THEATRE ITALIEN en V.O AU POLE ETUDIANT

Le racisme en Italie mis en scène

Publié le 8 février 2010

Emilie Le Moal

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Question hautement sensible en Italie, le racisme lié à l’immigration est au cœur de la pièce Per il bene di tutti présentée par la compagnie toulousaine I Chiassosi et l’association Nomade Culture au Pôle étudiant, le 11 février 2010 prochain.

Dans Per il bene di tutti, l’écrivain Francescco Randazzo cofronte des gens ordinaires, habitants d’un petit village de province, à la question de l’autre, des autres, situés de l’autre côté de la frontière toute proche. Face à ces étrangers perçus comme une menace, que vont faire les villageois pour se protéger ?

Issue de la Section d’italien de l’Université de Toulouse – Le Mirail, la compagnie I Chiassosi réunit étudiants et professionnels du spectacle (metteur en scène et techniciens) auour du projet de favoriser la diffusion de la culture et de la langue italiennes par le biais du théâtre. Du haut de ses quinze années d’existence, la compagnie a ainsi pu faire découvrir au public français des textes peu connus du répertoire italien mais avant tout des auteurs contemporains.

Per il bene di tutti sera jouée en italien et surtitée en français. A la suite de la représentation, les comédiens répondront aux questions du public. Afin de débattre des questions soulevées par la pièce et d’élargir le cadre de la discussion aux perspectives européennes, des associations de lutte contre le racisme et des intervenants de l’université de Nantes accompagneront également ce temps d’échange.

Soirée proposée par l’association des étudiants du master MCCI de Nantes Nomade Culture, en partenariat avec l’association des étudiants italophiles Issimo, le Centre Culturel Italien de Nantes et l’association Autour du Monde.

Plus d’infos

Entrée libre mais réservation conseillée : perilbeneditutti(at)live.fr

Association Nomade Culture

Pôle étudiant

Chemin de la Censive du Tertre NANTES

Tél. 02.72.640.440.

UNIVERCINE CINEMA ITALIEN au KATORZA

Au coeur du cinéma transalpin

Publié le 29 janvier 2010

Thomas Clereaux

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Comme promis, après avoir écumé les horizons du cinéma britannique, le troisième volet de la saison cinématographique Univerciné nous entraîne à la découverte du cinéma italien.

Du mercredi 3 au dimanche 7 février, Univerciné propose au public une sélection de 17 films dont 2 documentaires. Un choix de films divers et variés placés sous le signe de la différence, et déclinés sous plusieurs genres dont un renouement avec la comédie.

L’Ouverture du festival aura lieu avec le troublant mais néanmoins comique Diverso da Chi ? Différent de qui ?, du réalisateur Umberto Carteni. Une fiction inédite qui aborde des sujets variés et très actuels : de la politique à la différence sexuelle, le tout dans une ville du nord-est de l’Italie où les valeurs traditionnelles pures et dures sont défendues coûte que coûte.

Autre film emprunt de tradition : La Pizzicata, œuvre traitant du tarantisme, un phénomène complexe fondé sur la croyance que la morsure d’une certaine araignée ne peut être surmontée que par le recours à la musique et à la danse. En 1944 dans la région des Pouilles, une famille de paysans recueille un aviateur américain blessé d’origine italienne, qui s’éprend d’une jeune femme dont le père l’avait promise à un autre. Il s’en suit alors un affrontement au rythme des danses et des chants locaux. Une plongée au cœur de la culture du sud de l’Italie, pour le plaisir des yeux et des oreilles.

Le Festival ne s’arrête pas là et revisite entre autre les grands classiques du cinéma italien tel que La Ciociara, de Vittorio de Sica, avec Sophia Loren ; mais aussi Molèna, drame de Guiseppe Tornatore qui lui fait écho en abordant le thème des femmes prises dans l’étau de la guerre.

