Publié le 29 janvier 2010

Thomas Clereaux

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Comme promis, après avoir écumé les horizons du cinéma britannique, le troisième volet de la saison cinématographique Univerciné nous entraîne à la découverte du cinéma italien.

Du mercredi 3 au dimanche 7 février, Univerciné propose au public une sélection de 17 films dont 2 documentaires. Un choix de films divers et variés placés sous le signe de la différence, et déclinés sous plusieurs genres dont un renouement avec la comédie.

L’Ouverture du festival aura lieu avec le troublant mais néanmoins comique Diverso da Chi ? Différent de qui ?, du réalisateur Umberto Carteni. Une fiction inédite qui aborde des sujets variés et très actuels : de la politique à la différence sexuelle, le tout dans une ville du nord-est de l’Italie où les valeurs traditionnelles pures et dures sont défendues coûte que coûte.

Autre film emprunt de tradition : La Pizzicata, œuvre traitant du tarantisme, un phénomène complexe fondé sur la croyance que la morsure d’une certaine araignée ne peut être surmontée que par le recours à la musique et à la danse. En 1944 dans la région des Pouilles, une famille de paysans recueille un aviateur américain blessé d’origine italienne, qui s’éprend d’une jeune femme dont le père l’avait promise à un autre. Il s’en suit alors un affrontement au rythme des danses et des chants locaux. Une plongée au cœur de la culture du sud de l’Italie, pour le plaisir des yeux et des oreilles.

Le Festival ne s’arrête pas là et revisite entre autre les grands classiques du cinéma italien tel que La Ciociara, de Vittorio de Sica, avec Sophia Loren ; mais aussi Molèna, drame de Guiseppe Tornatore qui lui fait écho en abordant le thème des femmes prises dans l’étau de la guerre.

Un certain nombre de films inédits sont attendus pour ce troisième volet dont Un giorno perfetto de Ferzan Ozpetek, et l’avant-première de Pivellina, sélectionnée au Festival Premiers Plans d’Angers. Enfin le documentaire aura sa place avec deux films de Federico Ferrone : La Merica et Il nemico interno, qui s’intéressent aux changements de la société italienne et aux questions liées à l’immigration /émigration, et à l’intégration.

En somme les programmateurs ont semblerait-il à cœur de nous faire rencontrer le cinéma italien d’aujourd’hui, qui éprouve quelques difficultés à dépasser les frontières françaises, mais aussi faire redécouvrir un patrimoine cinématographique méconnu du jeune public.

Le programme

Le Katorza

Buona visione !

Thomas Cléraux