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7 avril 2017

Les Damnés à la Comédie Française : Dans les coulisses d’un inquiétant théâtre…

La Comédie-Française a repris cette saison, Salle Richelieu à Paris, « Les Damnés ». D’après le film de Luchino Visconti, dans la mise en scène d’Ivo van Hove ayant particulièrement marqué l’édition 2016 du festival d’Avignon. Le spectacle est total, et d’une perturbante actualité : c'est effectivement un choc !

Les Damnés à la Comédie Française : Dans les coulisses d’un inquiétant théâtre…

07 Avr 2017

La Comédie-Française a repris cette saison, Salle Richelieu à Paris, « Les Damnés ». D’après le film de Luchino Visconti, dans la mise en scène d’Ivo van Hove ayant particulièrement marqué l’édition 2016 du festival d’Avignon. Le spectacle est total, et d’une perturbante actualité : c'est effectivement un choc !

Sorti en 1969, le film de Luchino Visconti, Les Damnés, rôde dans les zones malsaines de la montée du nazisme en Allemagne en 1933. Il exhibe l’ascension vénéneuse et illusoire de la famille Essenbeck, à la tête d’une entreprise d’aciérie, et sa progressive extinction, dans un monde qui bascule dans l’horreur. Il y a quelque chose de pourri dans ce groupe rongé de l’intérieur, et gangrené par un fantasme de pouvoir. Ivo van Hove a adapté d’autres films particulièrement intenses de réalisateurs italiens sur scène, notamment Rocco et ses frères de Visconti – un film de 1960 – , dont il monte aussi cette saison Ossessione – qui date de 1942 – , et Théorème de Pier Paolo Pasolini (1968), avec le Toneelgroep d’Amsterdam qu’il dirige depuis 2001. Pour jouer ces damnés, il a construit un discours intemporel, dans un jeu de miroir avec toutes formes de ténèbres, où de puissantes métaphores du théâtre commentent le glissement vers l’enfer.

Tragédie d’une famille rongée par le pouvoir

Le début du spectacle montre un théâtre en train de se faire avec, sur le côté, des loges d’acteurs. Les comédiens se changent et se regardent dans le miroir, avant de plonger dans des rôles impossibles. Ils entrent dans leurs costumes et leurs personnages, sous le regard d’une caméra qui ne quittera pas le plateau jusqu’à la fin. Cet accessoire de cinéma rend hommage au film de Visconti, et tourne autour des protagonistes. C’est aussi un personnage à part entière, témoin implacable, comme le chœur de la tragédie antique. Il y a en effet des rappels de la barbarie des Atrides dans l’histoire de la famille Essenbeck. Les images projetées en direct commentent et soutiennent l’action de manière parfois intime, en osant des gros plans sur des visages, des expressions ou des gestes.

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Les damnes
Un personnage toxique et étouffant, à l'âme d'une tueuse, dans un jeu plein de terrifiantes nuances.

Jan Verswevyeld

La caméra s’invite à la soirée d’anniversaire du patriarche, le Baron Joachim Von Essenbeck, qui profite du rassemblement familial pour céder sa place à la tête de l’entreprise. Ses petites-nièces jouent à cache-cache tandis que Günther, incarné avec beaucoup d’intensité par Clément Hervieu-Léger, interprète un morceau de clarinette pour la fête de son grand-père : il s’agit de la transposition d’un lied de Richard Strauss, Morgen, comme la réminiscence fragile d’un temps qui semble révolu. L’immense Didier Sandre offre son regard intense, profond et triste, au visage du baron, tourné vers un passé qui s’éloigne. C’est comme si le temps se figeait dans l’image bouleversante, agrandie à l’arrière-plan, de celui qui prend encore le temps d’écouter. C’est son fils Konstantin, père de Günther, qui doit lui succéder. L’émotion esthétique est très vite balayée par l’émergence de désaccords internes autour de la nouvelle direction, dictés par le nazisme mais complètement assumés par certains membres de la famille.

