Harry Merry, rocker extraterrestre au Festival I.D.E.A.L.
Un enregistrement de batterie, un clavier et un homme
Festival...Idéal pour Harry Merry. Le lieu dit unique est à la mesure de sa musique. Sa voix rauque fait parfois quelques vagues dans les aigus, entre deux incursions dans des dimensions inconnues. Harry Merry contestable ? Inimitable ? Débutant en français mais volubile en anglais, le Hollandais déjanté vole de questions en questions pour nous faire découvrir une part de son univers.
Comment avez-vous appréhendé ce passage en France ?
Ce soir (7 avril) j’ai fait beaucoup d’erreurs malheureusement. Mais j’ai particulièrement apprécié le public français. Ils ont l’air de s’approprier ma musique. La langue influence vraiment la vision et les expressions donc ce concert m’a permis de découvrir une autre culture. C’est une expérience unique. J’avais déjà ressenti cette impression lors d’un autre concert au Canada. Mais on ne peut nier les différences entre le français au Canada et le français en France.
Comment décririez-vous votre musique ?
Je l’appellerais rock’n roll, tout simplement. Mais pourquoi ne serait-elle pas aussi du blues ou du r’n’b ? La plupart des auditeurs la qualifie d’expérimentale ou d’avant-garde ou d’autres mots horribles.
Vous semblez nostalgique des années 60 ?
Oui, j’aime les souvenirs de cette période et particulièrement de la musique yé-yé. Connaissez-vous le groupe The Pussy Cats ? J’étais fan de leurs chansons et leurs reprises : shala lala (démonstration en fredonnant). La musique classique ne me laisse pas non plus indifférent. Je suis fan de Wagner.
Quel est votre prochain défi musical ?
Je suis fasciné par les opéras ou les mélodies semblables à "Bohemian Rhapsody". J’ai déjà écrit ma première oeuvre dans ce sens : Betta Elizabetta. Un opéra est un travail de grande ampleur mais fascinant. Je dois le réaliser avant mes quarante ans et également trouver quelqu’un pour me marier avant cette date. Après, je considère qu’il est trop tard pour réaliser des projets importants.
Au centre d’une personnalité complexe
Un de vos passe-temps est la lecture de Dickens. Que vous apporte cette littérature ?
J’ai déjà lu David Copperfield et d’autres titres. Ces livres ont influencé les paroles de mes chansons. J’utilise les mots que j’apprécie, qui ont un côté esthétique dans ces livres. Puis, je crée le reste par moi-même. Mais je suis aussi influencé par des références présentes. J’ai enregistré des chansons avec un membre des Doo Doo’s coffee. Ces featuring sont disponibles sur le site de tocado.

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