Un certain nombre de films inédits sont attendus pour ce troisième volet dont Un giorno perfetto de Ferzan Ozpetek, et l’avant-première de Pivellina, sélectionnée au Festival Premiers Plans d’Angers. Enfin le documentaire aura sa place avec deux films de Federico Ferrone : La Merica et Il nemico interno, qui s’intéressent aux changements de la société italienne et aux questions liées à l’immigration /émigration, et à l’intégration.

En somme les programmateurs ont semblerait-il à cœur de nous faire rencontrer le cinéma italien d’aujourd’hui, qui éprouve quelques difficultés à dépasser les frontières françaises, mais aussi faire redécouvrir un patrimoine cinématographique méconnu du jeune public.

Le programme

Le Katorza

Buona visione !

Thomas Cléraux

Expo photo du 11 au 22 janvier 2010 à Pol’N

Passé(s) sous silence : regards sur une frontière

Publié le 5 janvier 2010

Emilie Le Moal

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Tout est parti d’un séjour à Görlitz, petite ville allemande à la frontière germano-polonaise, qui a une sœur polonaise : Zgorzelec, dont elle n’est séparée aujourd’hui que par une rivière, la Neisse, enjambée par deux ponts. Mais quel contraste entre les deux !

Réunis le temps d’un semestre d’étude, sept étudiants Erasmus, deux Hongrois, un Tchèque et quatre Françaises, ont souhaité traduire en images les ambiances très différentes de ces deux villes, unies puis séparées par le cours mouvementé de l’histoire dans la région. A la fin de la seconde guerre modiale, la rivière Neisse matérialisait la nouvelle frontière entre la RDA et la Pologne, aussi appelée ligne Oder-Neisse.

Il en est résulté une exposition de photos, présentée d’abord sur place, puis ramenée à Nantes dans les bagages des étudiantes nantaises. Sept regards différents pour une thématique : la frontière et le sens que prend celle-ci pour les habitants des deux villes, 20 ans après la chute du mur de Berlin, à l’heure d’une Europe dite « sans frontière ».

Installée du 11 au 22 janvier dans les locaux de Pol’n, l’exposition Passé(s) sous silence invite ses visiteurs à un voyage interactif à l’est de l’Europe, à la fois visuel et sonore, documentaire et poétique.

Au programme : projection vidéo, lectures déambulatoires et un mur d’expression libre mis à la disposition du public.

-  Vernissage le mercredi 13 janvier à 19h30

Avec apéro et lectures murmurées ! Atelier d’écriture au Café Lecture à 18h30.

-  Soirée de clôture le vendredi 22 janvier à 19h30

Avec apéro, lectures animées et interactives !

Journée franco-allemande oblige, un atelier d’écriture avec l’écrivain autrichienne Anna Kim sera proposé à 15h au Café Lecture O’Librius. Atelier organisé par le CCFA, en coopération avec la MEET (Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs)

L’écrivain devrait également lire quelques extraits de ses textes lors de la soirée de clôture.

Contacts

-  Le site de l’expo

-  Pol’n

11 rue des Olivettes / Nantes

Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 15h à 20h

le samedi et dimanche de 14h à 20h

fermé le lundi 18 janvier

Festival des 3 Continents 2009 - Nantes

Fragil au Festival des 3 Continents 2009 : sommaire

Publié le 11 décembre 2009

Marina Parisot

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La 31ème édition du Festival des 3 Continents s’est déroulée du 24 novembre au 1er décembre 2009. Cette année, ce festival consacré aux cinémas d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie a fait la part belle au cinéma asiatique dans sa sélection officielle. Une programmation spéciale a également permis de faire découvrir des films muets d’Asie Centrale des années 30. Sans oublier l’hommage très attendu rendu au réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa, qui a remporté un grand succès auprès des cinéphiles.

Pour autant, le festival n’a pas négligé les autres continents et a proposé au public de découvrir une production cinématographique inédite : celle de la Corne de l’Afrique, avec des réalisateurs érythréens, éthiopiens et somaliens.