Le Baron Joachim a un autre petit-fils, Martin, fils de Sophie, sa belle-fille. Martin offre en cadeau d’anniversaire l’interprétation grinçante d’une chanson immortalisée par Marlene Dietrich dans le film L’ange bleu de Josef Von Sternberg (1930), Ein Mann, ein richtiger Mann, dans un numéro de travesti. Sophie, en véritable démiurge, lui enfile les chaussures à talons, avec une délectation qui révèle le caractère trouble de la relation qui les unit. Dans un moment où tout semble basculer, ce passage dit de manière outrancière l’urgence de trouver un homme, un vrai, un guide aussi, avec l’expression maladroite due à un manque profond de repères.

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Sophie Von Essenbeck et Friedrich Bruckmann sont infestés par une véritable maladie du pouvoir

Jan Versweyveld

La tragédie des époux Macbeth n'est pas si loin

Alors qu’Helmut Berger donnait à cette scène mythique du film de Luchino Visconti une présence sensuelle et inquiétante, Christophe Montenez accentue encore l’exubérance, avec ses colliers et ses bagues démesurés, dans un fascinant ballet avec la caméra. Il a le côté animal de celui qui est prêt à tout pour exister, avec quelque chose du monstre naissant tel que Racine dépeint Néron, sous le regard de sa mère Agrippine dans sa pièce Britannicus (1669). D’autant que Sophie Von Essenbeck manipule son fils, à la personnalité fragile, pour assouvir sa propre volonté de puissance. Elle est infestée, comme Friedrich Bruckmann dont elle partage désormais la vie, par une véritable maladie du pouvoir. La tragédie des époux Macbeth n’est pas si loin. Sur l’écran qui nous montrait le beau visage du patriarche ému par la musique, on voit celui qui vient de fêter son anniversaire, froidement assassiné par Friedrich. Guillaume Gallienne apporte à cette figure monstrueuse une redoutable impassibilité, que rien ne semble atteindre. La nuit précédente, c’était l’incendie du Reichstag – nuit du 27 au 28 février 1933 – , avec son faux coupable. Herbert Thallman, libéral anti-nazi marié à une Essenbeck, est accusé du meurtre du baron. Il n’y a pas si longtemps, c’étaient ses petites-filles qui jouaient à cache-cache ; il est désormais contraint à l’exil.

Miroir d’un monde en décomposition

Le titre italien donné par Visconti aux Damnés est La caduta degli dei, qui évoque la dernière journée de la Tétralogie de Richard Wagner, Le crépuscule des Dieux (1876). Ivo van Hove a monté l’ensemble de cette œuvre énorme entre 2006 et 2008 à l’Opéra des Flandres. Il y est question de dieux à l’agonie, mais animés par un pouvoir aussi vain, qui repose sur l’ivresse de l’or, et d’une puissance dérisoire. Ces dieux partagent avec la famille Essenbeck un même aveuglement. Friedrich Bruckmann tente de combler ses frustrations lors de la sordide nuit des longs couteaux – du 29 au 30 juin 1934 – , dans une totale confusion entre sa sphère privée et son engagement politique.

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Friedrich Bruckmann tente de combler ses frustrations lors de la sordide nuit des longs couteaux

