser la scène de part en part comme un lion en cage, bousculer les caméras, tirer la langue et esquisser des pas de danse cosaque, la formule ne convainc que sur quelques morceaux. Et de se rappeler la boutade du journaliste qui a interviewé un peu plus tôt le chanteur en conférence de presse en évoquant ses paroles sous forme de journal intime : « Vous auriez pu faire de l’emo… » Cela aurait-il mieux fonctionné ?


Jour 3

Le dimanche s’ouvre sur les morceaux chantournés de The Proper Ornaments, projet parallèle de membres de Toy et Veronica Falls. La pop lorgne vers le rêve psyché et les voix éthérées rappelant par moments The Dandy Warhols.

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The-Poper-Ornaments-1-20-08-2017
The Proper Ornaments

Caroline Chaffiraud

Les nuages gris s’invitent sur la Route du Rock mais tendront à se dégager pour ensoleiller la dernière partie du set de l’espiègle Angel Olsen. Épaulée par son groupe dans lequel femmes comme hommes portent costards gris et cravates texanes, elle arbore des lunettes en forme de cœur et une étrange combinaison couleur pêche associée à des chaussettes rouges et des boots marron (le combo le plus risqué du week-end avant le show des Moonlandingz peut-être). Guitare portée haut, Angel jouent des morceaux qui se font immédiats (Shut up Kiss Me sur son dernier album My Woman) ou s’étirent en de longs jams rock avec le reste du groupe, nous perdant parfois dans ses méandres. Mais Angel nous enchante pourtant de sa voix pleine, douce ou conquérante et de ses accords entre rock, folk et blues, notamment lors du long final tout en intensité de Woman. Ravie d’être de retour en France, l’Américaine nous lance à plusieurs reprises de suaves « I love you » dans des sourires enjôleurs avant de s’échapper dans les rayons de soleil.

Angel nous enchante de sa voix pleine, douce ou conquérante et de ses accords entre rock, folk et blues

Une petite pause permet de se restaurer avant le concert de l’une des stars du week-end pour de nombreux (jeunes) festivaliers. Les fans peuvent se faire photographier avec son effigie en carton taille réelle au stand des Balades Sonores, comme si c’était leur meilleur pote. Et vous savez quoi ? Mac DeMarco est votre meilleur pote. Il prend la navette avec les autres festivaliers pour venir au Fort (heureusement lui était à l’heure) et invite d’autres artistes (Angel Olsen et son groupe notamment) et copains à venir trinquer avec lui et sa canette de bière (ou son litron de vin cheap) : c’est la « bistro table », un havre de paix en bord de scène où ça prend du bon temps pendant tout le set autour de la glacière. Si la reconnaissance dont jouit l’artiste pour sa musique chill et décomplexée me rend toujours perplexe depuis mon premier concert de Mac à ses débuts dans sa ville natale à Edmonton au Canada en 2012, force est de constater que le capital sympathie du bonhomme est indéniable. Petit discours préalable, il présente tous ses musiciens comme dans une soirée intimiste et invite tout le monde à sourire à son prochain pendant qu’il joue ses ballades à la guitare cristalline ponctuées de minimalistes notes de synthé, clope à la main le plus souvent.

Mac DeMarco invite tout le monde à sourire à son prochain pendant qu’il joue ses ballades à la guitare cristalline ponctuées de minimalistes notes de synthé, clope à la main le plus souvent

Pour lui rappeler l’épisode de la navette, des festivaliers lui font parvenir un épi de maïs sur scène qu’il croque et partage avec facétie. Pas de slam déraisonnable dans la foule cette fois-ci (il avait été porté par la foule lors de son dernier passage à la Route du Rock en 2014), mais une reprise mémorable du tube de Vanessa Carlton, A Thousand Miles, qui finira d’électriser les fans les plus fervents du jeune Canadien.

