1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |...

La photo de Une : 11 janvier 2013

Publié le 11 janvier 2013

Romain Ledroit

61 commentaire(s)


Cette photo, prise ce vendredi matin en passant dans le dos de la caserne des pompiers de la rue Maréchal Joffre souligne le doute et le malaise des pompiers nantais. « En colère » contre les difficultés ressenties dans l’exercice des fonctions ; « Armée mexicaine » pour exprimer - depuis le terrain - la sensation d’être peu considérés. Une critique adressée à la direction. Plus d’informations sur le site de 20 minutes Nantes.

Romain Ledroit

BIENTÔT SUR LES ÉCRANS

« Toute personne a droit au travail… »

Publié le 4 décembre 2012

Delphine Blanchard

177 commentaire(s)


Article 23 : un film citoyen, qui vise à éveiller les consciences et réveiller les citoyens.

Mais l’article 23, c’est aussi celui de la Déclaration universelle des droits de l’homme :

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts. »

Faisant le constat que cet article-là n’est pas toujours respecté, Jean-Pierre Delépine, simple citoyen, ancien salarié, se lance dans la réalisation de son premier long-métrage avec ses fonds personnels.

Article 23 raconte donc une histoire largement inspirée de faits réels en interrogeant la "valeur travail" et le drame du chômage.

Jean-Pierre Delépine explique : « Il n’y a pas plus de raison économique ou d’histoire de lutte pour rester compétitif qui puisse justifier de sacrifier les faibles pour ne garder que... l’élite. Nous sommes juste en présence d’un système organisé par des gens qui visiblement ne savent pas faire autrement et qui sont d’ailleurs complètement dépassés par les événements. »

Produit en 2012, tourné entre Paris et Torcy, le film sort le 12 décembre prochain. Un film coup de poing dédié à la mémoire des disparus de France Télécom, Renault, La Poste, Thales, Areva, EDF, GDF Suez, PSA, ONF, Agence Pole emploi, Klarius, Veolia, CA, LCL, SG, BNP, Natixis, BPCE… et bien d’autres…

On pense aux films Ressources humaines de Laurent Cantet ou La question humaine de Nicolas Klotz, mais surtout à tous ces hommes et femmes manifestant devant leurs usines, réclamant simplement le droit au travail.

Delphine Blanchard

-  La bande annonce

-  La page Facebook du film

General Elektriks au VIP

Publié le 29 octobre 2012

Julien Correc

237 commentaire(s)


Jeudi dernier, c’était General Elektriks à de Saint-Nazaire. De quoi réchauffer nos petits corps !

Jeudi 26 Octobre, Le VIP // Saint-Nazaire

La première partie est assurée par le duo de DJs Super Size Mix qui pose habilement un son funky. Une petite primaire d’accrochage pour la suite de la soirée laissant le temps à tous les convives de prendre place dans la salle Nazairienne. Le VIP n’est pas plein à craquer mais nombreux se sont déplacés pour voir General Elektriks.

A peine terminé l’encas, la foule se rapproche de la scène d’un pas assuré. Acclamations à l’arrivée de Hervé Salters alias RV, leader de General Elektriks. Ce dernier prend place au centre de la scène, avec à sa gauche le guitariste Eric Starczan et à droite la basse de Jessie Chaton. La batterie et la MPC sont juste derrière et dos à un mur de plaques lumineuses qui s’allumeront au rythme de la musique.

Le groupe commence immédiatement avec The Spark et tout de suite on remarque une qualité sonore irréprochable. C’est presque dommage de devoir porter des bouchons d’oreilles. Take Back The Instant, second morceau du set, confirme que le concert va être excellent. Le public tape des mains et des pieds tandis que RV danse. Cette danse frénétique presque nerveuse qui tout en conservant ses mains sur ses superbes claviers vintages nous offre un spectacle à la fois amusant et surprenant.

Chaque musicien se défonce sur scène pour notre plus grand plaisir. Ne pas avoir les yeux uniquement braqués sur le frontman, c’est toujours agréable. General Electiks entame Helicopter et ça envoie du lourd juste avant de retomber dans la douceur des titres comme Frost on tour sunglasses, The Genius and the Gangster et Pack up your things.

Jessie Chaton, à la basse, offre quand à lui un déhanché magistral sur David Lynch Moment qui ne laisse pas le public indifférent. Ce grand bonhomme en rouge et noir semble, tout comme RV, être monté sur ressorts. Il s’immobilise à peine lorsqu’il troque sa basse pour un clavier. La bougeotte des artistes se transmet au public. On ne s’arrête que lorsque lever son verre devient périlleux.