Jan Versweyveld


A lire aussi : Le crépuscule des dieux à l’Opéra Bastille


Devenu S.S, il participe au massacre des S.A, dans l’espoir de liquider son adversaire Konstantin, converti à cette dernière section. Cette nuit des longs couteaux est stylisée et le passage est d’une beauté suffocante. Le dirigeant légitime des aciéries Essenbeck danse avec le jeune Janeck. Les deux hommes sont nus, un déstabilisant jeu de miroirs les projette sur l’écran, en les amplifiant et en démultipliant les corps. C’est une esthétique complètement irréelle de cauchemar, aux couleurs de feu, d’un orange obsédant, qui devient ensuite une mare de sang. Denis Podalydès (Konstantin) et Sébastien Baulain (Janeck) offrent une brûlante scène d’anthologie, d’une splendeur monstrueuse. Portés par la fièvre, les deux acteurs semblent complètement possédés, dans l’ivresse d’une bacchanale qui les place en équilibre au-dessus d’un gouffre. C’est une danse de mort, d’une puissance orgiaque, dont Bruckmann rompt brutalement la sauvage sensualité en abattant Konstantin comme il avait tué le grand-père, sans aucune trace d’émotion. On entend, au piano, la musique du songe d’Elsa dans Lohengrin de Wagner, où il est question de l’espoir d’un rédempteur. Mais cette musique assourdie paraît un bien lointain souvenir.

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C'est une esthétique complètement irréelle de cauchemar, aux couleurs de feu, d'un orange obsédant (...)

Jan Versweyveld

Le propos est universel, et nous concerne

A chaque crime, les lumières de la salle s’allument, et l’on entend le bruit sinistre des sirènes d’un train. Le spectateur est impliqué dans l’action, à la fois voyeur et témoin impuissant. Ces lumières nous renvoient aussi à notre monde d’aujourd’hui, ici et maintenant. Le propos est universel, et nous concerne. Sur le côté de la scène opposé à celui des loges d’acteurs, en bordure des coulisses mais à la vue du public, on a placé des cercueils où chaque mort est déposé. Le rituel macabre se développe avec une urne que l’on amène à l’avant du plateau, pour y jeter les cendres. Le retour d’Herbert Thallman est un moment bouleversant. Il revient anéanti après avoir appris la mort d’Elisabeth, sa femme, et de ses deux petites-filles, dans les camps. C’est le seul personnage qui soit parvenu à rester pur. Loïc Corbery atteint, par un jeu authentique et sincère, l’expression d’une douleur indicible qui tire les larmes. Günther, de son côté, réagit au crime de son père par une montée de haine, attisée par le personnage manipulateur de Wolf Von Aschenbach, qui se sert du discours nazi pour corrompre et séduire les esprits déstabilisés. Eric Génovèse s’empare de cette figure inquiétante avec la beauté du diable et une froideur totale. Ses mots glissent comme les ondulations d’un serpent sur ceux qui ne voient plus le sens des choses. Il est effrayant de perfection, et parvient à pervertir une sensibilité pourtant artiste, pour qu’elle se dirige vers la vengeance et l’idéologie la plus extrême. Cette métamorphose nous montre comment tout être peut basculer. C’est encore un pas franchi dans l’horreur.

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Lors d’une scène traumatisante, Martin profite d’une partie de cache-cache avec Lisa, une petite fille juive, pour suggérer avec perversité le viol à venir

Jan Versweyveld

Martin dérape dans une attitude radicale. Il s’affirme progressivement comme un monstre accompli, dans un monde qu’il ne parvient plus à maîtriser. Lors d’une scène traumatisante, il profite d’une partie de cache-cache avec Lisa, une petite fille juive, pour suggérer avec perversité le viol à venir. On n’aura ensuite plus de nouvelles de l’enfant. Sophie consacre toute son énergie à hisser son fils au sommet des entreprises Essenbeck, pour satisfaire sa soif de pouvoir personnelle. Elsa Lepoivre, qui a été une Phèdre solaire dans la pièce de Racine à la Comédie Française, construit un personnage toxique et étouffant, à l’âme d’une tueuse, dans un jeu plein de terrifiantes nuances.