Mais l’autre tête d’affiche, attirant sans doute un public légèrement plus âgé, est encore à suivre. Pour qui a assisté au premier concert français d’Interpol en août 2001 dans cette même enceinte s’en rappelle encore comme d’un mélange hypnotisant alors inédit entre la voix de Ian Curtis et la noirceur de The Cure. Venu de New-York à la dernière minute pour pallier la défection de Saul Williams, le groupe qui n’a même pas alors publié le moindre single, parvient à captiver un auditoire qui attendra plus d’un an la sortie de son premier album comme un événement. Il s’agira de Turn On The Bright Lights, disque majeur des années 2000 dans le renouveau rock notamment représenté par The Strokes. Ce dimanche 20 août, comme le rappelle le leader Paul Banks après quatre morceaux plus récents du groupe qui enflamment le Fort (notamment Slow Hands, Not Even Jail et Take You on a Cruise), il s’agit du quinzième anniversaire de la sortie de ce premier opus, 16 ans après leur premier concert à Saint-Malo. Un moment d’émotion qu’Interpol célèbre en jouant dans son intégralité son premier album Turn On The Bright Lights. Et pendant cette prestation, point de déception lié à une reformation factice : malgré le départ du bassiste initial Carlos Dengler, la magie opère grâce à un son et une mise en place parfaits, que transcende l’aura de morceaux remis encore et encore sur la platine, dont on connaît les paroles par cœur, tout comme le moindre éclat de basse ou la moindre incise de guitare.

La magie opère grâce à un son et une mise en place parfaits, que transcende l’aura de morceaux remis encore et encore sur la platine

En dépit des années, Daniel Kessler à la guitare vient chercher les spectateurs près des retours scène, un large sourire sur les lèvres après chaque morceau, la voix de Paul Banks, profonde, est sincère, et le plaisir de jouer du batteur Sam Fogarino est palpable (« Ma-gni-fique ! » s’exclame-t-il en français au micro en fin de set). La mélancolie traînante d’Untitled en ouverture provoque des frissons qui ne nous quittent plus jusqu’à Leif Erikson : un set tout en tension, transpirant, puissant, pendant lequel les membres en chemise ou costume ajustés se découpent telles des ombres chinoises dans la pénombre. L’urgence de Say Hello To The Angels, les pogos sur PDA pendant lequel tous les premiers rangs reprennent en chœur le refrain, les accords lancinants de NYC . Les acclamations suivront le groupe jusqu’à un dernier cadeau extrait de l’album Antics, Evil.

Interpol a permis d’effacer la fatigue qui commence à se faire sentir en ce troisième jour et le set de The Moonlandingz, dont le leader Lias Saoudi est échappé de Fat White Family, constitue pour cette fin de soirée un parfait équilibre entre énergie glam et cosmique et dingueries. La guitariste en survêt lâche des riffs saturés, le bassiste a des airs de motard pas commode un pied posé sur le retour, tandis que le chanteur troque en cours de concert son pull de Noël pour un look torse nu sans toutefois lâcher ses lunettes aérodynamiques et son attitude.

C’est Ty Segall qui est chargé de clore le chapitre rock de cette édition sur la grande scène. Déjà repéré comme batteur de son projet Fuzz en 2015, il revient en force comme leader d’une formation prête à en découdre avec son rock garage. Qu’ils soient vêtus de veste de costard, chemise classe, haut en résille, coupe-vent, t-shirt publicitaire ou souliers en croco, toute la garde-robe des musiciens est ce soir en déclinaisons de rouge. Le blond guitariste assène dès les premières minutes des distorsions qui se terminent souvent en démonstrations endiablées de plusieurs minutes à la six-cordes, quand le garage ne se frotte pas aux influences zeppeliniennes et hard rock. Encore une démonstration que cet infatigable artiste sait mettre un public dans sa poche, même au terme d’un festival riche en découvertes et confirmations.


A lire également l’interview de Froth.

Les RDV de l’Erdre 2017 : les incontournables de la programmation

Froth, le shoegaze en héritage

Sans la musique (et l'art), la vie serait une erreur. Passionnée par le rock indé, les arts visuels et les mutations urbaines, Sandrine tente de retrouver l'émotion des concerts, de restituer l'univers des artistes et s’interroge sur la société en mutation.