Les rédacteurs de Fragil vous proposent une rétrospective de cette édition 2009 en quelques articles.

Bloc-note de présentation de l’édition 2009

Abus et injustices en Chine : le documentariste Zhao Liang dénonce !

Rencontre avec Jérôme Baron, programmateur des séances Hors compétition.

Dentiste paumé, karaoké et cochon ailé

Rencontre avec Meiske Taurisia, productrice de Blind Pig who wants to fly, film indonésien lauréat de la Montgolfière d’argent et du prix du Jury jeune.

Rencontre intercontinentale avec un membre du Jury

Rencontre avec Daniel Taye Workou, réalisateur, juré du Festival des 3 Continents 2009

Le cinéma muet d’Asie centrale : une remise en cause de la tradition

Rencontre avec Cloé Drieu, spécialiste du cinéma d’Asie centrale des années 20 et 30

La vie est un mensonge

Rencontre avec Matias Piñeiro, réalisateur de Todos Mienten, l’unique film hispanophone de la compétition officielle

Kiyoshi Kurosawa : entre rupture et continuité

Le cinéma de Kiyoshi Kurosawa décrypté en six films cultes

Univerciné Cinéma Britannique 2009

Patchwork cinématographique so british

Publié le 8 décembre 2009

Caroline Dubois

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Après s’être aventuré outre-rhin, le cycle Univerciné nous fait passer outre-manche. Direction la Grande-Bretagne.

Du mercredi 9 au mardi 15 décembre, le cinéma anglais est à l’honneur. Avec une sélection de 14 films, dont certains inédits en France, l’heure est à la diversité avec un large éventail de genres présentés.

« Les petits mensonges pieux » de Caradog James ouvriront les festivités en présence du réalisateur. Little White Lies raconte l’histoire d’une famille galloise ordinaire dont la jeune fille tombe amoureuse d’un Indien. De là, va naître un climat tendu entre ses membres, sur fond de racisme et d’extrémisme.

Moment fort durant ce festival britannique, le documentaire Not in Our Name entame une réflexion sur l’engagement militaire en Irak, la guerre en général et ses conséquences. Un documentaire remarqué au dernier Festival du Film Britannique de Dinard. 50 Dead Men Walking de Kari Skogland, également applaudi à Dinard, adopte le point vue d’un infiltré dans l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA) et rappelle l’épineux problème de l’Irlande du Nord. Un thriller choc à voir.

Le festival donne la part belle aux films de répertoires avec notamment le cultissime et subversif Lolita de Kubrick ou encore This Sporting Life, de Lindsay Anderson. Le genre décalé a également sa place avec Time Bandits de l’ex-Monty Python Terry Gilliam ainsi que le film en costume avec The Young Victoria. Sport anglais par excellence, le football se voit porté sur grand écran avec The Damned United, biopic consacré à l’entraîneur de l’équipe de Leeds United.

Rendre hommage à la culture so british sans évoquer l’une des séries phares du petit écran, The AvengersChapeau Melon et Bottes de cuir – ne serait pas concevable. A l’occasion d’une soirée thématique, samedi 12 à partir de 20h15, les deux meilleurs épisodes seront diffusés en VO sous-titré français et Manuel Merlet, spécialiste de la série, animera la soirée avec de nombreuses surprises à l’appui.

En clôture, et en avant-première, Bright Star, le dernier Jane Campion, retrace la passion entre le poète Keats et sa voisine. Un petit air de Roméo et Juliette ou comment teinter le 7ème art de poésie.

Drame, thriller, comédie, documentaire, films d’époque et série culte… Un mélange des genres qui prouve – si tant est que cela soit nécessaire – que la production cinématographique britannique reste créative et inventive. Alors comme mot de fin, quoi de mieux que : God Save the Queen !

-  Univerciné Britannique

-  Le Katorzacinéma art et essai de Nantes

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