Un excellent concert, résultante d’une alchimie parfaite entre jeux de scène, son irréprochable et jeux de lumières parfaitement maitrisés. Un plaisir pour nos oreilles tout autant que pour nos yeux. Le set se termine avec Tu M’intrigues, grattifié d’un solo de batterie impressionnant.

Un premier rappel a lieu : Tomorrow Were Leaving suivit de Mirabelle Pockets puis un second avec Holding down the fort et Bloodshot eyes. En tout, 15 morceaux,extraits des trois albums, auront été joués avec brio dans une ambiance chaleureuse et festive.

Julien C.

Festival Soy : du soja dans mon post rock ?

Publié le 26 octobre 2012

Georgina Belin

1 commentaire(s)


Jeunes pousses encore vertes ou monstro-plantes de la musique, tout pousse sur le terrain fertile de l’association Yamoy, dont la création phare fête cette année ses dix ans, du 31 octobre au 4 novembre. Le festival Soy (teaser : l’origine du nom dans la vidéo !) est en effet devenu aujourd’hui un événement incontournable de la scène musicale locale.

soy_col1

Alors, après ces consonances mystérieuses, comment faire simple pour définir Soy ? Un concentré de musiques « indépendantes et émergentes », de talents internationaux débutants ou confirmés, issus de la grande famille du rock et de tous les post que vous pouvez imaginer : post-rock, post-folk, post-pop et j’en passe. Exigeant, pointu certes...mais avant tout curieux et varié : tous les genres sont au rendez-vous, de la pop moëlleuse à l’électro disco en passant par les expérimentations planantes.

Au-delà des étiquettes et des styles, Soy c’est surtout cinq jours de découvertes et de diversité musicale, de concerts dans des lieux parfois surprenants du patrimoine nantais (cette année par exemple le Château ou la Maison de l’Erdre), à des tarifs très accessibles, voire gratuits.

Né d’une envie de potes de « se faire plaisir » en programmant les groupes qu’ils aiment, Soy est toujours dix ans plus tard l’expression de coups de cœur musicaux et du plaisir communicatif de pouvoir mettre en lumière des groupes peu médiatisés...en décrassant quelques oreilles au passage.

Rencontre avec Pierre Templé, co-programmateur de Soy, et Amandine Rouzeau, qui fait partie des nombreux bénévoles de Yamoy grâce auxquels le festival peut avoir lieu.

Toute la programmation sur le site : http://www.festivalsoy.org/programm...

Festival Soy 10 - un avant-goût from Magazine Fragil on Vimeo.

Georgina Belin et Hugues Bougouin

EXPOSITION

Smartphones et art : l’exemple d’Archipel

Publié le 12 octobre 2012

Thomas Savage

175 commentaire(s)


Fragil s’est rendu à l’inauguration du projet Archipel à La Maison des Arts de Saint-Herblain. De l’art et des codes-barres.

Le smartphone. Condensé de technologies pour les uns, addiction pour les autres. L’association Lolab propose une utilisation encore peu exploitée du fidèle compagnon numérique : l’accès à l’art. Non, Lolab n’a pas créé une application, mais bien monté une exposition. Toujours inspirée par l’interactivité et la pratique transdisciplinaire à dominante multimédia, l’association transforme le smartphone en une clé d’accès aux oeuvres.

Autour d’Amélie Labourdette (Scopitone, La longue nuit du court) et de Wilfried Nail, dix tableaux vivants ont été réalisés avec les habitants de Saint-Herblain comme acteurs. Des films, les voilà les œuvres. Ils sont enfermés dans dix bornes implantées autour de La Maison des Arts. On déambule donc de l’une à l’autre. Sur chaque borne, un QR code. Une fois « flashé », ce code-barre amélioré permet d’accéder à la vidéo tournée à l’endroit même où vous vous tenez.

Pour l’inauguration, les œuvres étaient projetées aux abords des bornes.

Souvent, l’utilisation du téléphone est compulsive. Cette fois-ci, on prend le temps d’apprécier un déjeuner sur l’herbe sous le plus vieil arbre du Bois Jo ou encore une scène proche de la science-fiction dans un parc public. Grâce au travelling de la caméra, les acteurs d’un jour, figés, entrent et sortent du « très petit écran ». La bande-son - également réalisée en collaboration avec les habitants - rythme cette balade entre champ et hors-champ avec l’ambiance surréaliste de l’instant.

La Maison des Arts met des smartphones à la disposition de ceux dont la poche n’a pas encore été colonisée.

Texte et photos : Thomas Savage

Infos pratiques :

La Maison des arts de Saint-Herblain

Archipel, jusqu’en février 2013

http://www.lolab.org

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |...