L’Enfant et les sortilèges, opéra à ne pas manquer !
En tournée dans l’ouest grâce à une coproduction entre Angers Nantes Opéra et l’Opéra de Rennes, L’Enfant et les sortilèges de Ravel, sur un livret de Colette, est un petit bijou d’opéra, mené par des musiciens et des interprètes excellents, dans un décor magnifique et une mise en scène admirable... Que demander de plus ?
La scène s’ouvre sur un rideau blanc avec une fenêtre. A travers laquelle regarde l’enfant.
Le sale gosse qui ne veut pas faire ses devoirs, qui se fait donc gronder par Maman et doit rester seul dans sa chambre jusqu’au dîner. Ca vous rappelle plein de bons souvenirs n‘est-ce pas ? Bon, mais lui il est très énervé et il casse tout dans sa chambre. C’est alors que tous les objets et les animaux qu’il a malmenés, les sortilèges, s’animent et viennent le hanter un à un, éveillant la culpabilité et la compassion de l’enfant cruel.
Des interprètes admirables
Cette version pour piano à quatre mains, flûtes et violoncelle, de Didier Puntos, est absolument remarquable, pleine de finesse. Et les chanteurs ne sont pas en reste : Gaële Le Roi, dans le rôle de l’enfant, est stupéfiante de réalisme ; habituellement, les fines soprani peinent à nous faire croire qu’elles sont de jeunes hommes. Mais là, on est véritablement troublé par la chanteuse en culotte courte aux courts cheveux couleur carotte. Les interprètes sont excellents, tant dans la partition que dans le jeu : c’est un régal pour les oreilles comme pour les yeux ! Quant au décor, il est tout simplement magnifique, et nous emmène dans un univers féerique et onirique que l’on oublie quand on grandit...
un régal pour les oreilles comme pour les yeux
Très accessible, L’Enfant et les sortilèges est idéal pour découvrir l’Opéra : court (50 minutes !) mais dense, simple mais très beau, trouvant chez chacun une résonance particulière, il saura vous convaincre d’aller plus souvent à l’opéra ! De plus, rappelons que le spectacle est en tournée dans l’ouest dans une nouvelle politique de coproduction et de diffusion, dans des salles qui n’ont pas l’habitude d’accueillir des opéras, et que les places sont pour l’occasion bien moins chères !!!
Mathilde CLEMOT

Le dernier numéro


Haut de la page