A propos de Phèdre à la Comédie-Française : Des mots en offrande à la mer…


Aux portes de l’atroce dénouement, son fils lui arrache sa robe, dans un acte de profanation dont elle sort abîmée et salie, presque désincarnée. Ce n’est qu’un prélude à l’horreur. Martin, devenu directeur des aciéries familiales, se dénude face au public, et déverse sur son corps toutes les cendres mêlées contenues dans l’urne. La mécanique destructrice est en marche. Il s’empare d’une arme et tire de manière convulsive en direction de la salle. Cette fin laisse sans mots et sans voix, elle résonne tellement avec des événements inexplicables, si proches de nous. La Comédie-Française a offert un spectacle total, qui marquera l’histoire du théâtre. Elle programme également cette saison, jusqu’au 15 juin 2017, Salle Richelieu, une adaptation de La règle du jeu de Jean Renoir (sorti en 1939), dans une mise en scène de Christiane Jatahy. Jouer des films s’inscrit dans une démarche passionnante. C’est une autre manière, pour la Comédie-Française, de revisiter des classiques et d’enrichir le répertoire.

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Les damnés

Jan Versweyveld

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De ma fenêtre, je vois...

Réparer les vivants ©Aurélie Clement

Le cœur d'un autre

Christophe Gervot est le spécialiste opéra de Fragil. Du théâtre Graslin à la Scala de Milan, il parcourt les scènes d'Europe pour interviewer celles et ceux qui font l'actualité de l'opéra du XXIe siècle. Et oui l'opéra, c'est vivant ! En témoignent ses live-reports aussi pertinents que percutants.

L'édito

De ma fenêtre, je vois…

Ça fait longtemps que j’habite le même quartier. Plus ou moins au même endroit, et plus ou moins en pointillés, mais c’est « mon » quartier. On le dit chic, on le dit cher, on le dit bien-pensant et cul-béni. J’y vois les agents immobiliers rôder comme des loups en quête de chair fraîche dès que l’un d’eux entrevoit mère-grand quitter sa petite demeure sans espoir d’y revenir.

J’y vois des immeubles aux prestations de « luxe », clapiers pour Parisiens crédules et désespérés de la pâquerette, y pousser comme autant d’amanites phalloïdes, ces champignons si sympathiques en apparence et bien empoisonnés à l’intérieur. Je vois des portefeuilles y investir, se frottant les mains de la défiscalisation à venir, des 4×4 surdimensionnés se mouvoir avec peine dans les rues tortueuses. J’y vois des banderoles à bas prix vanter des pseudo-aménagements hauts de gamme. Roulement de tambour mesdames et messieurs ! Par ici les acrobates de balcon d’1 m2 sur rue, les magiciens-jardiniers de béton, les otaries en nœud papillon glissant sur les sols en faux marbre des halls d’entrée. En quelques années, suivant la tendance, des centaines de bobos bien pensants se sont agglutinés dans ces appartements aux adjectifs ronflants. « Exclusif », « prestigieux », « de haut standing« , « exceptionnel »… mon dictionnaire des synonymes en est vert de jalousie.

Mais au bout de ma rue, une incongrue : lorsqu’une vieille propriété a été remplacée par un de ces rêves de promoteur banal et atone, la maison mitoyenne a survécu. Encaissée, en retrait de la rue et légèrement en hauteur, celle-ci ne fut plus jamais baignée de lumière, coincée entre deux sumos de parpaing creux. L’inhabitable verrue est pourtant restée. Longtemps fermée, puis un jour occupée. Regardant de loin, je me disais naïvement qu’il devait s’agir non pas d’un lieu d’habitation (non, cela me semblait impensable !) mais probablement du siège d’une association, certainement utilisée ponctuellement. C’est dire si ce lieu ne faisait pas de bruit.

Ce jeudi matin, 6 avril 2017, c’est également sans bruit que les forces de l’ordre sont intervenues. Bouclage serré, rue barrée. En toute discrétion, plusieurs fourgons de police accompagnaient quelques messieurs sérieux en pardessus, cartables à la main. Soudain, le film s’est déroulé dans ma tête ; d’un coup, tout s’est éclairci. Assombri, plutôt. J’étais le témoin forcé d’une situation de violence ordinaire. Pire, je réalisais que j’étais riveraine de jeunes qui avaient certainement connu la guerre, la faim et des violences intolérables. J’assistais à l’expulsion d’un squat de mineurs isolés étrangers, dont j’ai appris dans la matinée par la presse qu’il était installé là depuis deux ans. De mon balcon des beaux quartiers, deux ans que je me réjouissais que cette maison ne soit finalement pas tombée, car voir le grand arbre du jardin depuis mon petit chez-moi, c’est quand même pas mal quand je bois mon café dehors !