L'édito

Trump An 1

Déjà un an.
Au début, on a tous cru que c’était une plaisanterie. Les États-Unis ne pouvait pas mettre à leur tête un homme pareil, milliardaire, animateur de télé-réalité et copie conforme du Biff de « Retour vers le futur ». Un homme pro-armes à feu, prêt à construire un mur à la frontière avec le Mexique et faire la chasse aux musulmans. Un homme qui s’amusait à répéter violemment des « You’re fired ! » (tu es viré !) devant des millions de téléspectateurs et qui nomme son ennemi « Rocket man ». Et je ne parle pas de sa coiffure (on n’attaque pas le physique), ni de sa femme (ou son clone)…
Pourtant, le 8 novembre 2016, la réalité a rejoint la mauvaise fiction qu’on n’osait à peine imaginer : Donald Trump était élu 45ème président des États-Unis. Une claque ! Nous allions tous être obligés de vivre, d’évoluer, d’être heureux, dans un monde où ce guignol (pardonnez-moi l’expression) était président de la plus grande puissance mondiale !
365 jours plus tard, que peut-on retenir des actions de « l’homme le plus puissant de la planète » ?
. 0 loi majeure portant sa signature.
. 1 conférence de presse quand Obama en avait déjà organisé 11.
. 3 ex-membres de son équipe de campagne inculpés dans l’« affaire russe ».
. 48% des Américains sondés déclarent le « désapprouver fortement ».
. 73 journées de golf soit un coût de 77 405 876 dollars.
. 1318 déclarations fausses ou trompeuses, mensonges et contre-vérités.
. 2467 tweets dont 127 avec la mention fake news.
Un triste bilan.
Une seule lueur d’espoir : il ne reste plus que trois ans à tirer.

Allez courage !

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Corrina Repp : la condition artistique humaine

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Librairie Echos

Echos-graphie du Proche-Orient : l’imagerie d’un monde pluriel et culturel

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Médias : un catalogue de formations inédit à Nantes

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Avec Fête le mur, Fragil chausse les baskets

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ohn Singer Sargent (1856-1925), Ellen Terry en Lady Macbeth, 1889. Tate Britain, Londres. © Tate, London 2016

« Tout art est parfaitement inutile »

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L'enfant et les sortileges

Ravel à la Scala de Milan : Revanche poétique de l'ordre des choses

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René Magritte, Décalcomanie, 1966, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Arts visuels

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2016-10-08_chantsbatons_j-ronnet-nicolle

Climate Chance : l'allégorie de La Poule aux oeufs d'or

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Zodiac : Fincher vs. Graysmith

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The Bad Plus : trois mecs simples à la recherche de la beauté

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Scopitone donne sa grand-messe électronique sous les Nefs

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La création de Julien Grosvalet La Première Vague, présentée lors du spectacle Plateau H à Onyx.

La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Spectacles

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La façade du Mékano à Rezé

Le Mékano joue sa mécanique affable by Eskat & Korsé

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Expressions et médias : les étudiants prennent la parole

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L'homme de théâtre Jorge Lavelli.

Événement : Jorge Lavelli retrouve Copi à l'Opéra de Rennes

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La danseuse Elena Annovi lors de la soirée d'ouverture du festival Scopitone

Et la lumière fut : ouverture du festival Scopitone

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La folle rentrée 2016 : coups de cœur de la rédaction / Musique

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Katherine Wolkoff - Deer beds (exposition à l'Atelier)

Le huitième art attend son heure

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Ouvrir grand les portes

septembre
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Fragil anime des cafés numériques jeunes à Dclic

Des goûters pour comprendre le numérique

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Doom conquérant et Dark Fantasy : rencontre avec le groupe Conan

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Traviata St Céré 2016

Rencontre : Burcu Uyar et Julien Dran jouent « Traviata » à Saint-Céré

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Un « Jours de fête » musicalement explosif

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Larry Garner

Les Rendez-vous de l'Erdre 2016 : 30 ans les pieds dans l'eau

août
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Memorabilia

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Agnostic Front Motocultor

Motocultor 2016 : le metal résonne en terre bretonne

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« Roméo et Juliette » à la Comédie-Française : précipice amoureux

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Hilldale

Hilldale, retour vers le futur de l'indie-pop

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Plus vite, plus haut, plus fort

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Médias sans médaille

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Derrière les JO, le Brésil implose

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Rock in Loft en off des Francofolies de La Rochelle

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Iggy Pop aux Escales 2016 à Saint-Nazaire

Musiques d'un monde

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Iggy Pop Photo Patrice Molle

L'iguane en escale

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Uplifting Vibrations

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La terreur sans visage

juillet
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Les Francofolies en mode électro swing

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Ensemble

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Hommage à la marge

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Mon baptême Hellfest

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Yas

Attentat de Nice : indécences et désintox

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"Le numérique a vraiment aidé la pornographie, car ça l’a démocratisée et ça l’a rendue normale."

Le conseil aux clients, dernier rempart des sex-shops face au porno version numérique ?

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Hellfest 2016 : coups de cœur x 3

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Partage et plaisir

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Europ'Raid : trois bourlingueurs à travers l'Europe

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Exceptionnel mois de juin

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Les Maîtres chanteurs de Nuremberg

« Les maîtres chanteurs » à l’Opéra Bastille : « Comment donner une mesure à l’infini… »

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Hellfest 2016 : douceurs obscures et accords ardents au royaume du metal

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Jade Puiroux et Vincent Lhoste

Le numérique, espoir pour les personnes handicapées

juin
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Pour les 30 ans de Jet FM, retour en 1986.

Jet FM : 30 ans de vol sur les ondes

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Ne pas se faire manger

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Conscientes du retour en force du vinyle, les grandes maisons de disques décident de sortir de plus en plus de vinyles, en rééditant de grands classiques

Vinyle : l’objet d'art face au business

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Happening anti corrida place Royale.

« Corrida : la honte ! »

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Le jazz est encore possible !

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map

Nuages de mots, alternatives et antipodes…

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falstaff

« Le monde entier est une farce »

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Le Truck System pour une ambiance sound-system bon enfant devant Trempolino.

Histoires de Dub

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Le retour du vinyle

Vinyle : un retour en trompe-l’oeil

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Meis en concert à La Roche-sur-Yon lors du festival Hip OPsession 2016.

Hip Hop got talent

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L'équipe du Nelson Times

Un nouveau média lycéen à Nantes : le Nelson Times

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Alice au pays d'Ancenis

Alice au pays des merveilles… d’Ancenis !

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Au Hellfest, les 10 commandements tu respecteras

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Fatma Ben Hamad auprès d'écoliers d'Ancenis

Fatma Ben Hamad : du pastel à gratter

mai
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Doc Gynéco reprend les consultations

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Photo Robin Santus

Robin Santus, l’argentique dans la peau

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Ma vie de cannette

Ma vie de cannette

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notre ordinateur laisse plein d’autres traces sur le web, qui sont autant de critères d’identification

Sur le web, sortez couverts !

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Photo Saint-Pierre : la résistance argentique

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La CGT n'aime pas la pluie

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Édito de la semaine

avril
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Fête suspendue au dessus d'un gouffre

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« Qu’avez-vous donc mis dans votre valise ? »

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Visitez Nantes, son muscadet, ses émeutes…

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Modigliani : un regard intime sur le monde

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Nicola Beller Carbone dans le rôle de Médée.

Nicola Beller Carbone s’empare de Médée

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Ibrahim Maalouf en rouge et noir

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Gentlemen du dub (not) only

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Rêve général

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Louise contre-attaque

mars
11

Do you speak Irakien ?

05

Au cœur de l’Étau

février
19

Tafsut Imazighen : la concrétisation d’une lutte identitaire

05

Rétrospective au cœur de la bédé

2015
septembre
11

GO leaks : le Wikileaks du Grand Ouest

août
21

Khe0ps : "La protection des sources sur le web, c’est zéro"

juin
19

Médias : les entrepreneurs en mode start-up

mai
07

Les médiathèques tournent la page

avril
12

"Sous les pavés, la plage !"

2013
juin
21

La leçon de piano de Chilly Gonzales