Missill à Scopitone
Du hip-hop à l’ Electro, la fée des platines jongle avec ses vinyles
Dans la salle, c’est les tropiques. Déjà très réchauffée par le génial groupe Birdy Nam Nam ,la salle est en feu quand Missill prend la relève. Après un début difficile lié à des problèmes techniques, Missill se lance et balance un mix détonnant. Derrière ses platines, c’est une véritable tête chercheuse de sons atomiques aux influences ragga, hip hop, breakbeat, rock, funk et electro. Son passage à Scopitone à fait l’effet d’une bombe.
Dj, Grapheuse, graphiste : à 25 ans, elle a tout pour plaire : Talent, beauté, dynamisme, soif de réussir, charisme et j’en passe. Résidente des soirées BMC " Rumble in the jungle" dès 1999, elle joue aux Transmusicales de Rennes en 2005, enchaîne les festivals, les concerts et les soirées où elle mixe aux côtés des plus grands comme Vitalic, Orishas, RZA ou Adam F. En octobre 2005 elle sort son premier album Mash up ( terme utilisé par les Jamaïcains qui colle parfaitement avec son mix : un mélange de toutes les influences confondues)
Interview de la belle une heure avant son set. La pression n’est pas au rendez-vous...
Avec quelles sélections comptes-tu faire bouillir la salle ce soir ?
Pour le moment, je n’ai pas encore vraiment prévu quelque chose de particulier, tout commence quand je suis derrière les platines, c’est de l’intuition et de l’oreille. Pour moi, mixer, c’est vraiment quelque chose qui est à la fois personnel et en même temps qui vient du public. C’est un partage d’ émotions ; un mix, tu le fais pour te faire plaisir mais tu le fais aussi en fonction de l’atmosphère qui règne dans la salle ; la scène de ce soir paraît très Electro. Mixer, c’est ressentir les choses, les influences exterieures et une fois dans le shaker magique tu composes à ta manière afin de mettre le feu à la salle ! En ce moment je suis plutôt branchée rock, pas celui qui est plat et calme mais plutôt celui qui arrache et fait bouger les têtes.
Les sonorités de tes mix sont plutôt très Electro alors que tes choix de morceaux sont plutôt Hip-Hop ?
Oui, c’est encore ces histoires de shaker... j’ ai commencé à mixer avec de l’ Electro, ce qui ce ressent forcement. C’est peut-être aussi parce que je ne fais pas d’enchaînements à coup de scratchs comme dans les mix Hip Hop. Je fais plutôt des transitions en passant d’ une musique à l’autre au moment voulu afin de ne former qu’un seul titre, ce qui est peut-être plus propre aux mix Electro. La création, c’est un mélange dee plein de choses qui nous touchent.
Comment t’es-tu mise aux platines ?
Tout est parti d’un pari. Mon copain était Dj, je lui ai dit que moi aussi j’allais faire du son et voilà... Le padawan a dépassé le maître !
Tu est également graphiste et graffeuse ?
Oui, mais en ce moment je suis plus concentrée sur la musique. Au niveau du graphisme je crée beaucoup de petits personnages qui baignent dans un univers de couleurs flash et Trash. J’ai fait également quelques affiches comme celle des Transmusicales 2005 où mon style est plus proche du graff vectoriel . Un graff aux formes géométriques qui part dans tous les sens tout en étant à la fois très structuré. Si tout se passe bien, certaines de mes créations seront projetées sur les écrans pendant le mix.
Tu as déjà pas mal voyagé à travers le monde pour faire des soirées, tu envisages une carrière à l’étranger ?
C’est vrai que ça m’ a permis de partir à Pékin, au Mexique , en Afrique, au Canada mais pour le moment je vais plus développer ma carrière outre-manche avec le label FAT.
Tes dates à venir pour ceux qui t’auraient ratée ?
L’été va être chargé en festivals et en concerts, je serai le 8 juillet au festival FREEMUSIC à Montendre, le 13 au Cabaret sauvage à Paris, le 15 au festival Berthe hom, le 16 au festival de DOUR...
Propos recueillis par Hélène TAMALET
pour plus d’information www.missill.com

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