Alors après ? Se révolter ? Manifester ? S’engager ? Au moins, j’en aurai parlé. Car à défaut d’avoir en soi les ressources pour s’engager dans une association d’entraide, il est de notre devoir de citoyen de ne pas faire comme si les personnes qui vivent à côté de nous n’existaient pas. En cette période électorale qui donne plus de crédit à l’individualisme qu’à la solidarité, un seul mot d’ordre : l’ouverture d’esprit. Celle qui nous fait prendre conscience que nous-sommes-société.


Séverine Dubertrand – avril 2017

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« Corrida : la honte ! »

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Le jazz est-il encore possible

Le jazz est encore possible !

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map

Nuages de mots, alternatives et antipodes…

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falstaff

« Le monde entier est une farce »

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Le Truck System pour une ambiance sound-system bon enfant devant Trempolino.

Histoires de Dub

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Le retour du vinyle

Vinyle : un retour en trompe-l’oeil

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Meis en concert à La Roche-sur-Yon lors du festival Hip OPsession 2016.

Hip Hop got talent

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L'équipe du Nelson Times

Un nouveau média lycéen à Nantes : le Nelson Times

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Alice au pays d'Ancenis

Alice au pays des merveilles… d’Ancenis !

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hellfest bannière

Au Hellfest, les 10 commandements tu respecteras

02
Fatma Ben Hamad auprès d'écoliers d'Ancenis

Fatma Ben Hamad : du pastel à gratter

mai
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Doc Gyneco

Doc Gynéco reprend les consultations

27
Photo Robin Santus

Robin Santus, l’argentique dans la peau

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Ma vie de cannette

Ma vie de cannette

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notre ordinateur laisse plein d’autres traces sur le web, qui sont autant de critères d’identification

Sur le web, sortez couverts !

20
photo-saint-pierre-fragil-01

Photo Saint-Pierre : la résistance argentique

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bancgt

La CGT n'aime pas la pluie

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Édito de la semaine

avril
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Cabaret-Olivier-Desbordes

Fête suspendue au dessus d'un gouffre

29
Entre-les-lignes-valises

« Qu’avez-vous donc mis dans votre valise ? »

21
Slogan-loi-travail-nantes-FRAGIL

Visitez Nantes, son muscadet, ses émeutes…

21
modigliani-lille-lam-fragil

Modigliani : un regard intime sur le monde

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Nicola Beller Carbone dans le rôle de Médée.

Nicola Beller Carbone s’empare de Médée

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ibrahim-maalouf-nantes-fragil

Ibrahim Maalouf en rouge et noir

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gentlemen-dub

Gentlemen du dub (not) only

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Nuit-debout-nantes

Rêve général

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Louise contre-attaque

mars
11
BANlarge

Do you speak Irakien ?

05
editions-etau-fragil

Au cœur de l’Étau

février
19
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Tafsut Imazighen : la concrétisation d’une lutte identitaire

05
banlarge

Rétrospective au cœur de la bédé

2015
septembre
11
datapulte-goleaks-fragil

GO leaks : le Wikileaks du Grand Ouest

août
21
khe0ps-hacker-fragil

Khe0ps : "La protection des sources sur le web, c’est zéro"

juin
19
web2day-fragil-2015

Médias : les entrepreneurs en mode start-up

mai
07
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les médiathèques tournent la page

avril
12
une

"Sous les pavés, la plage !"

2013
juin
21
chilly-gonzales-cc-fragil

La leçon de piano de Chilly Gonzales