Mémoire
162ème Commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières : focus sur Haïti
Publié le 5 mai 2010
Antoine Bernier
La 162ème Commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières aura lieu les 9 mai et 10 mai 2010 à l’Esplanade Gloriette. Différents événements : village de la mémoire, conférences, visites guidées, expositions, animations ponctueront ces deux journées où Haïti sera à l’honneur.
A l’occasion de la 162ème commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, la Ville de Nantes a souhaité rendre hommage au peuple haïtien qui traverse des moments douloureux. La culture haïtienne se nourrit de l’histoire de la traite, des luttes qui ont marqué la naissance du pays jusqu’à aujourd’hui.
Grande figure de la littérature haïtienne, essayiste et romancière, l’invité d’honneur est Yanick Lahens ; elle met au cœur de son art l’histoire de l’esclavage et la question de l’exil ; après un premier roman Dans la maison du père, elle vient de publier La couleur de l’aube qui a reçu le prix Millepages en 2008 et le prix RFO en 2009.

Visites guidées, débats, projections au cinéma, expositions et conférences animeront ces deux journées de commémoration. Notamment une rencontre avec Yanick Lahens qui aura lieu à 11h, le dimanche 9 mai : l’occasion d’« évoquer la question de l’esclavage, de son abolition et de ses subtiles survivances ». Il y aura aussi deux projections au Cinématographe de Nantes : un documentaire sur Haïti, le pays du dehors, de Evelyne Jousset et un film, Les insurgés de Cayenne en présence de Barcha Bauer (réalisateur), André Bendjebbar (auteur) et Henriette Dorion-Sébéloué (témoin).
Par ailleurs, diverses expositions telles que D’Ayiti à Haïti, la Liberté conquise de Mme Vendryes, La production du rhum au XIXe sièclede AAGLA et Résistances africaines à la traite négrière par le collectif du 10 mai jalonneront ces deux journées de commémoration.
Antoine Bernier
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1 commentaire(s)
wpjo 6 mai 2010 à 02h10min
J’aimerais attirer votre attention sur un article paru le 23/04/2010 dans le New York Times et repris par le International Heral Tribune (consultables sur http:// www.nytimes.com /2010/04/23/opinion/23gates.html ?scp=1&sq=slavery%20blame&st=cse)
Notons que ces journaux sont considérés comme progressistes ce qui rend l’impact de l’article d’autant plus fort.
Je reprends certains passages :
<< ... there is very little discussion of the role Africans themselves played. And that role, it turns out, was a considerable one, especially for the slave-trading kingdoms of western and central Africa. These included the Akan of the kingdom of Asante in what is now Ghana, the Fon of Dahomey (now Benin), the Mbundu of Ndongo in modern Angola and the Kongo of today’s Congo, among several others...
... historians ... of Boston University estimate that 90 percent of those shipped to the New World were enslaved by Africans and then sold to European traders ...The truth, however, is much more complex : slavery was a business, highly organized and lucrative for European buyers and African sellers ALIKE (majuscules par wpjo).
The African role in the slave trade was fully understood and openly acknowledged by many African-Americans even before the Civil War ... many elite Africans visited Europe in that era [17th century], and they did so on slave ships following the prevailing winds through the New World. ... African monarchs also sent their children along these same slave routes to be educated in Europe. And there were thousands of former slaves who returned to settle Liberia and Sierra Leone. The Middle Passage, in other words, was sometimes a two-way street. Under these circumstances, it is difficult to claim that Africans were ignorant or innocent. >>
Article écrit en aanglais par Henry Louis Gates Jr, Professeur à l’Université de Harvard.
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